Base d'aéronautique navale de Landivisiau
base aéronavale de la Marine nationale française
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La base d'aéronautique navale de Landivisiau ou BAN Landivisiau est une base d'aéronautique navale de la Marine nationale française située près de Landivisiau dans le Finistère et sur les communes de Bodilis, Saint-Servais, Saint-Derrien, Plougar et Plounéventer. Elle a été inaugurée le .
| BAN Landivisiau | ||||||||||
Dassault Rafale en 2016 de la Flottille 11F basée à Landivisiau. | ||||||||||
| Localisation | ||||||||||
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| Pays | ||||||||||
| Coordonnées | 48° 31′ 49″ nord, 4° 09′ 06″ ouest | |||||||||
| Superficie | 380 ha[1] | |||||||||
| Altitude | 106 m (348 ft) | |||||||||
| Histoire | ||||||||||
| Ouverture | ||||||||||
| Informations aéronautiques | ||||||||||
| Code IATA | LDV | |||||||||
| Code OACI | LFRJ | |||||||||
| Type d'aéroport | Militaire | |||||||||
| Gestionnaire | Marine nationale | |||||||||
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Située à proximité de la ville de Landivisiau, à une trentaine de kilomètres de Brest, la base aéronautique navale de Landivisiau assure, depuis le , le soutien de l’ensemble de l’aviation de chasse embarquée de la Force maritime de l'aéronautique navale. Sur ces 370 hectares travaillent près de 1 600 personnes dont 230 civils[1], réparties au sein de quatre groupements de services, qui assurent la mise en œuvre opérationnelle, technique et logistique de ses trois flottilles (11F, 12F et 17F) et de son escadrille (57S).
Historique
La création de la base aéronavale, décidée en 1962, entraîne de nombreuses expropriations dans les communes de Bodilis, Saint-Servais et Saint-Derrien ; le village de Poulhoat-Euzen (en Saint-Derrien) est totalement rasé[2]. Dans le même temps, l'implantation de la base lance la construction de 600 logements sur la commune de Landivisiau pour loger les militaires qui y sont affectés[3].

Elle a été créée à la demande du président français Charles de Gaulle qui avait demandé que les porte-avions Clemenceau et Foch, alors basés à l'arsenal de Brest, puissent partir en mission avec des flottilles de chasseurs embarqués (des Dassault Étendard IV, puis des Vought F-8 Crusader), proches de leurs lieux d'entraînement. C'est ainsi que la base aéronavale a vu le jour, permettant d'effectuer des appontages simulés sur piste, à proximité des deux porte-avions. La base est inaugurée le par Charles de Gaulle[4].
La base est initialement sous statut OTAN[5], jusqu'au retrait de la France du commandement intégré de l'Organisation en 1966. En effet, l'implantation correspondait également à la volonté de l'OTAN de renforcer le potentiel aéronaval de l'Atlantique, et l'organisation a participé à la construction de la base[3].
Créée en 1918, et basée à Landivisiau depuis après l'arrivée des premiers Dassault Étendard IV sur cette base[4], la 11F est la plus ancienne flottille de la chasse embarquée française. Les Dassault Super-Étendard remplaçant les Étendard IVM de la 11F, s'y sont posés pour la première fois le . Elle est équipée de Dassault Rafale M depuis . La 17F, quant à elle, a vu le jour en 1958 à Hyères et a rejoint la BAN de Landivisiau en . La 17F a été la dernière flottille de l'aéronautique navale à être équipée de Super-étendard modernisés (SEM). Ils assurent des missions d’assaut ou de reconnaissance ainsi que la défense aérienne à basse altitude. Ces missions sont réalisées depuis la terre ou à partir de porte-avions. Chacune des flottilles de chasse (11F, 12F et 17F) regroupe environ 170 hommes, dont une vingtaine de pilotes.

En 2008, la base accueille le NATO Tiger Meet, la flottille 11F étant membre de la NATO Tiger Association. Elle l’a accueilli à nouveau en [6],[7].
En 2019, Laurent Machard de Gramont prend le commandement de la base. Il est suivi en 2021 par Marc Moreau.
Activités
La base permet la formation et l'entraînement du personnel des flottilles composant le groupe aéronaval du Charles de Gaulle, ainsi que l'entretien de leur matériel.
Les pilotes de chasse de l'Aéronavale réalisent des appontages simulés sur piste, qui consistent à reproduire la manœuvre d'appontage sur la piste du terrain à des fins d'entraînement avant de se rendre sur le porte-avion. Cet entraînement s'avère nécessaire pour assurer la sécurité des pilotes, mais aussi des équipages et des installations du porte-avion[8].
La base permet aussi de mener des entraînements aux manœuvres du pont d'envol, lors d'exercices baptisés Carrier weeks. Un marquage au sol reproduit le pont d'envol du Charles de Gaulle, et permet aux pilotes et au personnel de pont d'entraîner leurs automatismes et d'apprendre à travailler avec les signaux visuels des directeurs de pont et les annonces radio du PC avia, le tout avec la proximité des avions et le bruit des réacteurs[9].
Nuisances sonores
Les activités aériennes de la base peuvent engendrer des nuisances sonores dans les communes environnantes. Afin de favoriser un échange régulier avec les habitants concernés, une « association des Riverains de la Base aéronavale » (ARBAN) a été constituée par une partie des riverains. Elle constitue un interlocuteur complémentaire aux communes dans le cadre du dialogue avec le commandement de la base.
Les appontages simulés sur piste (ASSP)[10], réalisés dans le cadre de l’entraînement des pilotes de chasse, constituent les phases les plus perceptibles de l’activité aérienne. Ces exercices impliquent en effet des passages successifs d’aéronefs à intervalles rapprochés, notamment au-dessus de zones habitées.
Afin d’en limiter l’impact, des plages horaires encadrées ont été définies et certains exercices sont régulièrement délocalisés vers la base aéronavale de Lann-Bihoué[11]ou la base aérienne 125 d’Istres.
Le commandement de la base indique entretenir un dialogue permanent avec les élus, les mairies concernées et l’association de riverains, dans une démarche de concertation et de prise en compte des préoccupations locales.
Dans ce cadre, la base communique en amont sur la tenue d’activités spécifiques susceptibles de générer des nuisances accrues, telles que les séances d’ASSP ou les grands exercices. Ces informations sont relayées par voie de presse et par les communes concernées auprès de la population, notamment via leurs supports de communication municipaux tels que les panneaux d’affichage (disponible en ligne via des applications du type « PanneauPocket »).
Par ailleurs, un portail officiel de l’État permet aux riverains de signaler directement leurs observations et doléances relatives aux activités aériennes de la base, dans le cadre d’une procédure dédiée en ligne.
Les unités présentes sur la BAN



- Flottille 11F (depuis )
- Dassault Étendard IVM (-)
- Dassault Super-Étendard (depuis )
- Dassault Super-Étendard modernisés (fin 1995 - )
- Dassault Rafale M (depuis )
- Flottille 12F (depuis )
- Vought F-8(FN) Crusader (de à )
- Dassault Rafale M (depuis )
- Flottille 14F (-)
- Flottille 15F (-) sur Dassault Étendard IVM
- Flottille 16F (-) sur Dassault Étendard IVP
- Flottille 17F (depuis )
- Dassault Super-Étendard (-)
- Dassault Rafale M (depuis )
- Section Fouga Landivisiau (-) sur Fouga CM-175 Zéphyr
- Section Réacteurs de Landivisiau (-)
- Escadrille 57S école de chasse (depuis )
- Morane-Saulnier MS.760 Paris (-)
- Dassault Falcon 10 Mer (depuis )
- SSO (TP Rafale)
- AIA
