Bataille de la baie de Miyako
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宮古湾海戦,
| Date | 6 mai 1869 |
|---|---|
| Lieu | Baie de Miyako |
| Issue | Victoire impériale |
| Empire du Japon : |
République d'Ezo : |
| Ikunosuke Arai |
| 8 navires de guerre à vapeur | 3 navires de guerre à vapeur |
| 3 navires endommagés | 1 navire sabordé |
| Coordonnées | 39° 39′ 36″ nord, 142° 00′ 00″ est | |
|---|---|---|

La bataille de la baie de Miyako (宮古湾海戦, Miyakowan Kaisen) est une bataille navale de la guerre de Boshin au Japon. Elle s'est déroulée le 1869 ( selon le calendrier lunaire). Elle est considérée comme une partie de la bataille de Hakodate.
Après la bataille d'Ueno et la bataille d'Aizu, les troupes du Bakufu, fidèles à l'ancien Shogunat Tokugawa, se sont réfugiées sur l'île de Hokkaidō où elles ont fondé la république d'Ezo. La marine impériale s'est déplacée vers le nord en vue d'une éventuelle invasion de Hokkaidō.
Elle a quitté Tokyo le et a atteint le port de Miyako, au nord de Sendaï, le . La flotte disposait du Kōtetsu, un cuirassé de fabrication française qui avait été acheté aux États-Unis, du Kasuga, du Hiryū (lien erroné : renvoi à un porte-avions de 1939 !!!), du Teibo, du Yoshun et du Moshun. Seul le premier appartenait directement au gouvernement impérial, les autres étaient fournis par les domaines de Saga, de Chōshū et de Satsuma. Il y avait en tout huit navires : le Kōtetsu, le Kasuga, trois petites corvettes et trois navires de transport.
Se préparant à l'arrivée de la flotte impériale, les rebelles ont organisé un plan pour s'emparer du Kōtetsu, techniquement révolutionnaire, et ont dépêché trois navires de guerre pour une attaque surprise :
- le Banryu, qui contenait un corps d'élite duYugekitai (遊撃隊) ainsi qu'un ex-officier de la marine française nommé Clateau responsable de la canonnerie ;
- le Takao (anciennement nommé Aschwelotte), dirigé par Eugène Collache, un ex-officier de la marine française, qui contenait à son bord un corps d'élite du Shinkitai (伸木隊)] ;
- le Kaiten, navire amiral de la marine de la république d'Ezo. Il était dirigé par Ikunosuke Arai et contenait un corps d'élite du Shinsen Gumi commandé par Toshizō Hijikata, ainsi que le conseiller militaire français Henri Nicol. Ce-dernier avait été choisi pour l'attaque car il était originaire de Bordeaux, ville où le Kōtetsu avait été construit. De ce fait, Nicol connaissait les caractéristiques techniques de ce navire révolutionnaire.
Les bateaux ont affronté du mauvais temps. Ainsi, le Takao a souffert de problèmes de moteur et le Banryu a été séparé des deux autres. Il est finalement retourné à Hokkaidō sans participer à l'affrontement.
