Casquette d'Afrique
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La casquette d'Afrique était un type de coiffure légère militaire qui est généralement utilisée par les armées métropolitaines et coloniales françaises du début des années 1830 aux années 1860.
À la fin du XVIIIe siècle, l'évolution de l'uniforme militaire européen avait conduit à la distinction entre un uniforme de parade avec shako rigide et un autre plus simple avec une casquette souple pour le service.
À l'époque, il était admis que les principaux adversaires des armées européennes seraient les autres armées européennes, de sorte qu'il était coutume que l’uniforme de parade soit porté au combat, sauf caprices de la météo. Toutefois les puissances coloniales, comme la Grande-Bretagne, n'avaient pas les mêmes contraintes, et menaient leurs guerres coloniales avec des uniformes simplifiés aux modifications locales. La France adopta également ce principe lorsqu'elle se lança dans l'expansion coloniale en Algérie en 1830.
Description

La toute nouvelle Armée d'Afrique fut initialement revêtue d'uniformes bleu foncé et de lourds shakos de cuir recouverts de tissu noir avec de larges plaques de laiton, mais les Français constatèrent rapidement que leurs uniformes étaient inadaptés au rude climat de l'Algérie. Bientôt, ils portèrent leurs uniformes de service avec le bonnet de police de toile d'origine napoléonienne. Le bonnet de police français portait un large revers (le turban) et un pompon au bout d'une coiffe allongée (la flamme). La longue flamme pouvait être portée tombante sur l'épaule, ou enroulée dans le turban, avec juste le gland pendant à travers une ouverture du turban. Pour l'infanterie, la flamme était garance (pourpre), tandis que le turban était bleu foncé. Quatre passepoils bleu foncé partaient de la base du turban à la pointe de la flamme. Un insigne de tissu (grenade par exemple) était souvent porté à l'avant du turban.

