Plutarque raconte deux versions de cette guerre. La première version est que Rome réussit à capturer Fidènes en faisant une attaque soudaine avec un groupe de cavaliers, à qui on avait donné l'ordre de couper les charnières aux portes de la ville. Romulus se présenta ensuite avec toute l'armée romaine de façon inattendue[9].
La seconde version est que Fidènes se précipita à déclencher une guerre contre les Romains, avec l'envoi d'escadrons de cavalerie pour ravager la campagne entre Rome et Fidènes afin de terroriser la population locale[9]. La réaction romaine ne se fit pas attendre. Romulus lui-même, à la tête de l'armée romaine, se dirigea vers le nord, le long du Tibre jusqu'à un mille de Fidènes[8].
Le gros de l'armée romaine se tint prête à tendre une embuscade à l'armée de Fidènes dans une localité boisée voisine[9]. Romulus était déterminé à attirer l'armée de Fidènes à l'extérieur de ses murs, avec l'adoption d'une tactique dangereuse : les cavaliers romains iraient droit jusqu'aux portes de la ville où ils simuleraient un assaut, et se replieraient au moment opportun devait l'ennemi en l'attirant ainsi dans le piège tendu par le roi romain[8].
L'embuscade fut du succès[9]. Une fois les portes de la ville ouverte, la fougue des Fidénates leur permit de se jeter sur l'ennemi et réussirent à emporter les premières lignes romaines, les repoussant jusqu'au lieu prévu pour l'embuscade, là où le gros de l'armée romaine était cachée. Les Fidénates furent repoussés par les armées romaines et ils furent harcelés jusqu'à l'intérieur de leur ville. La guerre était gagnée[8],[9].