Hacker (film, 2015)
film sorti en 2015
From Wikipedia, the free encyclopedia
Hacker ou Chapeau noir au Québec (Blackhat) est un film américain coproduit et réalisé par Michael Mann et sorti en 2015.
| Titre québécois | Chapeau noir |
|---|---|
| Titre original | Blackhat |
| Réalisation | Michael Mann |
| Scénario | Morgan Davis Foehl |
| Musique |
Harry Gregson-Williams Atticus Ross Leopold Ross (en) |
| Acteurs principaux |
Chris Hemsworth Wang Leehom Tang Wei Viola Davis Holt McCallany |
| Sociétés de production |
Legendary Pictures Forward Pass |
| Pays de production |
|
| Genre | techno-thriller |
| Durée | 133 minutes |
| Sortie | 2015 |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.
Les rôles principaux sont tenus par Chris Hemsworth, Viola Davis, Tang Wei, William Mapother et John Ortiz. Le premier incarne Nicholas Hathaway, un pirate informatique américain. Il est libéré de prison pour collaborer avec le FBI et le gouvernement chinois, après le piratage d'une centrale nucléaire de Chai Wan (en) à Hong Kong et du Chicago Mercantile Exchange.
À sa sortie, le film reçoit des critiques presse mitigées et est un échec au box-office. Non satisfait du montage initial, le réalisateur Michael Mann propose une version director's cut changement l'ordre et la durée de certaines scènes.
Synopsis
Le synopsis ci-dessous se réfère à la version cinéma du film. Les différences entre la version cinéma et la version du réalisateur sont indiquées dans la section dédiée.
Le hacking de la centrale nucléaire de Chai Wan (en) à Hong Kong provoque une importante explosion faisant 8 morts et 27 blessés. Le gouvernement chinois dépêche l'un de ses meilleurs experts informatiques, le capitaine Chen Dawai de l'Armée populaire de libération. Ce dernier doit également collaborer avec le FBI car le Chicago Mercantile Exchange a été attaqué avec le même RAT (« Remote Access Tool »), provoquant une hausse des cours du soja en bourse. Dawai est donc chargé de retrouver le pirate — le black hat — et sollicite l'aide de sa sœur Lien, ingénieure réseau. Il se rend à Los Angeles et y rencontre l'agent spécial du FBI Carol Barrett et révèle que des éléments essentiels du code de l'outil ont été écrits par lui-même et Nicholas Hathaway, son ancien colocataire, durant leurs études au MIT. Dawai demande donc une libération temporaire pour Hathaway, en échange de sa collaboration. Hathaway, conscient de son importance pour l'enquête, exige de nouvelles conditions : sa peine de prison est commuée si son aide permet d'identifier et de capturer le pirate. Il doit porter un bracelet électronique et être accompagné en permanence par un US Marshal Mark Jessup.
D'abord réticent, Nicholas finit par accepter. Il est accueilli à sa sortie de prison par Dawai, Lien et l'agent Carol Barrett. Ils se rendent sur le terrain pour enquêter. Ils finissent par suspecter un employé temporaire, John Losano. Cela lès mène à Alonzo Reyes. Accompagné par son chaperon Jessup et Lien, Nicholas se rend chez le suspect, qu'ils retrouvent mort. De leur côté, Dawai et Barrett s'entretiennent avec Gary Baker en lui demandant des infos sur les personnes ayant fait de gros profits avec l'explosion du cours du soja. Dawai et Barrett suivent la piste de l'argent. Nicholas Hathaway manipule le système de géolocalisation du téléphone de Jessup, ce qui lui permet de suivre sa propre piste et d'organiser un rendez-vous avec le complice du hacker dans un restaurant à Koreatown de Los Angeles. Pendant l'attente, Alonzo Reyes confie son passé à Lien, sa première incarcération pour une bagarre puis pour piratage de banques. Alors que le complice ne se présente pas, Nick Hathaway découvre une caméra qui les filme et, en suivant le fil jusqu'à l'ordinateur connecté, envoie un message au hacker — passant par un serveur proxy ukrainien — pour l'informer qu'il est désormais sur sa piste. Alors qu'il sort du restaurant, il est attaqué par plusieurs hommes. Il les affronte avant de fuir en taxi avec Lien. Après avoir fait l'amour, Nick se confie sur son passé et son défunt père.
Les indices découverts par Dawai et Barrett mènent l'équipe à Hong Kong. Ils survolent la centrale en hélicoptère. Sur place, ils collaborent avec l'inspecteur Alex Trang. L'équipe remonte la piste de l'argent provenant du marché boursier jusqu'à un agent paramilitaire nommé Elias Kassar. Nick Hathaway, Jessup, Dawai Chen et Trang, accompagnés d'une équipe de l'unité Organized Crime & Triad Bureau de la police de Hong Kong. Après plusieurs jours de surveillance, ils prennent d'assaut la cachette de Kassar. Une violente fusillade éclate dans un tunnel d'évacuation des eaux usées, entraînant la mort de Trang et de plusieurs policiers. Kassar et ses hommes parviennent à s'échapper par bateau grâce à une explosion.
La centrale nucléaire est assez suffisamment stabilisée, Nicolas et Lien y sont envoyer pour y récupérer le disque dur de la salle de contrôle. Celui-ci est cependant corrompu par les radiations et le logiciel malveillant utilisé par le hacker ne peut retrouvé. Nicolas demande alors à l'agent Carol Barrett comment le FBI a jadis fait pour le coincer lui. Barrett lui révèle alors l'existence du logiciel « Veuve noire » (Black Widow en VO de la NSA. Celui est capable de réparer les données grâce à un supercalculateur, mais le contact de Barrett à la NSA, Rich Donahue, refuse d'en autoriser l'accès en raison de la présence des Chinois dans l'affaire. Face à l'urgence de la situation, Barrett accepte à contrecœur que Hathaway pirate le système de la NSA via Rich Donahue. Il utilise « Veuve noire » et découvre que le serveur du pirate est situé à Jakarta en Indonésie. Lien découvre que le pirate a acheté des photos satellites haute résolution d'un site près de Seri Manjung sur les côtes malaisienne. De son côté, Dawai tente d'obtenir l'autorisation d'entrer en Indonésie. Mais ses supérieurs lui conseillent de livrer Hathaway au gouvernement américain, qui a découvert le pirate de la NSA. Dawai accepte mais prévient en secret sa sœur et Nick. L'agent Barrett se fait elle aussi sermonner par son supérieur, Henry Pollack. Elle se lance avec Jessup à la recherche de Nick.
Nick et Dawai décident de se rendre illégalement en Indonésie et Nick insiste pour que Lien reste sur place. C'est alors que Dawai est tué par l'explosion de sa voiture, déclenchée par Kassar. L'agent Barrett et le marshal Jessup, arrivés sur les lieux, parviennent à abattre plusieurs hommes de Kassar avant d'être eux-mêmes tués. Lien et Hathaway s'échappent tant bien que mal en métro. La jeune femme utilise ensuite ses relations pour affréter un avion pour la Malaisie. Ils se rendent dans l'état de Perak, d'après les coordonnées des photographies découvertes par Lien. L'endroit est désertique mais est lié à des pompes à eau entourant des mines d'étain. Nick comprend alors que le coup de la centrale hongkongaise n'était qu'une répétition, permettant ensuite au pirate de réaliser un profit en achetant des options sur l'étain. Ils se rendent ensuite à Jakarta. Lien localise des fonds dans la banque Sentra Agatis et se rend sur place. Nick pirate grâce à cela le système informatique de la banque et transfère les 74 millions de dollars du pirate sur son compte bancaire suisse, forçant celui-ci le contacter. Nick reçoit un appel d'Elias Kassar et le force à contacter son employeur. Dénommé Sadak, celui-ci accepte finalement de lui parler et exige de rencontrer Nick en personnages. Ils conviennent de se retrouver pour discuter d'un partenariat. Pressentant une trahison, Hathaway s'équipe d'armes et d'un gilet pare-balles de fortune, qu'il dissimule sous ses vêtements.
Ils se retrouvent dans un immeuble désaffecté. Bien que Nicholas Hathaway insiste pour que Sadak et Kassar viennent seuls, ils sont accompagnés de leurs hommes de main. Lien les repère et alerte Hathaway, qui leur ordonne de se rendre deux heures plus tard dans un parc où se déroule une grande procession religieuse. Hathaway les suit et surprend Kassar dans la foule. Pendant la fouille, Hathaway attaque Kassar par surprise et le poignarde à mort avec un tournevis aiguisé. Les hommes de Sadak arrivent et une fusillade éclate ; Hathaway est touché à plusieurs reprises, mais parvient à abattre les renforts. Sadak poignarde Hathaway avant que celui-ci ne l'achève. Il retrouve Lien, qui soigne ses blessures, avant de quitter l'Indonésie discrètement.
Fiche technique
Sauf indication contraire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par la base de données cinématographiques IMDb, présente dans la section « Liens externes ».
- Titre original : Blackhat
- Titre français : Hacker
- Titre québécois : Chapeau noir[1]
- Titre de travail : Cyber[1]
- Réalisation : Michael Mann
- Scénario : Morgan Davis Foehl
- Musique : Harry Gregson-Williams, Atticus Ross et Leopold Ross (en)[2]
- Direction artistique : Guy Hendrix Dyas
- Décors : Victor J. Zolfo
- Costumes : Colleen Atwood
- Montage : Jeremiah O'Driscoll, Mako Kamitsuna, Stephen E. Rivkin et Joe Walker
- Photographie : Stuart Dryburgh
- Production : Jon Jashni, Michael Mann et Thomas Tull
- Sociétés de production : Legendary Pictures et Forward Pass
- Sociétés de distribution : Universal Pictures, Columbia Pictures, Universal Pictures International France
- Pays de production :
États-Unis - Budget : 70 000 000 USD[3]
- Langues originales : anglais, mandarin, espagnol
- Durée : 133 minutes (version cinéma), 132 minutes (version remontée director's cut)
- Format : couleur 2.35:1 35 mm — son : Dolby Digital EX / Datasat / SDDS[4]
- Genre : techno-thriller, action
- Dates de sortie[1] :
- États-Unis : (avant-pemière à Los Angeles)
- États-Unis, Canada :
- France :
- Classification[5] :
Distribution
- Chris Hemsworth (VF : Adrien Antoine ; VQ : Martin Desgagné) : Nicholas Hathaway
- Wang Leehom (VF : Anatole de Bodinat ; VQ : Renaud Paradis) : Dawai Chen
- Tang Wei (VF : Géraldine Asselin ; VQ : Catherine Brunet) : Lien Chen
- Viola Davis (VF : Maïk Darah ; VQ : Johanne Garneau) : l'agent Carol Barrett
- Holt McCallany (VF : Jérémie Covillault ; VQ : Louis-Philippe Dandenault) : l'US Marshal Mark Jessup
- Andy On : l'inspecteur Alex Trang
- Ritchie Coster : Elias Kassar
- Christian Borle (VQ : Guillaume Champoux) : Jeff Robichaud
- John Ortiz (VF : Loïc Houdré ; VQ : Manuel Tadros) : Henry Pollack
- Yorick van Wageningen (VF : Stéphane Bazin ; VQ : Benoît Brière) : Sadak
- Archie Kao : Shum
- Jason Butler Harner (VF : François Delaive) : George Reinker
- Manny Montana : Lozano / Alonzo Reyes
- William Mapother (VF : Julien Meunier) : Rich Donahue
- Tania Gunadi (non créditée)
- Tracee Chimo (VF : Anne-Laure Sagat ; VQ : Valérie Gagné) : la secrétaire
- Neil Sandilands : un pilote
Production
Développement
Le réalisateur Michael Mann a fait des recherches sur la cybercriminalité pendant deux ans pour peaufiner son script, écrit avec Morgan Davis Foehl (seul ce dernier sera crédité au générique selon les règles de la Writers Guild of America[8]). Il avoue que les résultats de ses recherches l'ont considérablement effrayé car il a découvert la vulnérabilité de nombreux systèmes informatiques[9]. Pour façonner son personnage principal, Nicholas Hathaway, Michael Mann s'est inspiré du hacker Stephen Watt qui, après son arrestation, a conçu des logiciels de protection des mails[9],[10]. Le scénariste Morgan Davis Foehl s'inspire quant à lui de l'ouvrage Kingpin : How One Hacker Took Over The Billion-Dollar Cybercrime Underground de Kevin Poulsen, un ancien hacker américain[9]. L'intrigue du film s'inspire également de Stuxnet, un ver informatique conçu pour attaquer les automates programmables industriels. Découvert en 2010, Stuxnet a paralysé près d'un cinquième des installations nucléaires iraniennes et son origine n'a pu être officiellement identifiée. Il a été établi par la suite qu'il avait été perpétré par l'Unité 8200, l'équivalent israélien de la NSA au sein de l'armée[1].
Le film s'intitule au départ Cyber[1]. En juillet, lors d'un panel au San Diego Comic-Con, il est finalement révélé qu'il s'intitule désormais Blackhat[11]. Ce terme, en français chapeau noir », désigne des hackers qui commettent leurs crimes pour semer le trouble et pour leur profit personnel. Le terme provient des westerns américains dans lesquels les « méchants » portaient des chapeaux noirs[9].
Attribution des rôles
C'est la troisième collaboration de John Ortiz avec Michael Mann, après Miami Vice : Deux flics à Miami (2006) et Public Enemies (2009).
Tournage

Le tournage débute le et a lieu entre Los Angeles, Hong Kong, Kuala Lumpur, Jakarta[12]. Il a duré 66 jours[9]. L'équipe tourne notamment dans les locaux de la Hang Seng Bank[13].
Il s'agit du premier film sur lequel Michael Mann ne travaille qu'avec des caméras numériques. Bien que Collatéral, Miami Vice : Deux Flics à Miami et Public Enemies soient grandement tournés en numérique, le réalisateur avait parfois utilisé la pellicule 35 mm[8].
Musique
La musique originale du film est composée par Harry Gregson-Williams et les frères Leopold et Atticus Ross. Après la sortie du film, Harry Gregson-Williams a déclaré sur Internet que très peu de ses compositions ont été utilisées dans le film et qu'il s'agit là d'une habitude du réalisateur Michael Mann. Ce dernier a répondu que c'était sa façon de procéder[9]. De plus, cinq thèmes composés à l'origine par Ryan Amon pour la bande originale de Elysium (2013) ont été réutilisés[8].
Sortie et accueil
Critique
Aux États-Unis, le film reçoit des critiques plutôt négatives. Sur le site Rotten Tomatoes, Hacker n'obtient que 33% d'opinions favorables, pour 151 avis recensées[14]. Sur Metacritic, il décroche une moyenne de 51/100 pour 37 critiques[15]. Quelques journalistes émettent cependant une critique positive, comme Manohla Dargis de The New York Times, qui dit notamment « Le thriller de Michael Mann, une histoire de l'intersection entre les organismes et les machines, est un travail spectaculaire de cinématographie dérangée »[16]. Kenneth Turan du Los Angeles Times écrit que les points forts du film sont des éléments de la « vieille école »[17].
En France, les critiques sont également partagées. Sur le site AlloCiné, qui recense 34 titres de presse, le film obtient une moyenne de 3,2/5[18]. Du côté des avis positifs, Caroline Vié écrit dans 20 minutes « La mise en scène virtuose transcende des sujets et des personnages classiques pour faire naître un suspense haletant »[18]. Dans Charlie Hebdo, Jean-Baptiste Thoret souligne que Hacker est « un film d'avant-garde prodigieux, inquiet, gris anthracite, froid, qui s'avance masqué sous les traits d'un action movie post-11 septembre »[18]. Nicolas Bauche de la revue Positif remarque que « les plus belles séquences du film décrivent la volatilité du monde et sa diaphanéité comme seul le réalisateur de Heat sait les imprimer sur grand écran »[18]. Simon Riaux de Écran Large pense que « Hacker n'est pas le grand film attendu mais un excellent film de traque, au rythme hypnotique et aux embardées surpuissantes »[18]. Gérard Delorme du magazine Première écrit « Si, comme disait Hitchcock, “la vraisemblance est une perte de temps”, on peut alors apprécier Hacker pour ce qu'il est : un thriller exotique haut de gamme »[18]. Yal Sadat du site Chronic'art remarque que « Hacker semble vouloir retrouver dans un argument hypermoderne les vestiges de la série B classique »[18].
Certains journalistes sont moins enthousiastes. Dans Direct Matin, on peut ainsi lire « Mettre en scène la cybercriminalité n'est pas toujours très cinégénique et Michael Mann n’évite pas cet écueil »[18]. Françoise Delbecq de Elle apprécie le début du film mais regrette qu'ensuite « on retombe vite dans un thriller classique qui va nous mener de Los Angeles à Jakarta. (...) On est loin de Heat ou de Révélations du même réalisateur »[18]. Vincent Ostria de L'Humanité se demande quant à lui ironiquement « Qu’est-ce qui est pire : le héros insipide doté de superpouvoirs (force, sex-appeal, ingéniosité, expertise informatique ou médicale), ou la vision psychédélique des bits numériques parcourant les circuits imprimés ? »[18]. Dans Cahiers du cinéma, Vincent Malausa écrit que « Tout dans Hacker en revient au plus rigide prosaïsme et à une mécanique de recyclage qui donne l’impression d’un catalogue presque parodique de tous les clichés manniens »[18].
Box-office
Le film est le plus important échec de Michael Mann au box-office américain : avec un budget de 70 millions de dollars, il n'en rapporte qu'un peu plus de 7 millions aux États-Unis[9]. Alors que le film était diffusé dans environ 2 500 salles américaines, le distributeur Universal Pictures décide après seulement deux semaines d'exploitation de le supprimer de quasiment tous les cinémas[19].
À l'international, le succès n'est pas non plus au rendez-vous : 2,33 millions de dollars de recette dans 19 pays pour son premier week-end d'exploitation[20]. À la suite de l'échec du film aux boxoffices américain et asiatique, Universal Pictures International décide de ne pas le sortir au cinéma en Australie[21]. La sortie en Belgique fut elle aussi annulée à la dernière minute.
En France, distribué dans 84 salles, Hacker ne parvient pas à dépasser les 145 000 entrées, enregistrant le plus mauvais score de Michael Mann au box-office depuis Révélations[22].
Réponse de Michael Mann et remontage
En 2023, alors qu'il s'apprête à présenter son nouveau film, Ferrari, Michael Mann revient sur l'échec du film. Il en endosse la responsabilité et déclare notamment : « C’est ma responsabilité. Le scénario n’était pas prêt à être tourné ». Le réalisateur admet par ailleurs que son film était visionnaire : « Le sujet était peut-être trop en avance, parce que beaucoup de gens ont pensé que c’était de la pure fiction. Faux. Tout était basé sur des faits[25]. »
Michael Mann explique alors qu'une version director's cut remontée, dite revised cut, a été réalisée[26],[27]. D'une durée de 136 minutes[28],[26], elle est projetée une première fois à la Brooklyn Academy of Music à New York en 2016 dans le cadre d'une rétrospective sur le cinéaste[29]. Le principal changement dans ce montage est que la séquence d'attaque du réacteur nucléaire n'ouvre plus le film mais est déplacée au milieu[30]. D'autres changements sont apportés au montage notamment certains dialogues raccourcis alors que des scènes sont rajoutées. La scène montrant Lien et Hathaway s'échappant du restaurant de Koreatown est supprimée. Une nouvelle scène est ajoutée avec Hathaway, Lien et Jessup à leur arrivée à Hong Kong. Michael Mann avait initialement prévu de placer la séquence du réacteur au milieu, mais l'avait déplacée en début du montage juste avant sa sortie[31]. Cette nouvelle version est diffusée sur la chaîne FX le avec quelques nouvelles modifications et présentée comme une director's cut[32]. En 2018, elle est un temps disponible sur DirecTV[28].
Cette nouvelle version sort fin 2023 en Blu-ray édité par Arrow Films[33],[25]. Elle reste inédite en France.