Cathédrale d'Andria
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| Cathédrale Notre-Dame-de-l'Assomption d'Andria | |
| Présentation | |
|---|---|
| Nom local | Cattedrale di Santa Maria Assunta |
| Culte | Catholique romain |
| Type | Cathédrale |
| Rattachement | Diocèse d'Andria |
| Début de la construction | XIe siècle |
| Autres campagnes de travaux | XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles |
| Style dominant | Roman, gothique et baroque |
| Géographie | |
| Pays | |
| Région | |
| Province | Barletta-Andria-Trani |
| Ville | Andria |
| Coordonnées | 41° 13′ 33″ nord, 16° 17′ 44″ est |
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La cathédrale d'Andria ou cathédrale Notre-Dame-de-l'Assomption (en italien : cattedrale di Santa Maria Assunta) est une église catholique romaine d'Andria, en Italie. Il s'agit de la cathédrale du diocèse d'Andria.
La cathédrale fut construite par Godefroi de Hauteville, seigneur d'Andria, entre la fin du XIe et le début du XIIe siècle, sur une église antérieure dédiée à saint Pierre, datant d'avant l'an mil et qui correspond aujourd'hui à la crypte du bâtiment. Cette construction pré-normande correspond à l'espace du chœur actuel et avait son entrée au sud.
En 1063, la cathédrale fut agrandie et trois nefs communicantes furent ajoutées par douze piliers avec des arcs en plein cintre typiques de l'art roman apulien. Sur le dernier pilier à droite, quatre hexamètres ont été gravés, et qui existent encore.
Dans la cathédrale, les Normands ont laissé leur empreinte en y installant la sépulture d'Emma, épouse du comte Richard (Ricardo) d'Altavilla. Les Souabes y ont également installé deux sépultures : celles d'Isabelle II de Jérusalem et d'Isabelle d'Angleterre, toutes deux épouses de Frédéric II. Aujourd'hui, elles se trouvent dans la crypte, mais elles étaient autrefois exposées à l'extérieur de la cathédrale, où se dressaient deux mausolées détruits par la suite par les Angevins, ennemis des Souabes.
Au milieu du XIVe siècle, l'église fut pillée par l'armée du roi Louis Ier de Hongrie et nécessita quelques travaux qui furent réalisés dans la première moitié du siècle suivant. En 1414, le duc d'Andria François des Baux fit agrandir encore la cathédrale. L'espace du chœur (presbytère) fut agrandi, avec la construction d'un grand arc en ogive qui séparait le bas du haut du presbytère, et l'abside fut construite.


En 1440, le duc François II des Baux agrandit la chapelle de San Riccardo (Richard d'Andria) en la décorant de bas-reliefs en pierre locale représentant des scènes de la vie du saint. En 1473, l'évêque Martino De Soto Mayor fit construire une série de chapelles latérales à côté des deux nefs latérales. Le , les treize chevaliers italiens menés par Ettore Fieramosca prêtèrent serment dans la chapelle Saint-Richard : « Victoire ou mort », avant le célèbre défi de Barletta.
La cathédrale subit d'importantes modifications au XVIIe, au XVIIIe et encore au XIXe siècles, lorsque la façade et le portique extérieur furent construits.
Architecture
Le campanile d'environ 50 m[1] en pierre locale qui flanque l'édifice est le fruit de deux réalisations successives : il s'élève sur une tour à base carrée datant de l'époque lombarde (VIIIe siècle), avec des fenêtres étroites en ogive et de larges fenêtres à meneaux au premier étage. Les Normands l'ont surélevé jusqu'à atteindre le clocher octogonal dont la flèche est surmontée d'un coq, symbole de saint Pierre, afin d'indiquer aux fidèles l'emplacement de l'église Saint-Pierre.
L'intérieur de la cathédrale comporte trois nefs qui rejoignent le transept (caractérisé par un magnifique faux plafond en bois richement décoré) et, de là, à travers le grand arc triomphal en ogive œuvre d'Alessandro Guadagno, on accède au chœur et enfin à l'abside.
Outre les trois nefs, la cathédrale se caractérise par dix chapelles latérales, cinq de chaque côté. Celles-ci ont été rouvertes lors des restaurations réalisées entre 2005 et 2008, sous l'impulsion de Raffaele Calabro, évêque du diocèse d'Andria. L'intervention, rendue complexe par de graves problèmes statiques, a permis de retrouver la riche complexité spatiale d'origine de l'édifice. Dans la phase finale des restaurations, les éléments liturgiques ont été entièrement rénovés avec trois œuvres du sculpteur Luigi Enzo Mattei : l'autel en corail situé au centre de l'espace liturgique, la chaire épiscopale en calcaire local située à droite de l'autel, entre l'entrée de la sacristie et l'abside, l'ambon situé sur le côté droit de l'escalier d'accès au transept. Une porte s'ouvrant dans la deuxième chapelle de gauche donne accès à la chapelle du Saint-Sacrement, construite dans le style baroque dans la première moitié du XVIIe siècle, avec un tabernacle en marbre polychrome et une statue de saint Richard en bronze argenté (1986)[2]. Dans la quatrième à droite, fonts baptismaux en pierre (XVe siècle), dans la cinquième à gauche, toile représentant le Couronnement de la Vierge.
La profonde abside rectangulaire est voûtée en berceau avec des chapiteaux. Sur les côtés longs se trouve un magnifique chœur en bois, rare témoignage matériel de la culture du bois entre la fin de l'époque gothique (1140-1500) et le début de la Renaissance dans les Pouilles. L'ensemble, provenant de l'église San Domenico et réalisé peut-être en au moins deux phases, entre le XVe et le XVIe siècles, est accompagné d'un trône, appelé « Tronetto del Balzo », la seule pièce datant avec certitude du XVe, que la restauration de 2017 a permis de récupérer entièrement[3]
Adossé au mur du fond de l'abside se trouve l'orgue Mascioni opus 482, construit en 1935[4]. L'instrument, à transmission électrique, dispose de 33 registres ; sa console, indépendante, est placée au sol devant le corps de l'orgue et dispose de deux claviers de 61 notes et d'un pédalier concave-radial de 32 notes.