Cathédrale Marie-Reine-du-Monde de Port-Saïd
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La cathédrale Marie-Reine-du-Monde de Port-Saïd, communément appelée cathédrale française de Port-Saïd, est une co-cathédrale catholique située à Port-Saïd, en Égypte. Construite par Ange-Marie Hiral, elle était le siège du vicariat apostolique de Port-Saïd jusqu'en 1987, faisant partie aujourd'hui de la circonscription du vicariat apostolique d'Alexandrie d'Égypte.
| Cathédrale Marie-Reine-du-Monde de Port-Saïd | ||
Cathédrale française vue de la rue Kitchener (auj. rue du 23 juillet). | ||
| Présentation | ||
|---|---|---|
| Nom local | Cathédrale française de Port-Saïd | |
| Culte | Catholique | |
| Dédicataire | Marie (mère de Jésus) | |
| Type | Cathédrale | |
| Rattachement | Vicariat apostolique d'Alexandrie d'Égypte | |
| Architecte | Jean Hulot | |
| Style dominant | Romano-byzantine | |
| Géographie | ||
| Pays | ||
| Gouvernorat | Port-Saïd | |
| Commune | Port-Saïd | |
| Coordonnées | 31° 16′ 03″ nord, 32° 18′ 33″ est | |
| Géolocalisation sur la carte : Égypte
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| modifier |
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Situation
À l'origine, la cathédrale est située sur un terrain en face de l'évêché et donnant sur la mer[1]. Aujourd'hui elle est située sur la rue du (anciennement rue Kitchener), en face de la mosquée Abdel-Rahman Lutfi.
Histoire
L'emplacement de la cathédrale est choisi sur un terrain vague situé juste en face de l’évêché et donnant sur la mer[1]. Le roi Fouad Ier autorise la vente de ce terrain en 1929 et Mgr Ange-Marie Hiral l'achète[1].
Le , l’autorisation de construire une église était accordée. Le , le contrat de construction fut signé avec l’entreprise J. J. Alberti. Le , la première pierre est posée et bénite par Mgr Ange-Marie Hiral[1]. L'église est construite principalement à l'aide d'une souscription populaire[1].
Le nom Marie-Reine-du-Monde est choisi par Mgr Ange-Marie Hiral, qui a une passion pour Marie. L'évêque dont le nom à l'état civil est Joseph Paul avait ainsi pris le nom de Frère Ange-Marie lors de sa vêture chez l'ordre des frères mineurs (franciscains) en 1887[2].
En , le cardinal Joseph MacRory, alors en route pour l'Australie, bénit la chapelle provisoire, installée dans la future sacristie[1].
Le , le cardinal Dennis Dougherty, archevêque de Philadelphie, légat du pape se rendant au Congrès eucharistique de Manille, bénit la cathédrale[1].
Une bannière de Marie Reine du Monde, réalisée par Ange-Marie Hiral, part de Port-Saïd le . Elle fait le tour du monde et revient le , selon une prophétie de Catherine Labouré: « elle sera portée en bannière et fera le tour du monde ».
Le , en vertu du décret Cum olim de la Congrégation pour les Églises orientales, le vicariat apostolique de Port-Saïd est supprimé et son territoire a été rattaché à celui du vicariat apostolique d'Alexandrie d'Égypte. Le même décret confère au vicaire apostolique d'Alexandrie d'Égypte le droit de porter également le titre de vicaire apostolique de Port-Saïd[3].
Architecture
L'architecte de la cathédrale est Jean Hulot. Elle est de style romano-byzantin, avec des pierres roses et jaune crème des carrières de Fayed, située dans le vicariat de la cathédrale[1]. Les fenêtres de la nef sont surmontées d'ornements de briques rouges.
Statues et peintures
La statue de la Vierge qui domine le maître-autel, dite la Vierge au globe d'or, est l'œuvre de la maison belge Billaux-Grossé (Bruxelles)[1].
Dans la chapelle absidale, la statue de Marie entre les lampadaires du maître-autel, a un collier dont les pierres ont été offertes par le pape Pie XI[1].
Madame Frémont, des Beaux-Arts de Paris, peint la voûte du chœur et la voûte du sanctuaire[1].
Dans la nef de droite, la bannière de Marie Reine du Monde a été réalisée par Ange-Marie Hiral lui-même[1].