Caméra Paillard-Bolex H16

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MarquePaillard-Bolex, devenue Bolex International
ModèleH16
ViséeViseur clair, viseur reflex
PAILLARD-BOLEX
Image associée à la caméra
Paillard-Bolex H16, équipée d’un zoom.

Marque Paillard-Bolex, devenue Bolex International
Modèle H16
Visée Viseur clair, viseur reflex
Format Format 16 mm, Super 16
Chargement Semi-automatique : bobines de 15 ou 30 mètres ; H16 REX-5 : galettes de 60 ou 120 mètres

La Paillard-Bolex H16 est une caméra argentique 16 mm destinée d’abord aux amateurs, puis adoptée par les professionnels du documentaire, construite en Suisse de 1935 à 1975. « La caméra Paillard H 16 est un instrument de haute précision : elle a fait ses preuves aussi bien sous les tropiques qu'aux Pôles, et le possesseur d'une Paillard H 16 sait qu'il n'a personne à envier. Elle reçoit les bobines 15 ou 30 mètres, noir ou couleur et, par simple changement de débiteurs, le film sonore à une seule rangée de perforations. Le chargement est semi-automatique, très rapide et sans aléa[1]. »

Angoroj, premier film professionnel de long métrage (60 minutes) en langue espéranto, réalisé en 16 mm par Jacques-Louis Mahé (1963).

Jacques Bogopolsky, Russe immigré en Suisse, construit sa première caméra à 28 ans, au sein de sa propre société. Elle est au format 35 mm, et comme beaucoup d’inventions hâtives à toute époque, elle mène son propriétaire à la faillite. Mais Jacques Bogopolsky, devenu Jacques Bolsey, ne se décourage pas et il dessine alors une petite caméra pour un nouveau format que vient de lancer l’industriel américain George Eastman, fondateur de Kodak : le 16 mm. Sous le nom de Bolex Auto-Ciné, il développe plusieurs modèles de cet appareil, et intéresse ainsi Longines, société horlogère suisse centenaire. Au bout de deux ans, celle-ci se retire, ne croyant pas à l’avenir d’un tel appareil. En 1930, c’est une autre entreprise suisse, Paillard, qui a construit des boîtes à musique au 19ème siècle puis des phonographes et gramophones au début du 20ème siècle, connue également pour ses machines à écrire Hermès, qui cherchant à se diversifier rachète l’invention de Jacques Bolsey et la développe sous la direction d’un ingénieur maison, Marc Renaud. « La version traditionnelle de l’histoire tendait à présenter la situation de manière plutôt simple : Bolex est le nom d’une marque produite par l’entreprise Paillard, marque représentée surtout par une caméra qui fut inventée par Jacques Boolsky. L’inventeur prétendu de la Bolex n’inventa en fait rien de la caméra qui dès 1935 se fera connaître sous ce nom. Les brevets vendus par Boolsky s’avérant inutilisables et les machines défectueuses, Paillard dut en effet repartir de zéro pour inventer une Bolex qui n’avait gardé de “l’invention de Boolsky” que le nom. La Bolex telle qu’on la connaît est l’invention des ingénieurs de Paillard[2]. » Il faudra encore plusieurs années d’essais et d’améliorations mécaniques pour mettre enfin sur le marché en 1935 la première Paillard-Bolex H16. C’est un succès immédiat : 233 caméras en 1935, 2 066 en 1939, 6 905 en 1950 !

Des versions aux formats 9,5 mm (H9) et mm (H8) seront présentées au public à la fin des années 1930. Une version professionnelle tardive au format Super 16 offrira en plus la possibilité d’adapter un magasin de 60 ou 120 mètres de pellicule[3].

Description générale des Paillard-Bolex H16

Références

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