Bouchaïb Arroub

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Naissance
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Activité
MilitaireVoir et modifier les données sur Wikidata
Grade militaire
Bouchaïb Arroub
Fonction
Inspecteur général
Forces armées royales du Maroc
-
Abdelfattah Louarak (en)
Biographie
Naissance
Nationalité
Activité
MilitaireVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Grade militaire
Distinctions
Grand-croix du Mérite militaire avec la distinction blanche (d) ()
Grand-croix de l'ordre du Mérite civil d'Espagne ()
Grand cordon de l'ordre du Trône ()Voir et modifier les données sur Wikidata

Bouchaib Arroub (en arabe : بوشعيب عروب), né en 1936[1], est un général de l'armée marocaine. Il occupe le poste d'Inspecteur général de l'armée marocaine entre le et .

Arroub fait partie de l'ancienne génération des officiers marocains et fut le chef de cabinet de Mohamed Oufkir[2]. Arroub fait partie des quatre militaires les plus gradés des Forces armées royales, avec les généraux Abdelaziz Bennani, Abdelhak Kadiri et Hosni Benslimane.

En 1966, il a le grade de capitaine et commande la base militaire de Benguerir.

Arroub est membre du cabinet d'Oufkir en tant qu'officier subalterne au moment des tentatives de coups d'État de 1972 et 1971.

Pendant la guerre du Sahara occidental, il commande le 3e régiment d'infanterie motorisé (3e RIM)[3].

À partir de 1988 (époque d'Hassan II) Arroub prend du galon et est nommé commandant des opérations militaires au troisième bureau.

Un câble diplomatique américain datant de 2008 ayant fuité décrit Arroub comme « historiquement pro-français, semble être devenu de plus en plus pro-américain au cours des 5 dernières années »[4]. Le même câble prédit également qu'Arroub pourrait succéder à Bennani[4].

Le général Arroub prend sa retraite mais est rappelé en 2008[4],[5].

Le , il est nommé Inspecteur général de l'armée marocaine par le roi Mohammed VI après le décès soudain du général Abdelaziz Bennani[6]. En effet, en 2014, ce dernier est en mauvaise santé et suit un traitement médical en France.

Tentative de coup d'État de 1971

Selon le prince Moulay Hicham, Arroub aurait participé au coup d'État de 1971[7]. Dans son livre de 2014, Journal D'un Prince Banni, le prince rapporte qu'Arroub était à l'époque membre du cabinet d'Oufkir et que, pendant la fusillade, il est contacté par Lamia Solh (épouse du prince Moulay Abdallah et mère du Prince Hicham) pour s'enquérir de la situation, et elle déclare qu'il avait été très impoli avec elle[7]. Après l'échec du coup d'État, Hassan II fut informé de l'incident par Lamia Solh, le roi répond alors « Vous voulez dire qu'il faisait partie des conspirateurs ? Si c'est le cas, je dois alors exécuter tout le monde »[7].

Le prince poursuit en disant que le professionnalisme et l'intégrité d'Arroub auraient pu amener l'homme à conclure que l'avenir du pays était meilleur sans la monarchie[7]. Arroub sera exclu de tout poste de responsabilité pendant une vingtaine d'années, avant qu'Hassan II ne le nomme chef du troisième bureau en 1988[7].

Mort d'Hassan II et arrestation de Basri

Vie privée

Références

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