Benoît de Jorna
prêtre catholique français
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Benoît de Jorna, né le , est un prêtre catholique traditionaliste, membre de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X, supérieur du district de France de 2018 à 2024.
| Supérieur général District de France de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X (d) | |
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| - | |
Gonzague Peignot (d) | |
| Directeur Séminaire d'Écône | |
| - | |
Michel Simoulin (d) Bernard de Lacoste Lareymondie (d) | |
| Supérieur général District de France de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X (d) | |
| - | |
Pierre-Marie Laurençon (d) |
| Naissance | |
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| Nationalité | |
| Formation | |
| Activité |
Prêtre catholique (depuis le ) |
| Ordre religieux |
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Biographie
Benoît de Jorna fait ses études au séminaire d'Écône de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X. Le , il est ordonné prêtre par Marcel Lefebvre[1]. Après avoir exercé son ministère à Paris et enseigné au séminaire Saint-Curé-d'Ars à Flavigny-sur-Ozerain, il devient supérieur du district de France de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X en 1994[2].
En 1996, il est nommé directeur du séminaire d'Écône, en Suisse. Professeur de dogmatique et de philosophie, il est un admirateur de Thomas d'Aquin et du père Réginald Garrigou-Lagrange. Il est aussi un détracteur des philosophies modernes, attaquant notamment le mariage pour tous et définissant l'homosexualité comme « une ignominie[3] ».
En 2009, il est l'assistant d'Alfonso de Galarreta, l'un des quatre évêques ordonnés par Marcel Lefebvre en 1988, dans la délégation de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X chargée des discussions doctrinales avec le Saint-Siège[4].
Le , il devient à nouveau supérieur du district de France de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X à la suite de l'abbé Christian Bouchacourt[5]. Il quitte cette fonction le , et y est remplacé par Gonzague Peignot[6]. Il rejoint alors un prieuré de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X dans la commune de Caussade dans le Tarn-et-Garonne[7].
Gestion des abus sexuels
La Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X a refusé d’ouvrir ses archives auprès des historiens de la commission Sauvé. Benoît de Jorna indique : « Je n’approuve pas ce que les évêques de France ont fait, parce qu’ils auraient dû travailler en interne sans demander une collaboration extérieure : c’est à eux de régler le problème ». De même, il refuse d'envisager une réparation auprès des victimes à travers la Commission reconnaissance et réparation mise en place par la Conférence des religieux et religieuses de France[8],[9], en expliquant: « On nous dit que nous ne sommes pas en pleine communion avec l'Église, je ne vois pas pourquoi nous le serions cette fois »[10],[11].
En 2023, dans le procès de Pierre de Maillard, membre de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X condamné à vingt ans de réclusion pour viol et agressions sexuelles sur vingt-sept enfants, Benoît de Jorna est entendu comme témoin. Il reconnaît alors sa passivité lorsque, interpellé par une victime qui lui reproche de n'avoir rien fait en dépit d'une dénonciation de sa part dès 2017, il se contente de répondre: « Vous n'aviez qu'à déposer plainte »[12].