Cathédrale Saint-Cyriaque d'Ancône
cathédrale à Ancone, Italie
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La cathédrale Saint-Cyriaque (en italien Duomo di Ancona, officiellement Basilica Cattedrale Metropolitana di San Ciriaco) est une église de style romano-byzantin du XIIe siècle située à Ancône, dans les Marches (Italie centrale) et dédiée à saint Cyriaque de Jérusalem. Cathédrale métropolitaine de l'archidiocèse d'Ancône-Osimo, elle se dresse à une position pittoresque au sommet du mont Guasco, autrefois occupé par l'acropole de la cité gréco-dorique, d'où elle domine toute la ville d'Ancône et son golfe.
| Cathédrale Saint-Cyriaque d'Ancône | |
La façade, en marbre grec et en marbre rouge de Vérone, avec le grand protiro. | |
| Présentation | |
|---|---|
| Nom local | Duomo di Ancona |
| Culte | Catholicisme |
| Type | Cathédrale |
| Rattachement | Archidiocèse d'Ancône-Osimo |
| Début de la construction | Début XIe siècle |
| Fin des travaux | 1189 |
| Style dominant | Style romano-byzantin |
| Géographie | |
| Pays | |
| Région | |
| Ville | Ancône |
| Coordonnées | 43° 37′ 31″ nord, 13° 30′ 37″ est |
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Histoire et architecture

C’est un bel édifice roman en pierre grise, bâti en forme de croix grecque dominée par un dôme. La façade possède une protiro gothique, attribuée à Giorgio da Como[1], soutenu par deux lions stylophores, sculptures symboliques. Le lion de droite se bat contre un basilic, le lion de gauche tient un bélier dans ses pattes[2],[3].
L'église se dresse sur les vestiges du temple d'Aphrodite datant du IVe siècle av. J.-C. Une église paléochrétienne de plan basilical fut construite au VIe siècle sur les ruines du temple. Au XIe siècle, l'église fut agrandie, transformant son plan en une croix grecque ; a été consacrée en 1128, mais achevée seulement en 1189. En 1234, un nouveau dôme fut érigé et le grand protiro fut construit[2].
L’intérieur a conservé dans l’ensemble son caractère initial et conserve des sculptures byzantines et de la Renaissance. Chaque transept possède une crypte ; le corps de Cyriaque de Jérusalem est conservé dans celle de droite (crypte des saints patrons). L'église possède dix colonnes attribuées au temple dédié à Aphrodite surmonté de chapiteaux d'art byzantin. Les dalles de pierre gravées byzantines, qui représentent des scènes symboliques, présentent un intérêt particulier ; elles sont réalisées selon la technique de "sculpture par incrustation de mastic"[2].
La cathédrale est endommagé lors du bombardement d'Ancône par la marine austro-hongroise le , le premier jour de la guerre pour l'Italie. Elle a été élevée à la dignité de basilique mineure par le pape Pie XI en .
Parmi les particularités géographiques d'Ancône, on peut citer la possibilité d'admirer le reflet du soleil sur la mer au lever comme au coucher du soleil, et celle d'observer les montagnes dalmates par temps particulièrement clair ; ces trois spectacles sont accessibles depuis la place de la cathédrale. En 1838, l'historien suisse Jean de Sismondi écrivait[4]:
« Du portique [de la cathedrale], on découvre à droite, les montagnes neigeuses de la Dalmatie ; à gauche, la côte riante et varieé, tandis que le soleil apparaît et se levè et se coucher dans les ondes. »
Galerie
- Intérieur du dôme et plafonds en forme de «carena di nave» ("coque de navire").
- Croisée et transept droit.
- Tableau de Notre-Dame de Tous les Saints dans son sanctuaire réalisé par Luigi Vanvitelli.
- Dalle de pierre gravée (art byzantin) : roi David, Vierge de l'Annonciation, archange Gabriel, saint Jean l'Évangéliste, Jérémie, Habacuc, saint Cyriaque.
- Dalle de pierre gravée (art byzantin): phénix, aigle et lapin, paons, griffons. Le paon à la queue basse, symbole d'humilité, qualité essentielle pour toute personne qui se consacre à la connaissance, est l'emblème de l'université d'Ancône.