Canon de 194 GPF
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Le Canon de 194 mm Modèle Grande Puissance Filloux sur affût chenille St Chamond abrévié en Canon de 194 GPF est le premier Canon automoteur chenillé français, conçu à la fin de la Grande Guerre il est novateur avec de nombreuses caractéristiques modernes pour son époque.
| Canon de 194 GPF | |
Un canon de 194 mm GPF au US Army Artillery Museum à Fort Sill, dans l'Oklahoma. | |
| Caractéristiques de service | |
|---|---|
| Type | Artillerie automotrice |
| Service | 1920 - 1944 |
| Utilisateurs | |
| Conflits | Seconde Guerre mondiale |
| Production | |
| Concepteur | Louis Filloux Émile Rimailho |
| Année de conception | 1918 |
| Constructeur | Saint-Chamond APX |
| Production | 1918 - 1919 |
| Unités produites | 50 exemplaires |
| Variantes | 19,4 cm Kanone 485/585 (f) |
| Caractéristiques générales | |
| Longueur | 7,775 m[1] |
| Hauteur | 2,54 m[a] |
| Masse au combat | 29 600 kg[b] |
| Blindage (épaisseur/inclinaison) | |
| Blindage | aucun |
| Armement | |
| Armement principal | canon de 194 mm
vélocité : 640 m/s |
| Mobilité | |
| Moteur | Panhard SUK4 M2 |
| Puissance | 120 hp |
| Vitesse sur route | 8 km/h |
| Vitesse tout terrain | 3 km/h[5] |
| modifier |
|
Conception
Le véhicule chenillé à été conçu par le colonel Émile Rimailho, directeur technique de la Compagnie des forges et aciéries de la Marine et d'Homécourt (Saint-Chamond). Le canon, lui est un dérivé du Canon de 155 mm GPF[6] et conçu à l'Atelier de construction de Puteaux (APX) par Louis Filloux.
Le Canon de 194 GPF était supposé être déployé en tant que canon de campagne lourd mais avec la fin de la guerre cette option fut abandonnée et seulement 100 des 200 canons prévus sont produits. Une prototype du véhicule est monté d'un canon de 220 mm de Saint-Chamond, bien que cette version ait démontré son utilité lors de tests en 1918, près de Verdun, l'armée française choisis pour le GPF de 194 mm et le 280 mm de Schneider donnant le Mortier de 280 mm Schneider sur affût-chenilles St Chamond (en), tout deux sur le même châssis appelé affût-chenille et utilisant le même avant-train pour transporter 60 munitions et un générateur électrique de 120 hp SUK4 M2[3]. Les deux véhicules étant propulsés par deux moteurs électriques, l'énergie étant transférée depuis le générateur vers les moteurs de l'affût par un câble électrique flexible. Le canon est déplacé vers l'arrière du châssis lors du transport[1]. Comparé au Gun Carrier Mark I, une artillerie automotrice britannique contemporaine, le Canon de 194 GPF est bien plus avancé, il est conduit par une seule personne, a des freine hydrauliques et le canon a un système de recul pneumatique à ajustement automatique.
Service
La production commence en . Deux jours avant l'armistice, le véhicule est testé sans canon à Saint-Chamond. En , Saint-Chamond attendait toujours la livraison de la masse oscillante construite par APX.
Durant l'entre-deux-guerres, ils sont utilisés avec le 280 mm de Schneider par le 184e régiment d'artillerie[7] à Valence, dans la Drôme et par le 154e régiment d'artillerie à Briançon en 1939, ils ne furent pas ou très peut utilisés en 1940 et la plupart furent détruits par les troupes battant en retraite.
Au début de la Seconde Guerre mondiale, 36 pièces sont encore en service et certaines sont capturées par les allemands. Ces véhicules sont mis en service dans la Wehrmacht sous la dénomination 19,4 cm Kanone 485(f) Selbstfahrlafette[3]. Au moins trois ont été utilisés contre les soviétiques à Léningrad et à Sébastopol, des canons de 194 mm sont montés sur des affûts de Mortier de 270 mm modèle 1889 et utilisés pour la défense côtière du Danemark[5]. Deux ont été utilisés par les Italiens en tant qu'artillerie côtière près de Rome sous la dénomination Cannone da 194/32[3].
Le seul exemplaire survivant provient d'Italie et est exposé à l'US Army Artillery Museum de Fort Sill dans l'Oklahoma[8].