Bréviaire de Jeanne d'Évreux
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| Artiste |
Suiveur de Jean Pucelle |
|---|---|
| Date |
avant 1371 |
| Type | |
| Technique |
enluminures sur parchemin |
| Lieu de création | |
| Dimensions (H × L) |
14 × 10 cm |
| Format |
1 tome de 462 folios |
| No d’inventaire |
Ms.51 |
| Localisation |
Musée Condé, Chantilly (France) |
Le Bréviaire de Jeanne d'Évreux est un manuscrit enluminé datant du XIVe siècle contenant le texte d'un bréviaire de type franciscain. Seul le second tome est toujours conservé à la bibliothèque du musée Condé à Chantilly. Ce volume contient 114 miniatures en grisaille.
Le manuscrit est décrit dans l'inventaire du mobilier royal de 1380, découvert dans une malle de la grande chambre du château de Vincennes, au milieu d'autres manuscrits précieux : « Item un autre plus petit Bréviaire, en deux volumes et deux estuiz brodez, enluminez d'or et ystoriez de blanc et de noir, très bien escrips. Et se commence le second fueillet du premier volume qui habitat, et du second sum rex. Et sont les fueillez ystoriez. Et sont couvers de perles lozangées, de perles blanches et yndes. Et sont les fermouers du premier volume d'or à deux ymages, et du second d'or armoyez de France, l'un et l'autre d'Evreux. Et a ou premier volume une pippe d'or, où a ung saphir et ung ballay aux deux boutz, et une perle ou mylieu. Et sont en deux estuyz de broderie. ».
Le manuscrit de Chantilly correspond au second volume de ce bréviaire. 1330 lettrines contiennent en effet, en alternance, les armes de France à fleurs de lys, les armes de Navarre et les armes d'Évreux, qui permettent d'identifier la commanditaire, Jeanne d'Évreux[1]. La reine est connue pour sa proximité avec l'ordre franciscain : elle a fait construire le réfectoire du couvent des Cordeliers de Paris et son cœur a été déposé dans leur église[2]. Cela explique sa commande d'un bréviaire conforme à l'usage de cet ordre.
Par la suite, on retrouve la trace du manuscrit au XIXe siècle : il appartient à l'érudit Louis Blancard (1831-1902). Il est acquis par le duc d'Aumale en . Il fait refaire son écrin par Émile Froment-Meurice[3].
