Burchard vient d'une famille noble, la famille de Mässing, Memlem ou Wachenzell, d'origine bavaroise. Son père est Hartnid l'ancien, ses frères Hartnid le jeune, Regenhard et Uto.
Après que dans le diocèse d'Eichstätt l'abbaye de Kastl(de) adopte la réforme de Hirsau, l'évêque Gebhard impose cette réforme à l'abbaye de Heidenheim, d'abord en renouvelant les chanoines. Le pape Eugène III approuve cette procédure et le plan de Gebhard pour reconstruire un monastère bénédictin à Heidenheim. La mort de Gebhard en 1149 contrecarre le plan, son successeur Burchard est du côté des anciens chanoines qui rejettent la conversion. À l'instigation du chanoine Ilsungus, un réformiste, le pape Eugène III ordonne l'expulsion des chanoines de Heidenheim et l'établissement d'un monastère bénédictin. Il charge Adam d'Ebrach et l'évêque de Bamberg Eberhard von Otelingen de cette mission après avoir écarté Burchard et l'archevêque de MayenceHeinrich Ier Felix von Harburg. L'excommunication n'est pas prononcée, après de longues négociations à Nuremberg, les chanoines acceptent cette nouvelle vie monastique en 1151 dans une lettre à Eberhard von Otelingen. Le pape Eugène III envoie l'abbé Adelbert de Michelfeld pour s'assurer de la mise en œuvre de la réforme. Burchard soutient la résistance pour contrer l'influence de l'évêque de Bamberg. L'abbé renonce. Le pape envoie les légats, Bernhard et Gregor, pour remplacer l'abbé. Les légats obtiennent avec l'approbation de Frédéric Barberousse la démission de Burchard, qui serait décédé la même année.