Bombardement de l'église de Navaly

From Wikipedia, the free encyclopedia

Bombardement de l'église de Navaly
Localisation Navaly, Sri Lanka
Cible Tamouls srilankais
Coordonnées 9° 43′ 00″ nord, 79° 59′ 00″ est
Date (GMT+6)
Type Bombardement aérien
Armes Bombe
Morts 125
Blessés nombreux
Auteurs Armée de l'air sri-lankaise
Géolocalisation sur la carte : Sri Lanka
(Voir situation sur carte : Sri Lanka)
Bombardement de l'église de Navaly

Le bombardement de l'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Navaly (en tamoul : நவாலி தேவாலயத் தாக்குதல்), dans la péninsule de Jaffna, est perpétré par l'Armée de l'air sri-lankaise le pendant la guerre civile du Sri Lanka. Il tue 125 personnes (hommes, femmes et enfants) qui s'étaient réfugiées dans l'église pour fuir les combats[1],[2].

Ce bombardement est réalisé pendant une offensive menée par l'Armée sri-lankaise en vue de reprendre la péninsule de Jaffna, au cours de la guerre civile. Cette offensive se caractérise par de puissants tirs d'obus et bombardements aériens[3]. Afin d'éviter les pertes civiles, l'Armée diffuse des tracts demandant à la population civile tamoule de se réfugier dans les lieux de culte. Ainsi, plusieurs centaines de civils prennent refuge dans l'église du village de Navaly (ou Navali) et à proximité immédiate de l'édifice[4].

Bombardement

En l'après-midi du , l'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Navaly est bombardée par un avion de l'armée sri-lankaise.

Selon Daya Somasundaram, professeur à l'université d'Adélaïde[5], l'église se trouvait loin du lieu des combats. Il décrit cette attaque comme un crime de guerre commis par l'Armée de l'air sri-lankaise[2].

Premiers rapports

L'événement est rapporté en premier lieu par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), qui est la seule organisation d'aide humanitaire présente dans les zones de peuplement tamoules. Le CICR évacue de nombreux blessés en ambulance vers le centre hospitalier universitaire de Jaffna (en).

Sur le coup, le bombardement tue 65 personnes et en blesse 150 autres, dont beaucoup de femmes et d'enfants. Le bilan grimpe à 125 morts après que de nombreuses victimes ont succombé à leurs blessures[1], l'hôpital de Jaffna n'étant pas en mesure de gérer un tel afflux de victimes[réf. nécessaire].

Conséquences immédiates

Enquête publique

Notes et références

Related Articles

Wikiwand AI