Catastrophe aérienne d'Agadir
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La catastrophe aérienne d'Agadir est un accident aérien survenu le dans le massif du Haut-Atlas, au nord-est d'Agadir, au Maroc. Le Boeing 707 exploité par Jordanian World Airways pour le compte de Royal Air Maroc, qui effectuait un vol charter entre l'aéroport de Paris-Le Bourget et l'aéroport d'Agadir-Inezgane, a percuté le relief au cours de sa descente vers Agadir[1].
| Catastrophe aérienne d'Agadir | |||
JY-AEE, le Boeing 707 impliqué, ici à l'aéroport de Francfort-sur-le-Main la veille de l'accident. | |||
| Caractéristiques de l'accident | |||
|---|---|---|---|
| Date | |||
| Type | Impact sans perte de contrôle | ||
| Phase | Approche | ||
| Site | Massif du Haut-Atlas, au nord-est d'Agadir, au Maroc | ||
| Coordonnées | 30° 35′ 13″ nord, 9° 24′ 40″ ouest | ||
| Caractéristiques de l'appareil | |||
| Type d'appareil | Boeing 707-321C | ||
| Compagnie | Jordanian World Airways, pour le compte de Royal Air Maroc | ||
| No d'identification | JY-AEE | ||
| Lieu d'origine | Aéroport de Paris-Le Bourget, France | ||
| Lieu de destination | Aéroport d'Agadir-Inezgane, Maroc | ||
| Passagers | 181 | ||
| Équipage | 7 | ||
| Bilan | |||
| Morts | 188 | ||
| Survivants | 0 | ||
| Géolocalisation sur la carte : Maroc
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| modifier |
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Les 181 passagers et les sept membres d'équipage ont tous été tués. Avec 188 morts, l'accident demeure le plus meurtrier survenu au Maroc et le plus meurtrier impliquant un Boeing 707[2].
Appareil

L'appareil impliqué était un Boeing 707-321C portant le numéro de série 18767 et le numéro de ligne 376. Construit en 1964, il était équipé de quatre turboréacteurs Pratt & Whitney JT3D-3B. Il totalisait 39 749 heures de vol au moment de l'accident[1].
L'avion avait été livré à la Pan American World Airways le sous l'immatriculation N797PA. Il avait été transféré à Alia, devenue par la suite Royal Jordanian Airlines, le et réimmatriculé JY-AEE[3].
Vol et occupants
Le vol était organisé par Royal Air Maroc. L'appareil et son équipage étaient fournis par Jordanian World Airways, l'activité charter de la compagnie jordanienne Alia[1].
Le Boeing transportait 181 passagers. Parmi eux figuraient 177 Marocains, principalement des travailleurs établis en France qui rentraient au Maroc pour les vacances, ainsi que quatre touristes européens. Six membres d'équipage étaient jordaniens ; la septième, l'hôtesse Maria Virou, était finlandaise[4].
Selon les informations publiées à l'époque, l'appareil avait quitté l'aéroport de Paris-Le Bourget dans la nuit du 2 au . Le dernier contact avec le contrôle aérien d'Agadir a eu lieu vers 4 h 28, quelques minutes avant l'accident. L'équipage n'avait alors signalé aucune anomalie[4].
Accident
L'avion avait commencé sa descente vers l'aéroport d'Agadir-Inezgane. Selon l'Aviation Safety Network, il descendait depuis le niveau de vol 80 en vue d'une approche vers la piste 29 lorsque l'extrémité de son aile droite et son moteur extérieur droit, le moteur numéro 4, ont heurté un sommet à une altitude d'environ 2 400 pieds, soit 730 mètres[1].
Une partie de l'aile droite, comprenant le moteur numéro 4, s'est séparée lors du premier impact. L'équipage a perdu le contrôle de l'appareil, qui s'est ensuite écrasé dans un ravin. Aucun des 188 occupants n'a survécu[1].
Le premier communiqué des autorités marocaines situait l'accident à environ 70 km au nord-est d'Agadir[4]. Des informations publiées quelques jours plus tard et attribuées à l'entourage de la commission d'enquête indiquaient que l'avion se trouvait à environ 40 km à vol d'oiseau de l'aéroport au moment de l'impact[5].
L'appareil a été entièrement détruit. Environ deux cents militaires ont participé aux recherches sur le site, notamment afin de retrouver les enregistreurs de vol[4].
Enquête
Une commission d'enquête réglementaire a été constituée par le ministre marocain des Travaux publics après l'accident[4].
Le , les circonstances de l'accident étaient encore présentées comme inexpliquées. Selon les informations provenant de l'entourage de la commission, les équipements de bord semblaient avoir fonctionné normalement et le pilote n'avait signalé aucune anomalie au contrôle aérien peu avant l'impact[5].
Les premières constatations indiquaient toutefois que l'appareil ne se trouvait pas dans l'axe attendu de la piste. Il aurait dévié vers l'est au lieu de poursuivre vers le sud. L'équipage jordanien n'avait jamais effectué cette liaison auparavant[5].
Conditions météorologiques
Les premières informations publiées après l'accident évoquaient une brume dense due aux fortes chaleurs comme une explication possible de l'absence de contact visuel avec le relief[4].
Cette hypothèse a cependant été contredite quelques jours plus tard par des informations attribuées aux enquêteurs, selon lesquelles le ciel était clair et la visibilité atteignait environ 10 km au moment de l'accident[5]. La mauvaise visibilité ne peut donc pas être présentée, sur la seule base des sources contemporaines disponibles, comme une cause établie de la catastrophe.
La possibilité d'un incendie avant l'impact a également été évoquée à partir de témoignages, sans qu'elle soit établie à ce stade de l'enquête. Le , l'enregistreur de vol recherché sur le site n'avait toujours pas été retrouvé[5].