Bibliothèque nationale de Chine
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1909-1949 : Bibliothèque métropolitaine
1950-1998 : Bibliothèque de BeijingNo.33, Zhongguancun Nandajie, Haidian District, Beijing, 100081,
China| Fondation | |
|---|---|
| Prédécesseur | 1909-1949 : Bibliothèque métropolitaine 1950-1998 : Bibliothèque de Beijing |
| Type | |
|---|---|
| Siège | No.33, Zhongguancun Nandajie, Haidian District, Beijing, 100081, China |
| Pays | |
| Coordonnées |
| Directeur |
Han Yongjin (d) |
|---|---|
| Organisation mère |
Ministry of Culture and Tourism of the People's Republic of China (en) |
| Site web |
(zh-Hans) www.nlc.cn |

La Bibliothèque nationale de Chine (chinois : 中国国家图书馆) est la bibliothèque nationale de la république populaire de Chine. Elle est située au no 33 de la rue Zhongguancun South, dans le district de Haidian, Pékin, Chine. Elle est l'une des plus grandes bibliothèques du monde[1] Elle comprend plus de 41 millions de volumes en date de , dont plus de 400 000 livres rares. Le total des collections se classe au septième rang mondial parmi les bibliothèques nationales, avec la collection de littérature chinoise figurant en tête à l'échelle mondiale et la collection de littérature étrangère occupant la première place en Chine[2].
La bibliothèque a été fondée le à Pékin sous le nom de « Bibliothèque métropolitaine » (chinois : 京师图书馆; 京師圖書館; Jīngshī Túshūguǎn) avec l'aide et l'approbation du gouvernement Qing. Le , elle a été renommée Bibliothèque nationale de Chine (BNC)[3],[4].
La Bibliothèque nationale de Chine et la Bibliothèque nationale de France ont signé un accord de coopération le [5].
L’instauration de la Bibliothèque nationale de Chine s’inscrit dans plusieurs étapes. D’abord, en 1909, est créée la bibliothèque métropolitaine de Beijing, sous l’impulsion du ministère de la Culture et de l’Éducation. La Chine, à cette époque, est régie par la dynastie Qing qui, dans les efforts de modernisation qui caractérise les dernières années de leur règne, tentent d’introduire une bibliothèque moderne suivant les principes du moment. L’importation des préceptes bibliothéconomiques à l'européenne est introduite dès le XVIe siècle avec la venue des Jésuites dans les hauts cercles de la société chinoise[6]. Ce n’est qu’au XIXe siècle, dans cette mouvance de modernisation que les réformateurs et révolutionnaires chinois tenteront d’importer plus agressivement la façon de faire occidentale. Parmi ceux-ci, notons le dynamisme de Li Dazhao, cofondateur du Parti communiste chinois qui, alors qu’il est bibliothécaire à la bibliothèque de l’université de Beijing, établit des principes comme la gratuité d’accès aux bibliothèques, idées qui feront école plus tard. Or, la dynastie Qing s’effondre en 1911[7]. S’ensuivent près de quarante ans d'instabilité politique qui modèleront les changements subis par la bibliothèque. Malgré l'établissement rapide de la république de Chine et son effondrement presque immédiat, la bibliothèque métropolitaine poursuit néanmoins sa mission qui consiste, à ce moment, d’acquérir des collections privées tout en compilant des bibliographies. De plus, en 1916, la bibliothèque accepte les copies publiées par les éditeurs, érigeant de la sorte un dépôt légal[8]. Afin d’illustrer le chaos qui ronge la Chine durant les années 1920-1930, une autre bibliothèque nationale est établie en 1933 à Nanjing, capitale du régime de Chang Kai-Shek, alors que la bibliothèque de Beijing est quant à elle sous le contrôle d’un seigneur de guerre. Néanmoins, cela ne freine pas le développement de la bibliothèque qui fusionne en 1929 avec la bibliothèque de Beihai[9].
Suivant la victoire des communistes durant la guerre civile de 1946-1949, une réflexion quant à l'établissement d’une seule bibliothèque nationale s’impose, et c'est la bibliothèque nationale de Beijing qui conserve son rang[10]. Les premières années de l’ère communiste et des affaires politiques et diplomatiques influencent grandement la mission et les motifs de la bibliothèque nationale. Durant les années 1950, on note une influence grandissante de l’URSS, que ce soit dans l’achat de documents, l’importation de techniques bibliothéconomique ou la poursuite d’éducation des masses, la Bibliothèque nationale de Chine s’inspire ainsi du frère soviétique, comme dans bien d’autres domaines[11]. Le conflit sino-soviétique vient briser ce modèle, et voit la Chine se fermer du reste du monde, alors que celle-ci subit les traumatismes du Grand Bond en avant de même ceux de la révolution culturelle. En 1976, la mort de Mao, et l’ouverture progressive de la Chine sur le monde a un impact direct sur la Bibliothèque nationale de Chine. Celle-ci profitera d’investissements massifs. Elle déménagera également dans un nouvel édifice construit spécifiquement pour la réalisation de ses missions et dans l’espoir d’amener la pratique dans la modernité suivant les procédés occidentaux. Elle demeure au même emplacement depuis 1987.
Établissement
La Bibliothèque nationale de Chine se compose de trois bâtiments : le hall des livres anciens dans la rue Wenjin, le secteur sud de la bibliothèque principale et le secteur nord de la bibliothèque principale dans la rue Baishiqiao, formant ainsi une trilogie de bâtiments. Le hall des livres anciens fournit principalement des services pour les livres anciens généraux, des ouvrages en langues étrangères, des documents sur l'histoire locale et la généalogie et des expositions thématiques temporaires ; le secteur sud de la bibliothèque principale fournit des services professionnels pour les documents en langues étrangères, les collections spéciales en chinois et en langues étrangères et les services d'exposition du Musée national des livres canoniques ; et la secteur nord de la bibliothèque principale fournit des services populaires destinés au prêt de documents généraux chinois, de documents électroniques, de ressources audiovisuelles et de services pour les enfants et les jeunes[12].
Responsabilités
Les responsabilités principales de la BNC comprennent :
- la collecte et la préservation des publications nationales et étrangères ;
- la coordination nationale des travaux de préservation et de conservation des documents ;
- la fourniture de services d'information et de référence au gouvernement central, aux autorités nationales, aux organisations sociales et au grand public ;
- la recherche sur la théorie des sciences de la bibliothèque et le développement de la bibliothéconomie ;
- l'offre des conseils à d'autres bibliothèques en Chine ;
- l'accomplissement de sa fonction dans les échanges culturels internationaux en participant aux activités de la Fédération internationale des associations et institutions de bibliothécaires (IFLA) et d'autres organisations internationales connexes,
- ainsi que la promotion des échanges et de la coopération avec d'autres bibliothèques en Chine et à l'étranger[13].
Collection
La Bibliothèque nationale de Chine s'enorgueillit d'un vaste éventail de trésors, comprenant des collections royales remontant à la dynastie des Song du Sud et des collections privées de personnalités notables depuis les dynasties Ming et Qing. Parmi ses objets anciens, les os d'oracle, gravés d'écrits datant de 3 000 ans et découverts dans les ruines de Yin, sont les plus anciens de la collection, elle contient aussi la plus grande collection sur la littérature chinoise et l'histoire du pays, dont plus de 270 000 anciens livres chinois rares et plus de 200 000 atlas chinois anciens et récents. Par exemple, la BNC conserve des fragments des Classiques en pierre de Xiping (chinois 熹平石经).
Les collections de la BNC sont enrichies de pièces inestimables, notamment les manuscrits de Dunhuang, des documents des régions occidentales, des livres anciens rares, des épigraphes, des gravures, des cartes anciennes et des livres dans les langues des minorités ethniques. Le nombre total dépasse les 2 800 000 volumes et pièces. Parmi ces documents, on peut citer les manuscrits de Dunhuang (chinois : 敦煌文献), le Zhaocheng Jin Tripitaka (chinois : 赵城金藏) de la dynastie Jin, l'Encyclopédie Yongle (chinois : 永乐大典) et Siku Quanshu (chinois : 四库全书), collectivement reconnus comme les quatre collections exceptionnelles du BNC[2].
En , la collection de la BNC comprend 37 686 187 volumes, articles et objets divers[14]. Sa collection comprend précisément tous les livres publiés en Chine (y compris 3 090 livres en braille); des livres en langues étrangères; des périodiques; des journaux; des collections spéciales (livres rares, atlas, photographies, dissertations doctorales chinoises, etc.); des documents visuels et sonores; des publications électroniques[14].
Services offerts
Pour les organismes législatifs de prise de décision du gouvernement central
Fournir un support d'information documentaire et une garantie pour la prise de décision législative du gouvernement central.
Pour les instituts d'enseignement et de recherche
Fournir des services d'information sur la littérature, des services de référence et un soutien aux activités académiques pour les instituts d'enseignement et de recherche nationaux et étrangers.
Pour la communauté de la bibliothèque
Assurer la tutelle des bibliothèques à tous les niveaux et la formation professionnelle des bibliothécaires en poste.
Pour le grand public
Fournir des services d'information sur la littérature et des services d'éducation culturelle au public afin de satisfaire ses besoins d'apprentissage et de recherche[15].

