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Base d'aéronautique navale de Landivisiau

base aéronavale de la Marine nationale française From Wikipedia, the free encyclopedia

La base d'aéronautique navale de Landivisiau ou BAN Landivisiau est une base d'aéronautique navale de la Marine nationale française située près de Landivisiau dans le Finistère et sur les communes de Bodilis, Saint-Servais, Saint-Derrien, Plougar et Plounéventer. Elle a été inaugurée le .

Faits en bref Localisation, Pays ...
BAN Landivisiau
Image illustrative de l’article Base d'aéronautique navale de Landivisiau
Dassault Rafale en 2016 de la Flottille 11F basée à Landivisiau.
Image illustrative de l’article Base d'aéronautique navale de Landivisiau
Localisation
Pays Drapeau de la France France
Coordonnées 48° 31′ 49″ nord, 4° 09′ 06″ ouest
Superficie 380 ha[1]
Altitude 106 m (348 ft)
Histoire
Ouverture
Informations aéronautiques
Code IATA LDVVoir et modifier les données sur Wikidata
Code OACI LFRJ
Type d'aéroport Militaire
Gestionnaire Marine nationale
Pistes
Direction Longueur Surface
07/25 2 700 m (8 858 ft) asphalte

Fermer

Située à proximité de la ville de Landivisiau, à une trentaine de kilomètres de Brest, la base aéronautique navale de Landivisiau assure, depuis le , le soutien de l’ensemble de l’aviation de chasse embarquée de la Force maritime de l'aéronautique navale. Sur ces 370 hectares travaillent près de 1 600 personnes dont 230 civils[1], réparties au sein de quatre groupements de services, qui assurent la mise en œuvre opérationnelle, technique et logistique de ses trois flottilles (11F, 12F et 17F) et de son escadrille (57S).

Historique

La création de la base aéronavale, décidée en 1962, entraîne de nombreuses expropriations dans les communes de Bodilis, Saint-Servais et Saint-Derrien ; le village de Poulhoat-Euzen (en Saint-Derrien) est totalement rasé[2]. Dans le même temps, l'implantation de la base lance la construction de 600 logements sur la commune de Landivisiau pour loger les militaires qui y sont affectés[3].

Un Super Étendard modernisé de la flottille 11F garé à Landivisiau, en 2008. L'appareil porte une livrée spéciale à l'occasion du NATO Tiger Meet.
Un Super Étendard modernisé de la 11F peint pour le NATO Tiger Meet de 2008 devant les hangars de la base de Landivisiau.

Elle a été créée à la demande du président français Charles de Gaulle qui avait demandé que les porte-avions Clemenceau et Foch, alors basés à l'arsenal de Brest, puissent partir en mission avec des flottilles de chasseurs embarqués (des Dassault Étendard IV, puis des Vought F-8 Crusader), proches de leurs lieux d'entraînement. C'est ainsi que la base aéronavale a vu le jour, permettant d'effectuer des appontages simulés sur piste, à proximité des deux porte-avions. La base est inaugurée le par Charles de Gaulle[4].

La base est initialement sous statut OTAN[5], jusqu'au retrait de la France du commandement intégré de l'Organisation en 1966. En effet, l'implantation correspondait également à la volonté de l'OTAN de renforcer le potentiel aéronaval de l'Atlantique, et l'organisation a participé à la construction de la base[3].

Créée en 1918, et basée à Landivisiau depuis après l'arrivée des premiers Dassault Étendard IV sur cette base[4], la 11F est la plus ancienne flottille de la chasse embarquée française. Les Dassault Super-Étendard remplaçant les Étendard IVM de la 11F, s'y sont posés pour la première fois le . Elle est équipée de Dassault Rafale M depuis . La 17F, quant à elle, a vu le jour en 1958 à Hyères et a rejoint la BAN de Landivisiau en . La 17F a été la dernière flottille de l'aéronautique navale à être équipée de Super-étendard modernisés (SEM). Ils assurent des missions d’assaut ou de reconnaissance ainsi que la défense aérienne à basse altitude. Ces missions sont réalisées depuis la terre ou à partir de porte-avions. Chacune des flottilles de chasse (11F, 12F et 17F) regroupe environ 170 hommes, dont une vingtaine de pilotes.

Rafale M Tiger Meet 2017 à Landivisiau.

En 2008, la base accueille le NATO Tiger Meet, la flottille 11F étant membre de la NATO Tiger Association. Elle l’a accueilli à nouveau en [6],[7].

En 2019, Laurent Machard de Gramont prend le commandement de la base. Il est suivi en 2021 par Marc Moreau.

Activités

Deux avions Rafale et deux Super Étendard modernisé basés à Landivisiau, volant en formation.
2 Rafale M et 2 Super-Etendard le .

La base permet la formation et l'entraînement du personnel des flottilles composant le groupe aéronaval du Charles de Gaulle, ainsi que l'entretien de leur matériel.

Les pilotes de chasse de l'Aéronavale réalisent des appontages simulés sur piste, qui consistent à reproduire la manœuvre d'appontage sur la piste du terrain à des fins d'entraînement avant de se rendre sur le porte-avion. Cet entraînement s'avère nécessaire pour assurer la sécurité des pilotes, mais aussi des équipages et des installations du porte-avion[8].

La base permet aussi de mener des entraînements aux manœuvres du pont d'envol, lors d'exercices baptisés Carrier weeks. Un marquage au sol reproduit le pont d'envol du Charles de Gaulle, et permet aux pilotes et au personnel de pont d'entraîner leurs automatismes et d'apprendre à travailler avec les signaux visuels des directeurs de pont et les annonces radio du PC avia, le tout avec la proximité des avions et le bruit des réacteurs[9].

Nuisances sonores

Les activités aériennes de la base peuvent engendrer des nuisances sonores dans les communes environnantes. Afin de favoriser un échange régulier avec les habitants concernés, une « association des Riverains de la Base aéronavale » (ARBAN) a été constituée par une partie des riverains. Elle constitue un interlocuteur complémentaire aux communes dans le cadre du dialogue avec le commandement de la base.

Les appontages simulés sur piste (ASSP)[10], réalisés dans le cadre de l’entraînement des pilotes de chasse, constituent les phases les plus perceptibles de l’activité aérienne. Ces exercices impliquent en effet des passages successifs d’aéronefs à intervalles rapprochés, notamment au-dessus de zones habitées.

Afin d’en limiter l’impact, des plages horaires encadrées ont été définies et certains exercices sont régulièrement délocalisés vers la base aéronavale de Lann-Bihoué[11]ou la base aérienne 125 d’Istres.

Le commandement de la base indique entretenir un dialogue permanent avec les élus, les mairies concernées et l’association de riverains, dans une démarche de concertation et de prise en compte des préoccupations locales.

Dans ce cadre, la base communique en amont sur la tenue d’activités spécifiques susceptibles de générer des nuisances accrues, telles que les séances d’ASSP ou les grands exercices. Ces informations sont relayées par voie de presse et par les communes concernées auprès de la population, notamment via leurs supports de communication municipaux tels que les panneaux d’affichage (disponible en ligne via des applications du type « PanneauPocket »).

Par ailleurs, un portail officiel de l’État permet aux riverains de signaler directement leurs observations et doléances relatives aux activités aériennes de la base, dans le cadre d’une procédure dédiée en ligne.

Les unités présentes sur la BAN

Rafale Marine de la Flottille 12F en 2008.
Vought F-8E(FN) Crusader de la Flottille 14F en 1973.
Dassault Falcon 10MER ‘185’ de l'escadrille 57S en 2016.

Notes et références

Voir aussi

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