Brémur-et-Vaurois
commune française du département de la Côte-d'Or
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Brémur-et-Vaurois est une commune française située dans le canton de Châtillon-sur-Seine du département de la Côte-d'Or, en région Bourgogne-Franche-Comté.
| Brémur-et-Vaurois | |||||
Pont sur la Seine à Vaurois. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Bourgogne-Franche-Comté | ||||
| Département | Côte-d'Or | ||||
| Arrondissement | Montbard | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes du Pays Châtillonnais | ||||
| Maire Mandat |
Laetitia Prouin 2026-2032 |
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| Code postal | 21400 | ||||
| Code commune | 21104 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Brévien | ||||
| Population municipale |
45 hab. (2023 |
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| Densité | 4,8 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 47° 44′ 03″ nord, 4° 36′ 19″ est | ||||
| Altitude | Min. 255 m Max. 388 m |
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| Superficie | 9,31 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat très dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Châtillon-sur-Seine (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Châtillon-sur-Seine | ||||
| Législatives | Quatrième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Côte-d'Or
Géolocalisation sur la carte : Bourgogne-Franche-Comté
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Géographie

Centré sur la colline qui forme un promontoire à la confluence du Brévon et de la Seine, le territoire de Brémur-et-Vaurois (9,3 km2) comprend également à l'ouest la rive gauche du fleuve avec son versant accédant au plateau du Duesmois, à l'est la colline délimitée par le Brévon et le ruisseau du Noin, et au sud la colline qui domine la rive droite de la Seine et dont le sommet est le point culminant de la commune à 388 m (près du pylone sur le chemin d'Origny). Avec un relief assez marqué, le village est installé au nord-ouest du territoire sur la Seine, Brémur en rive droite et Vaurois en rive gauche, en amont de la confluence avec le Brévon dont le cours marque la limite de commune au nord. Le point le plus bas se trouve logiquement sur le point aval du tronçon de la Seine à 255 m. L'ancienne route nationale Troyes-Dijon par Châtillon-sur-Seine devenue D 971 passe à l'écart de l'agglomération dans le versant en rive gauche, offrant au voyageur une belle vue sur le village et le château.
Hameaux, écarts, lieux-dits
La population est regroupée dans le village, la commune n'a pas de hameau rattaché.
- Le village de Brémur-et-Vaurois comprend le quartier de la Citadelle.
- Habitat ou bâti écarté : la Tuilerie.
- Lieux-dits d'intérêt local : côte de Semond, chemin d'Origny, val de la Chouette[1], combe Bernard.
Communes limitrophes
| Aisey-sur-Seine | Nod-sur-Seine | Busseaut | ||
| Chemin-d'Aisey | N | |||
| O Brémur-et-Vaurois E | ||||
| S | ||||
| Semond | Saint-Marc-sur-Seine | Origny |
Hydrographie
Avec une pente de 2 m au kilomètre, la Seine[2] décrit ici de nombreux méandres, le fleuve qui deviendra majestueux plus loin n'est qu'ici qu'une petite rivière qui musarde dans les prairies. Elle reçoit en rive droite le Brévon[3] qui débouche du val de la Chouette, nom du moulin installé au bout d'une retenue d'eau sur le Brévon et qui est devenu une pisciculture. Les petits bassins qui existent en aval du moulin reçoivent l'eau du Ruisseau de Noin qui suit le fond de la combe Bernard après avoir sourcé sur la limite sud de commune. Malgré le renfort de la fontaine Saint-Martin à mi-parcours, ce ruisseau est souvent à sec en saison. Au sud-ouest, la limite de commune suit sur 500 m un ruisseau intermittent qui vient de la ferme de l'Aigremont (sur la commune de Saint-Marc-sur-Seine) et se termine dans la Seine.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[4]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[5]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[6] et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver[7]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[8],[9].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,8 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 5,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 964 mm, avec 13 jours de précipitations en janvier et 8,7 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Châtillon-sur-Seine à 14 km à vol d'oiseau[10], est de 10,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 832,8 mm[11],[12]. La température maximale relevée sur cette station est de 42,1 °C, atteinte le ; la température minimale est de −22,4 °C, atteinte le [Note 1].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[13], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
Typologie
Au , Brémur-et-Vaurois est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[14]. Elle est située hors unité urbaine[15]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Châtillon-sur-Seine, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[15]. Cette aire, qui regroupe 60 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[16],[17].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (62,2 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (65,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (62,2 %), terres arables (17,7 %), prairies (16,6 %), zones agricoles hétérogènes (3,5 %)[18]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie
Brémur est attesté sous les formes Pseudunum, Sedunum castrum (ve siècle ?) ; Brevis Murus (838) ; « In quodam castello Burgundie, nomine Blesmodo castellum ab antiquis vero Seudunum vocatum a modernis siquidem Blesmoth vocitatur » ; « castellum ab antiquis vero Seudunum vocatum, a moder… » ( XIe siècle) ; « Castrum quod olim Sedunum, nunc Blismurus dicitur » (1097) ; Blusmu (1075-1125) ; Brevimurus (1100-1111) ; Ecclesia de Blesmur (1136) ; Gaudinus de Bremur (1146) ; Bremurus (1157) ; Waudinus, dominus de Brusmur (vers 1157) ; Bresmur (1161) ; Bresmu (1173) ; Bremu (1173) ; Bremur le Chastel (1391) ; Bremure (1423) ; Bremeur (1565) ; Bremeul (1566) ; Brémur-et-Vaurois (1884)[19].
Peut-être du latin brevem murum « court mur » ; Blesmoth serait une déformation[20] et l'ancien nom du château, au XIe siècle, du duc de Bourgogne qui l’acquit en 1337.
Qu’il s’agisse de murailles de protections pour un château ou une ville, ces ouvrages de maçonnerie ont laissé leur trace dans la toponymie, même s’il est parfois difficile de dater la construction du mur en question. La formation du toponyme est généralement médiévale mais peut faire référence à des vestiges plus anciens, le plus souvent romains, Brémur-et-Vaurois (Brevis murus en 1100) aurait eu qu’une courte muraille.
Vaurois, ancien hameau, est attesté sous les formes Vaurois (1285) ; Vauroix (1338) ; Varrois (1372) ; Verrois (1377) ; Varois (1404) ; Varroiz (1422) ; Varroys (1423) ; Vaulroy (1556) ; Vaulroix (1565) ; Vorroys (1566) ; Vaulrois (1568) ; Vaurroys (1568) ; Vauroy (1557) ; Vauroi (1783)[21].
Histoire
Antiquité
Si la tradition situe sur Brémur un castrum romain et sur Vaurois des tumulus, les fouilles n'ont fourni jusqu'ici que quelques vestiges de l'Âge du Fer.
- Vaurois à gauche, château de Rocheprise et Brémur à droite, au-dessus le quartier de la Citadelle avec le manoir. Les arbres devant cachent la vallée de la Seine.
Moyen Âge
La division féodale du lieu est complexe, Brémur, Vaurois et Rocheprise formant trois seigneuries bien distinctes. Ainsi les habitants de Brémur sont affranchis dès 1237 par Hugues IV de Bourgogne alors que ceux de Vaurois doivent attendre une charte de Philippe le Bon de 1425.
Époque moderne
Les trois entités ne sont réunies en une seule seigneurie qu'au XVIe siècle. En 1736, François de Ligny, sire de Rocheprise, épouse Jeanne-Marie, fille de Jean Bart, corsaire de Louis XIV[22].
Politique et administration
Administration municipale
Élections de 2026
Depuis la loi du 21 mai 2025, le conseil municipal de Brémur-et-Vaurois, commune de moins de 1 000 habitants, est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire, comme l'ensemble des autres communes[23]. Le nombre d'habitants au recensement de 2023[Note 3] étant inférieur à 100, le nombre de sièges de conseillers municipaux à pourvoir lors de l'élection de 2026 est de sept[24].
Une seule liste, menée par Laetitia Prouin, est déposée lors du premier tour qui a lieu le . Les 7 conseillers municipaux sont ainsi élus dès le premier tour. Le taux de participation est de 74,6 %[25],[26]. Laetitia Prouin est élue maire le [27],[Note 4].
Liste des maires
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[29]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[30].
En 2023, la commune comptait 45 habitants[Note 5], en évolution de −8,16 % par rapport à 2017 (Côte-d'Or : +1,18 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Économie
La commune est beaucoup orientée vers la sylviculture, de grandes forêts dans le prolongement sud de la forêt domaniale de Châtillon couvrent les sommets sur plus de la moitié du finage. Les fonds de vallées et de combes abritent les prairies, et un peu d'agriculture occupe quelques versants.
Culture locale et patrimoine
Lieux, monuments et pôles d'intérêt
- Château de Rocheprise (XIIe – XIXe siècle)[33]
Classé MH (1975)[34], privé. - Vestiges d'un château-fort sur la butte de la Citadelle.
- Pont en pierre fin XVIIIe siècle sur la Seine, avec deux arches séparées par une pile à becs.
- Château de Roche-Prise.
- Manoir de La Citadelle.
- Pont XVIIIe siècle sur la Seine.
- Mairie-école construite au milieu du XIXe siècle sur les plans de l'architecte châtillonnais Simon Tridon.
- Lavoir-fontaine du même architecte.
- L'église Saint-Côme-Saint-Damien et Saint-Florentin est rebâtie en 1829 aussi par Simon Tridon sur l'étroite plateforme qui accueillait la précédente. De plan rectangulaire (dit plan « allongé »[35]) avec un clocher carré à toit pavillonnaire disposé au-dessus de la façade, elle abrite une statuaire de grande qualité classée aux monuments historiques : un saint Thibault en pierre du XVe siècle, deux statues du XVIIe siècle en bois polychrome des saints patrons et une Assomption de la Vierge en pierre du XVIIIe. À voir également saint Michel terrassant le dragon, pierre polychrome du XVIe siècle, sainte Anne et une Vierge à l'enfant[36].
- Le Sentier de grande randonnée 2 (Le Havre-Dijon) traverse la commune et monte jusqu'à la Citadelle par la rue de l'Église avant de suivre le fond de la sauvage combe Bernard.
- Église Saint-Côme-Saint-Damien et Saint-Florentin.
- Accès par la rue de l'Église.
- Façade orientée au sud.
- « EDIFIEE SOUS LES AUSPICES DE MM J.n F.ois DELONCHAMP. MAIRE P.er GRAPIN. DESSERVANT. ET PAR LES SOINS DE M. SIMON TRIDON ARCHITECTE LE 30 MAI 1829. ».
Personnalités liées à la commune
Héraldique
| Blasonnement :
Écartelé : au 1er et au 4e d'azur aux trois tours d'or ouvertes, ajourées et maçonnées de sable, au chef aussi d'or chargé d'un heaume de sable, au 2e et au 3e toujours d'or à la rose de gueules, pointée, tigée et feuillée de sinople. |
Pour approfondir
Bibliographie
- René Paris, A la rencontre du Châtillonnais : Montigny-sur-Aube, Recey-sur-Ource, Châtillon-sur-Seine, La Bourgogne,

Articles connexes
Liens externes
- Ressources relatives à la géographie :
- Brémur-et-Vaurois sur le site de l'Institut géographique national
