Bibliothèque L'Octogone
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Montréal (Québec) H8N 2T9
| Bibliothèque L'Octogone | |
| Présentation | |
|---|---|
| Coordonnées | 45° 25′ 29″ nord, 73° 37′ 25″ ouest |
| Pays | |
| Ville | Montréal |
| Adresse | 1080, avenue Dollard
Montréal (Québec) H8N 2T9 |
| Informations | |
| Gestionnaire | Bibliothèques de Montréal |
| Site web | Page officielle |
| modifier |
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La bibliothèque publique L'Octogone est située dans l'arrondissement de LaSalle de la ville de Montréal. Elle fait partie du réseau des bibliothèques de Montréal.
La bande dessinée occupe une place importante à la bibliothèque L'Octogone, autant dans la collection que l'espace et l'offre de services[1]. On y retrouve la plus grande collection de bandes dessinées du réseau des bibliothèques de Montréal[2]. La thématique de la bande dessinée est soulignée par des éléments d'architecture et de signalisation[2]. Parmi les six axes d'excellence du projet de rénovation et agrandissement, il y a l'axe «explorer par la bande dessinée»[3]. Le café se nomme «Le Phylactère», alors que les laboratoires de création sont nommés «L’Ébullition» et L'atelier du bédéiste. Ce dernier est un laboratoire dédié à la création de bande dessinée.
Histoire
Avant L'Octogone (1959-1983)
Ce sont des initiatives citoyennes et bénévoles qui sont à l'origine de la première bibliothèque de LaSalle. Elle a ouvert ses portes en 1959 et était situé dans le quartier LaSalle Heights[4]. La première équipe de la bibliothèque était composée de Doris Guest, Lois Heith, Frances Iffrig, Doreen Legris, Betty Speevak et Elsie Springett[5].
Les premières années de la bibliothèques, l'équipe largement bénévole faisait des campagnes de fonds auprès des citoyens pour pouvoir acquérir des livres. Notamment, une campagne de vente porte à porte de trousses de premiers soins les soirs et fins de semaines[6].
La décision a été prise de rendre publique l'administration de la bibliothèque[4]. Le , la nouvelle bibliothèque publique, alors encore géré par une corporation, a ouvert ses portes au deuxième étage du Centre commercial Pont-Mercier au 414, avenue Lafleur[5]. Des travaux d'agrandissement et de rénovation des locaux ont eu lieu à quelques reprises, notamment en 1972[7].
En , la bibliothèque a été acquise par la municipalité pour la somme de 1$[5].
L'Octogone (1984-2021)
En 1983, le ministère des Affaires culturelles a octroyé une subvention de 1 845 000$ pour la construction d'une nouvelle bibliothèque[5]. Le Centre culturel de l'Octogone fut inaugurée le en présence du maire Michel Leduc et du ministre des Affaires culturelles du Québec Clément Richard[8]. Ce premier centre culturel de la ville LaSalle accueille la bibliothèque, sa collection de plus de 100 000 documents, mais aussi les archives de la Société historique Cavelier-de-LaSalle jusqu'en 1993[5].
La bibliothèque est nommée d'après les formes octogonales dans son architecture[5]. La collection pour adultes était situé dans le grand octogone, alors que la section pour enfants occupait le petit octogone. Entre les deux, on pouvait retrouver le comptoir de prêt, les services de références et de l'audio-visuel. La bibliothèque avait un seul étage par souci d'accessibilité et aisance de mouvement pour les personnes avec handicaps physiques. Des problèmes d'acoustique et de repérage de certains services, liés respectivement à l'architecture et l'aménagement, furent constatés dans les premières années. Un réaménagement a été effectué en 1989 pour pallier cela. Ils ont ajouté des tuiles acoustiques et un mur de verre pour isolé la section adulte[9].
Agrandissement et rénovation de L'Octogone (2021-2023)
En 2016, la ville de Montréal a annoncé un projet de rénovation et d'agrandissement de la bibliothèque l'Octogone dans le cadre du Programme de rénovation, d’agrandissement et de construction de bibliothèques (RAC)[10]. Le consortium Anne Carrier architecture et Labonté Marcil a remporté le concours d'architecture du projet[11].

Un objectif à atteindre, avec les nouveaux aménagements architecturaux, était de démocratiser les espaces de la bibliothèque[12] : accueillir le plus de gens possible tout en diversifiant les services nécessaires à la population[13]. Mais cette mission devait se faire tout en étant capable de conserver et de créer de nouveaux points de repère pour les citoyens. Un des plus grands défis était donc de rénover et d’agrandir, mais en conservant les deux bases octogonales [14]. La firme d’Anne Carrier y est parvenue par la création de trois grands axes surélevés par la base de la bibliothèque, qui était capable de supporter le nouveau poids des axes et de les élever vers le haut[13].
Ainsi, la bibliothèque a vu sa structure garder sa base originale, soit un petit et un grand octogone qui mesuraient ensemble 2 900 m2[14]. Aujourd’hui, le bâtiment s’étire à 4 500 m2 grâce aux nouveaux aménagements [14]. Et donc, cela a permis d’agrandir la capacité d’accueil de la bibliothèque à 350 places assises[15]. L’on a aussi ajouté une salle de communication, quatre salles de travail, un laboratoire d’informatique et un laboratoire scientifique et culinaire, soit un Fab Lab culinaire[16]. De plus, les aménagements permettent d’intégrer de nouveaux espaces autres que pour les adultes[16]. La firme a pu ajouter une zone pour les adolescences[16].
La firme d’Anne Carrier à analyser l’histoire de l'arrondissement LaSalle pour l'intégrer dans la forme globale de la bibliothèque [12]. Elle s’est intéressée au Moulin à vent Fleming, qui est un emblème fort à la fois pour les LaSallois et pour toute la société québécoise [15]. Il a été un élément important à la mise en place du libre marché face au régime seigneurial qui était encore présent sur le territoire[17]. D’un point symbolique, le bâtiment participe donc, lui aussi, a perpétué un emblème identitaire et qui rejoint les LaSallois[13]. D’un point vu plus matériel, l’on retrouve la forme du moulin dans les trois grands axes que la firme à intitulés lanterne. Ils font office d’ailes du Moulin à vent Fleming, mais qui tourne cette fois-ci autour de la base d’origine de la bibliothèque qui devient un socle [14]. Les lanternes, par leur forme et leur angle, rappellent ainsi le dynamisme des ailes d’un moulin à vent, comme le Moulin à vent Fleming [14].
Il y a donc trois axes qui ont été construits par-dessus l’ancienne bâtisse[12]. Tout d’abord, nous avons la lanterne urbaine, l’axe orienté au nord-est[18] du bâtiment, qui est construit sur la zone administrative et de soutien de la bibliothèque déjà existant avant les rénovations [18]. Ces espaces étaient structurés dans un bâtiment en forme rectangulaire et qui reliait les deux octogones ensemble[18]. Elle se compose maintenant d’un espace de travail et d’un lieu pour la lecture qui cohabite avec un foyer[18].
Ensuite, nous avons la lanterne pastorale, au sud-ouest de la bibliothèque[18], qui est installé sur le grand octogone et qui fait face à la fois sur le parc Félix-Leclerc et du canal Lachine[18]. De l'axe l'on peut avoir accès à une terrasse extérieure qui prolonge l’espace en dehors des murs de la bibliothèque pour y faire des activités ludiques[12]. Cette partie du bâtiment a aussi vu s’intégrer un aspect emblématique de l'arrondissement, soit le canal Lachine [12]. C'est à travers l’escalier de la terrasse qu’on peut y voir une métaphore aux infrastructures du canal qui permet de traverser les rapides du Grand Sault[12]. Ainsi, la terrasse extérieure est un parcours qui simule l’expérience d’un pont que les usagers peuvent traverser afin de rentrer dans la bibliothèque par la lanterne pastorale [12].
Et finalement, le dernier axe, construit sur le petit octogone, se nomme lanterne communautaire et il est orienté au sud-est de la bibliothèque[14]. De l’extérieur, on y retrouve autour de la structure octogonale une place publique qui conduit à l’entrée de la bibliothèque. L’on continue donc à prolonger l’offre de la bibliothèque, grâce aux aménagements extérieurs, qui encouragent les interactions et les activités ludiques des usagers[14]. L’on retrouve à l’intérieur de la lanterne des espaces d’animations et de socialisation, tels qu’un café, une salle de communication et un des laboratoires, soit celui scientifique[16].
Le centre du bâtiment est entre autres consacré au monde de la bande dessinée, puisque la bibliothèque détient la plus grande collection de ce type de document dans tout le réseau des bibliothèques de Montréal[13]. Il y a une salle d’animation d’ateliers de bédéistes qui y est aménagée et la collection de la bande dessinée entoure en partie l’escalier au milieu de la bibliothèque[14]. Un autre élément crucial est un escalier central en forme hélicoïdale [12]et qui permet d’avoir accès à tous les étages, dont le troisième, nommé " Dans ma bulle "[14]. C’est une petite zone circulaire, isolée au sommet de l’escalier, et qui est allouée pour la lecture[14].
Bien qu’elle soit plus grande, l’impact environnemental de la bibliothèque l’Octogone a diminué de 40 %[18]. De l’extérieur, une toiture verte y est installée et des ouvrages de rétention d’eau pluviale aussi [19]. De l’intérieur, la firme à intégrer un système d’aérothermie pour le chauffage et la climatisation[20]. Cela permet de recycler l’énergie produite par les deux systèmes[20]. Au niveau de l’éclairage, des télécommandes intelligentes, accessibles à tous, servent à ajuster l’éclairage d’intérieur selon la lumière naturelle [20]. Pour l’éclairage extérieur, un système est installé pour réduit la pollution lumineuse du bâtiment[20]. Grâce à ses éléments écoconception, la firme souhaite que la bibliothèque reçoive la certification LEED d’or du conseil du bâtiment durable du Canada[21].
Les travaux ont commencé le [22]. Manon Barbe, mairesse de LaSalle, et Magda Popeanu, responsable de la Culture de la Ville de Montréal ont participé à la première pelletée de terre[23]. Pour la durée des travaux, la bibliothèque a occupé des locaux temporaires à la Place Newman au 2101, avenue Dollard jusqu'au [24]. La bibliothèque a rouvert ses portes le , avant la fin des travaux d'aménagement[25]. La nouvelle bibliothèque L’Octogone a officiellement été inaugurée le en présence du ministre de la Culture et des Communications du Québec, Mathieu Lacombe, la responsable de la culture et du patrimoine au comité exécutif de la Ville de Montréal, Ericka Alneus et la mairesse de LaSalle, Nancy Blanchet[15].
Œuvres d'art public
Conformément à la Politique d’intégration des arts à l’architecture, une œuvre d'art est intégrée à chaque projet d'architecture de la bibliothèque.

La sculpture Signal dans l'espace de Claude Lamarche est installée sur le terrain de la bibliothèque depuis 1984. La sculpture a la forme de deux flèches. La plus grande est jaune et fichée au sol. La plus petite est rouge et fixée à l'extrémité supérieure de la grande flèche, pointant vers celle-ci. Les matériaux sont de l'acier et du béton. Au pied de la sculpture, on retrouve une plaque avec une citation de l'artiste « Cette œuvre est un signal à la nécessité d’encourager l’acte créateur et la liberté d’expression »[26]. Cette œuvre est un exemple de réussite d'intégration de l'art, l'architecture et l'environnement[27]. Elle est devenue une partie prenante de l'identité visuelle de la bibliothèque, comme un logo, que l'on retrouve fréquemment dans les publicités de la bibliothèque à l'époque[9].
En 2019, une seconde œuvre d'art fut commandée spécifiquement pour être intégrée à la nouvelle bibliothèque. Les deux installations qui composent l'œuvre En circulation de Karilee Fuglem sont inspirées du thème phare de L'Octogone : la bande dessinée. Elles sont composées de tiges en acier inoxydable, de feuilles d’acier inoxydable poli et de peinture[28]. La première partie est située dans la courbe de l'escalier central et la seconde partie est située dans la mezzanine[29].