Conseiller au parlement de Paris (1718), maître des requêtes ordinaire de l'Hôtel du roi (1726), il est intendant de Moulins de 1734 à 1738 puis de Lyon de 1738 à 1750. En 1740 il entre en conflit avec les officiers de l'élection de Lyon. Il subit plusieurs attaques en 1742. Il fait face dans sa carrière à plusieurs autres importantes: notamment la révolte des ouvriers de soie en 1744 et l’épizootie du charbon qui sévit de 1744 à 1748.
Conseiller d'État semestre en 1749, il est intendant général des classes de la Marine de 1757 à 1758.
Sociétés Savantes
À Paris il fait partie du Club de l'Entresol à partir de 1724. Il y côtoie Montesquieu, Claude-Adrien Helvétius ou encore le marquis d’Arganson. Il rencontre Voltaire, avec qui il entretient une correspondance régulière[1]. Ce dernier lui dédit d’ailleurs plusieurs de ses poèmes: en , «Épître 29»; après 1749, «Épître 27»[2].
Dans sa fonction d’intendant, il est un fervent protecteur des arts et des lettres. Cet attrait lui vaut d’être reconnu par l’Académie des sciences, belles-lettres et arts de Lyon. En 1739 il devient membre honoraire de l’académie. Trois ans plus tard, en 1742, il est membre titulaire, puis président en 1745[3].
Il démissionne de l’académie en 1750, lorsqu'il quitte son poste d’intendant pour retourner à Paris. Il reste néanmoins membre honoraire, et continue d'assister aux conférences[4].
P. Bonnassieux, La question des grèves sous l’Ancien Régime: la grève à Lyon en 1744, Paris: Berger-Levrault, 1882, 55 p.
H. Hours*, La lutte contre les épizooties et l’École vétérinaire de Lyon, au xviiie siècle, PUF, Cahiers d’histoire, 1957, p. 11-18, p. 75-77.
«Mémoire relatif aux abus qui règnent dans le gouvernement de Lyon et les moyens proposés pour y remédier. 1745», RLY, 1904, p. 146-156.
Collectif et Dominique Saint-Pierre (dir.), «Pallu, Bertrand René», dans Dictionnaire historique des Académiciens de Lyon: 1700-2016, éd. ASBLA de Lyon, , 1369p. (ISBN978-2-9559-4330-4, présentation en ligne), p.974-977.