L'histoire de la cathédrale remonte à la venue supposée de l'apôtre Pierre à Oria en 44 après J.-C. et surtout à la présence de saint Oronze en 58 après J.-C., qui aurait consacré au christianisme un temple dédié à Saturne et désigné le premier évêque (épiscope) d'Oria.
En 880, l'évêque Théodose fit construire une nouvelle église dans laquelle il plaça des reliques des saints martyrsCrisant et Daria[1] offertes par le pape Étienne V pour le récompenser d'une mission diplomatique à Constantinople. De même, il reçut de Palestine en 873 les reliques de Barsanuphe, saint ermite du Vesiècle, qu'il plaça dans un sanctuaire situé dans une grotte, avant qu'elles soient transférées dans la cathédrale, où elles sont encore conservées aujourd'hui. Saint Barsanuphe est le protecteur de la ville et du diocèse (fête le )[2].
En 1225, l'évêque Peregrino I (1216-1225) cèda à l'empereur Frédéric II les terrains sur lesquels se trouvait l'église afin de permettre la construction du château et reçut en échange l'emplacement actuel de la cathédrale, sur la colline du Vaglio. La cathédrale dédiée à «Sainte Marie Assumée au Ciel» ou à «Sainte Marie de l'Évêché» est donc érigée à cet endroit. La construction fut achevée en 1343. La façade, typiquement romane, présentait une rosace et un portique soutenu par des colonnes reposant sur des lionsstylophores. L'intérieur était en forme de croix latine et la nef centrale était séparée des nefs latérales par deux rangées de colonnes[3].
La forme actuelle de la cathédrale est due à l'évêque Castrense Scaja (1746-1755) qui, en 1750, fit démolir l'ancienne église médiévale de style roman (qui était en danger à cause d'un tremblement de terre survenu le ) et fit construire le nouvel édifice en style baroque.
L'intérieur de la cathédrale.
Pendant la construction de la nouvelle cathédrale baroque, conçue par l'architecte Giustino Lombardi, deux colonnes de marbre vert de l'ancienne cathédrale romane furent achetées pour 8 000ducats par le roi de NaplesCharles VII afin d'embellir la chapelle du palais royal de Caserte et de financer le nouveau projet[4].
Des corps momifiés se trouvent dans la «crypte des momies» située sous le bâtiment, oratoire au XVIesiècle dont les murs ont été creusés de 22 nichescinéraires contenant les cadavres momifiés des membres de l'archiconfrérie de la Mort (Arciconfraternita della Morte). Au-dessus des niches, étaient déposés les crânes des momies les plus anciennes, retirés de leurs compartiments pour faire place aux nouveaux défunts[6].