Benedetto Giovio
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Sépulture | |
| Activité | |
| Fratrie | |
| Enfant |
Giulio Giovio (en) |
| Mouvement | |
|---|---|
| Personne liée |
Érasme (épistolier) |
Benedetto Giovio, né sur les bords du lac de Côme (Italie) en et mort à Côme le , est un humaniste italien de la Renaissance.
Frère aîné du célèbre historien Paolo, historien et poète lui-même, naquit à Côme, en Lombardie, l’an 1471 ; sa famille, déjà anciennement illustrée par la noblesse, acquit alors une illustration littéraire que plusieurs autres hommes distingués dans les lettres lui ont conservée depuis. Sa vie fut égale et paisible ; ses études et ses travaux la remplirent. Il fut l’instituteur de son frère, plus jeune que lui d’un assez grand nombre d’années ; Paul lui a témoigné sa reconnaissance, en plaçant son éloge parmi ceux qu’il a faits des hommes illustres. Benedetto ne quitta sa ville natale que pour aller à Milan suivre pendant quelque temps les leçons de Démétrios Chalcondyle, et se perfectionner dans la langue grecque qu’il avait apprise dès sa jeunesse. Il possédait aussi plusieurs langues orientales : il mérita enfin par l’étendue et la multiplicité de ses connaissances que le savant Alciat l’appelât le Varron de la Lombardie. Il vécut sain de corps et d’esprit jusqu’à 73 ans, et mourut à cet âge en 1544. La considération dont il jouissait était si grande qu’après sa mort de jeunes nobles portèrent son corps sur leurs épaules jusqu’à la cathédrale de Côme, où il fut inhumé ; sorte d’honneur qu’on n’avait rendu jusqu’alors qu’à des ecclésiastiques.