Blocs arithmétiques
From Wikipedia, the free encyclopedia

En didactique des mathématiques, les blocs arithmétiques constituent un matériel pédagogique destiné à faciliter l'apprentissage des nombres et des opérations arithmétiques par la manipulation.
On peut distinguer deux types de blocs : les blocs linéaires où la longueur des objets représentent un nombre et les blocs volumiques dans lesquels le nombre est représenté par le volume.
Leur utilisation est dans la mouvance des mathématiques par la manipulation prônées par Maria Montessori, Georges Cuisenaire, Caleb Gattegno, Jean Piaget, Zoltan Dienes
Réglettes Cuisenaire
C'est probablement le système de réglettes le plus connu même s'il a eu de nombreux prédécesseurs [1].
Il s'agit d'un jeu de réglettes colorées lisses imaginé par Georges Cuisenaire. La taille de l'objet, donc sa valeur en tant que nombre, est à découvrir par l'enfant :
- la réglette rouge vaut deux réglettes blanches
- la vert-pomme une rouge et une blanche, ou 3 blanches
- la réglette rose vaut deux rouges ou 4 blanches, ou une rouge et 2 blanches, ou une vert-pomme et une blanche, etc.
À partir de ces réglettes, l'enfant est amené à percevoir les additions, les soustractions, les multiplications, voire des opérations plus complexes.
Le système LAB (linear arithmétique blocks)
Il est constitué de tubes de 4 longueurs différentes 1 m, 10 cm, 1 cm et 1 mm. La longueur exacte n'a pas d'importance, le principal est que la longueur des tubes diffère d'un facteur 10. Ce matériel est destiné à mettre en place l'écriture décimale des nombres. Il permet de travailler autant sur les nombres entiers que sur les nombres décimaux en se fixant le tube unité[2].
Il met en place le principe du système décimal. En imposant des places à chaque type de tube, il familiarise l'enfant à l'écriture décimale positionnelle. En mettant les tubes bout à bout, il facilite la comparaison des nombres, la notion d'arrondi, prépare à la représentation des nombres sur la droite réelle. Une étude comparative en 2001 démontre une meilleure assimilation des concepts par le système LAB que par le système multibase de Dienes[3].



