Francolin coqui
espèce d'oiseau
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Campocolinus coqui
| Règne | Animalia |
|---|---|
| Embranchement | Chordata |
| Sous-embr. | Vertebrata |
| Classe | Aves |
| Ordre | Galliformes |
| Famille | Phasianidae |
| Genre | Campocolinus |
Le Francolin coqui (Campocolinus coqui, anciennement Peliperdix coqui) est une espèce d'oiseaux de la famille des Phasianidae.
Description
Cet oiseau mesure de 20 à 28 cm de longueur pour une masse d'environ 255 g pour le mâle et de 232 pour la femelle. Le mâle présente une tête et un cou ocre jaune. La femelle ressemble superficiellement au Francolin de Shelley (Scleroptila shelleyi) mais est plus petite et plus pâle avec une large bordure blanche autour des yeux[1].
Répartition
Cet oiseau est disséminé dans l’ouest de l’Afrique : du sud de la Mauritanie au nord du Nigéria avec des populations isolées au Mali, au Niger et en Éthiopie. Il est plus répandu dans le sud de l’Angola, le sud-est du Cameroun, en Afrique du Sud, en Tanzanie, en Ouganda, au Botswana en Namibie[2] et au Swaziland[1].
Sous-espèces
Selon la classification de référence du Congrès ornithologique international (version 15.1, 2025)[3], le Francolin coqui est représenté par 4 sous-espèces (ordre phylogénique) :
- Campocolinus coqui spinetorum (Bates, GL, 1828) — de la Mauritanie et du Mali au nord du Nigéria ;
- Campocolinus coqui maharao (Sclater, WL, 1927) — sud de l'Éthiopie, centre et est du Kenya ;
- Campocolinus coqui hubbardi (Ogilvie-Grant, 1895) — ouest et sud du Kenya, nord de la Tanzanie ;
- Campocolinus coqui coqui (Smith, A, 1836) — du Gabon et de la république démocratique du Congo au sud du Kenya et à l'Ouganda et jusqu'à l'Afrique du Sud.
Les sous-populations buckley et angolensis sont comprises avec la sous-espèce C. c. spinetorum. La sous-population thikae est comprise avec la sous-espèce C. c. maharao. Les sous-populations ruandae, kasaicus, vernayi, hoeschianus, lynesi, stuhlmanni et campbelli sont comprises avec la sous-espèce nominale.
F. c. spinetorum a le ventre crème non barré avec la couronne et les rémiges primaires nettement teintées de roux[2]. . F. c. maharao est plus petite avec le ventre non barré et toutes les parties inférieures lavées de fauve. F. c. hubbardi a le Ventre crème non barré et la couronne mouchetée de gris. Les populations du Botswana et de la Namibie de la sous-espèce nominale sont plus pâles et à queue plus longue, celles de l’Ouganda sont plus lourdement barrées.
Habitat
Le Francolin coqui fréquente toute une gamme d’habitats jusqu’à 2 200 m d’altitude : boisements secs alternant avec des zones herbeuses, aires sableuses pourvues d’un couvert buissonneux, abords des zones cultivées, plantations pourvues d’un tapis herbeux et savane herbeuse parsemée de broussailles (Urban et al. 1986).
Alimentation
Son régime alimentaire comporte des graines de plantes herbacées et de céréales cultivées, des feuilles et des invertébrés dont des fourmis, des termites, des coléoptères, des sauterelles et leurs larves. Il ne semble pas creuser le sol pour en extraire des bulbes et des racines comme le font de nombreux francolins africains (Urban et al. 1986).
Mœurs
le Francolin coqui se tient généralement en couples ou par petits groupes, constituant des compagnies comptant jusqu’à huit individus. Farouche et souvent dissimulé dans le couvert végétal, il préfère s’enfuir en courant qu’en volant. Parfois, il reste couché sur le sol et se fige sur place pour échapper à ses prédateurs. Il est donc difficile à lever mais il prend son essor dans un vol puissant en cas de danger pressant. Il passe la nuit sur le sol plutôt que dans les arbres. Sa démarche est lente, avec le corps à l’horizontale et la tête tenue à la verticale. Il émet ses cris du sol et les mâles semblent assez belliqueux à l’approche de la saison de reproduction (Madge & McGowan 2002).
Voix
Le chant, poussé tôt le matin ou en fin d’après midi, consiste en une succession de sept à dix notes, ter, ink, ink, terra, terra,terra, terra, terra de puissance décroissante, les seconde et troisième notes étant les plus fortes. Un autre cri, aigu et répété plusieurs fois, est assez fréquent co-qui co-qui, co-qui (Urban et al. 1986).
Nidification

La ponte a lieu en juillet au Nigeria, de fin août à mars au Zaïre, d’octobre à avril avec un pic entre novembre et février en Afrique du Sud et probablement de mai à juin en Éthiopie. L’espèce est considérée comme monogame et territoriale. Le nid est une légère dépression grattée sur le sol avec un revêtement d’herbes et de feuilles, habituellement dissimulée au pied d’un fourré. Les jeunes restent avec les adultes pendant plusieurs mois, mais il existe un fort taux de prédation par les rapaces, les serpents et les chats sauvages (Urban et al. 1986).
Statut et conservation
Selon del Hoyo et al. (1994), il s’agit de l’un des francolins africains les plus communs, son aire de distribution atteignant 4 500 000 km2. La seule donnée de densité chiffrée fait état d’une moyenne de trois individus au km2 sur l’ensemble de cinq sites du parc national du lac Mboura en Ouganda dans les années 1980. Mais son abondance varie beaucoup à travers son aire : au Mali où il est donné rare ; en Éthiopie, où il est commun à peu commun ; en Afrique du Sud, où il est peu commun dans le parc national Kruger. Au Zimbabwe, la durée de la chasse devrait être limitée de juillet à septembre. En certaines localités, le Francolin coqui peut être vulnérable à diverses maladies comme la variole aviaire. Il paraît sensible à la perte du tapis herbacé, au point de disparaître des zones brûlées ou rasées par le surpâturage. Madge & McGowan (2002) le qualifient de commun dans la majeure partie méridionale de son aire, mais nettement localisé, peu commun ou même rare dans l’ouest de l’Afrique et en Éthiopie ; peu commun et localisé dans l’ensemble du Kenya mais très abondant dans la vallée du Rift.
Galerie
- Un individu dans le parc national de Marakele en Afrique du Sud.
- Un individu au Kenya ou en Tanzanie.
- Un mâle dans le Parc national Kruger en Afrique du Sud.