Il se rendit en Afrique du nord en novembre 1941, dans l’espoir de pouvoir passer de là à Gibraltar, pour rejoindre les forces alliées. Mais, sur place, il se joignit à un groupe de patriotes gaullistes, le groupe Géo-Gras, créé à Alger et Oran par ses cousins José Aboulker et Roger Carcassonne, puis étendu par Henri d'Astier de la Vigerie à certaines personnalités. Membre de ce réseau très clandestin, il recruta des groupes d'action, chercha des armes et s'efforça de convaincre certains militaires d’active de se rallier à un éventuel débarquement allié.
Rencontre de Cherchell
Il fut l'un des organisateurs de la rencontre de Cherchell () entre les résistants et les représentants d'Eisenhower, où il représentait les groupes d’Alger. Resté parmi les derniers, il fit le nécessaire, malgré une mer déchaînée, pour remettre à flot le kayak du général Clark, adjoint d’Eisenhower, et lui permettre de rejoindre son sous-marin avant le lever du jour.
Prise d'Alger
Il participa au putsch du 8 novembre 1942, comme adjoint de José Aboulker. Par cette opération, 400 résistants civils arrêtèrent le général Juin, commandant en chef vichyste, ainsi que l’amiral Darlan, et réussirent à neutraliser le XIXe Corps d’armée vichyste pendant une quinzaine d’heures, ce qui permit aux forces alliées de l’Opération Torch de débarquer sans opposition, puis d’encercler Alger et de s’en emparer le jour même. Secondant José Aboulker pendant l’opération, il arrêta seul plusieurs S.O.L. de Darnand, qui s’étaient trop approchés du Commissariat central, et participa à deux barrages successifs sur les grands axes de circulation d’Alger, pour empêcher la mobilisation des forces vichystes de s’effectuer.