Bataille d'Ilipa
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Date | 206 av. J.-C. |
|---|---|
| Lieu | Alcalá del Río (Séville) |
| Issue | Victoire décisive romaine |
| Publius Cornelius Scipio, futur Scipion l'Africain |
Hasdrubal Gisco Magon Barca |
| 48 000 hommes | 54 000 hommes |
| inconnue | inconnue |
Batailles
219 av. J.-C. : Sagonte
218 av. J.-C. : Rhône, Cissa, Tessin, La Trébie
217 av. J.-C. : Victumulae, Plaisance, Èbre, Lac Trasimène, Geronium
216 av. J.-C. : Cannes, Selva Litana, Nola (1re)
215 av. J.-C. : Cornus, Dertosa, Nola (2e)
214 av. J.-C. : Nola (3e)
213 av. J.-C. : Syracuse
212 av. J.-C. : Capoue (1re), Silarus, Herdonia(1re)
211 av. J.-C. : Bétis, Capoue (2e)
210 av. J.-C. : Herdonia (2e), Numistro
209 av. J.-C. : Asculum, Carthagène
208 av. J.-C. : Baecula
207 av. J.-C. : Grumentum, Métaure
206 av. J.-C. : Ilipa, Carthagène (2e) (ca)
204 av. J.-C. : Crotone
203 av. J.-C. : Utique, Grandes Plaines
202 av. J.-C. : Zama
| Coordonnées | 37° 31′ 06″ nord, 5° 58′ 42″ ouest | |
|---|---|---|
La bataille d'Ilipa aussi connu sous le nom de bataille de Silpia, se déroule en 206 av. J.-C. entre l'armée carthaginoise menée par Hasdrubal Gisco et l'armée romaine dirigée par Publius Cornelius Scipio, qui n'est pas encore surnommé l'Africain, à la fin de la Deuxième guerre punique.
Rome contrôle l'essentiel des anciennes possessions de Carthage en sol ibérique: seule reste entre les mains de sa rivale la vallée du Guadalquivir dans laquelle les Carthaginois ont massé des troupes et attendent l'armée romaine. Après plusieurs jours d'attente du combat, Scipion ordonne à ses troupes de se tenir prêtes pour la bataille, un peu comme l'avait fait Hannibal pour la bataille de la Trébie
La bataille
Le jour n'est pas encore bien clair quand Scipion lance toute sa cavalerie et ses troupes légères contre les postes puniques, puis s'avance avec son infanterie lourde. Alerté par le bruit Hasdrubal Gisco lance toute sa cavalerie sur les cavaliers romains, puis sort du camp avec l'infanterie. Les combats sont longtemps indécis entre les cavaleries - les cavaliers étant repoussés tour à tour ou à peu près - qui trouvent dans leurs lignes d'infanterie un refuge sûr ; lorsque seuls cinq cents pas séparent les lignes ennemies, Scipion fait sonner la retraite et ouvrir les rangs, sa cavalerie et son infanterie légère se dirigent vers le centre et il les divise en deux groupes puis les place en réserve derrière les ailes. Ensuite, au moment venu, il ordonne aux Espagnols de s'avancer posément et lui-même, de l'aile droite, - où il commande - envoie dire à Silanus et à Marcius d'étendre leur aile vers la gauche quand ils le verront s'étendre vers la droite, et d'engager, avec leurs fantassins et leurs cavaliers disponibles, la lutte contre l'ennemi, sans attendre. Les ailes s'étant ainsi étendues, leurs commandants conduisent chacun, rapidement, contre l'ennemi, trois cohortes de fantassins et trois de cavaliers, augmentées de leurs vélites, les autres cohortes les suivant en formant une ligne oblique. Au milieu, là où les Espagnols s'avancent plus lentement, se forme un rentrant, et alors que l'on se bat déjà aux ailes la principale force de l'armée Carthaginoise - les vétérans carthaginois et les Africains - n'est pas encore arrivée à portée de trait, et n'ose pas courir aux deux ailes aider les combattants, de peur d'ouvrir le centre aux ennemis qui approche face à elle. Les ailes, elles, se trouvent dans un combat sur deux fronts : un où les cavaliers et les troupes légères, les ayant enveloppées, les chargent de flanc, et un où les cohortes les pressent de face pour les couper du reste de leurs lignes.