Cavayé Yeguié Djibril

homme politique camerounais From Wikipedia, the free encyclopedia

Cavayé Yéguié Djibril, né le à Mada I (Cameroun français) et mort le à Mada-Kolkoch (région de l'Extrême-Nord, Cameroun), est un homme politique camerounais.

PrédécesseurLawrence Fonka Shang
SuccesseurThéodore Datouo
Date de naissance
Lieu de naissanceMada I (Cameroun français)
Faits en bref Fonctions, Président de l'Assemblée nationale du Cameroun ...
Cavayé Yéguié Djibril
Illustration.
Cavayé Yéguié Djibril en 2012.
Fonctions
Président de l'Assemblée nationale du Cameroun

(33 ans, 11 mois et 14 jours)
Prédécesseur Lawrence Fonka Shang
Successeur Théodore Datouo
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Mada I (Cameroun français)
Date de décès (à 86 ans)
Lieu de décès Mada-Kolkoch (Cameroun)
Nationalité Camerounaise
Parti politique Rassemblement démocratique du peuple camerounais
Résidence Mada-Kolkoch
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Membre du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), il est président de l'Assemblée nationale du Cameroun de 1992 à 2026. Il est également député de la circonscription de Mayo-Sava dans la Région de l'Extrême-Nord.

Biographie

Origines, formation et débuts professionnels

Cavayé Yéguié Djibril naît le à Mada I dans l'arrondissement de Tokombéré, dans le département du Mayo-Sava, dans l'actuelle région de l'Extrême-Nord. Il appartient au groupe ethnique mada[1].

Il étudie au centre régional d'éducation physique et sportive de 1960 à 1963, puis exerce comme maître d'éducation physique et sportive à Maroua. En 1965, il est nommé inspecteur interministériel du Grand Nord[1].

Débuts politiques

Cavayé Yéguié Djibril entre à l'Assemblée législative du Cameroun oriental en . En 1971, il devient chef traditionnel des Mada[1].

Après la création de l'État unitaire, il est élu à l'Assemblée nationale du Cameroun en 1973 et devient questeur au bureau de l'institution. En 1975, il est intégré au comité central de l'Union nationale camerounaise (UNC), alors parti au pouvoir[1].

Après dix ans à l'Assemblée nationale, il est élu deuxième vice-président de l'institution en 1983. En 1985, lorsque le président Paul Biya transforme l'UNC en Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), Cavayé Yéguié Djibril est maintenu au comité central du nouveau parti[1].

Il quitte l'Assemblée nationale à la fin de la législature en 1988 pour devenir adjoint au préfet du Diamaré[1].

Président de l'Assemblée nationale

Cavayé Yéguié Djibril revient à l'Assemblée nationale lors des élections législatives de . Il est ensuite élu président de l'Assemblée nationale[2].

Il est réélu député lors des élections législatives de , puis reconduit à la présidence de l'Assemblée nationale à la mi-1997[1].

Lors de l'ouverture d'une session parlementaire le , il critique les tendances sécessionnistes d'une partie de la population anglophone du Cameroun, estimant que le sécessionnisme menace la stabilité nationale[1].

À la suite des élections législatives de 2002, le bureau politique du RDPC le choisit à nouveau comme candidat du parti au poste de président de l'Assemblée nationale. Il est réélu en , avec 132 voix pour, 27 contre et quatre abstentions[1].

En , il appelle les députés à jouer un rôle actif dans la lutte contre la corruption[1].

Lors des élections législatives de , il est réélu député du RDPC dans la circonscription du Mayo-Sava, dans la Région de l'Extrême-Nord. Il explique sa nouvelle candidature par sa volonté de poursuivre son engagement parlementaire et de soutenir l'action du président Paul Biya[1].

Le , Jean-Bernard Ndongo Essomba, président du groupe parlementaire du RDPC, présente Cavayé Yéguié Djibril comme candidat du parti à la présidence de l'Assemblée nationale. Un autre député du RDPC, Adama Modi, tente cependant de se présenter contre lui, malgré les consignes du parti. Il quitte finalement l'hémicycle avant le vote. Cavayé Yéguié Djibril est réélu avec 130 voix sur 143 députés présents[1].

Le , il est réélu président de l'Assemblée nationale avec 141 voix, alors que 16 députés ne participent pas au vote[1].

Lors des élections législatives de , il est réélu député[3]. Le , il est reconduit à la présidence de l'Assemblée nationale avec 150 voix, tandis que 23 bulletins sont rejetés.

Il est de nouveau réélu président de l'Assemblée nationale en 2016[2].

En 2024, il est reconduit à la tête de la chambre basse du Parlement pour la trente-deuxième fois consécutive[4].

Fonctions traditionnelles

En tant que chef traditionnel des Mada, Cavayé Yéguié Djibril participe en au Forum national des souverains traditionnels du Cameroun. Il est désigné président honoraire du forum et en préside les cérémonies d'ouverture et de clôture[1].

Le forum aboutit à la création du Conseil national des souverains traditionnels du Cameroun. Cavayé Yéguié Djibril y défend le rôle des autorités traditionnelles dans la société camerounaise, tout en affirmant leur coopération avec l'administration de l'État[1].

Dernières années et succession à l'Assemblée nationale

Le , il est remplacé par Théodore Datouo à la présidence de l'Assemblée nationale[5].

En 2026, Cavayé Yéguié Djibril est évacué en Afrique du Sud pour des raisons médicales[6].

Mort

Cavayé Yéguié Djibril meurt le à son domicile de Mada-Kolkoch son village natal, à l’âge de 86 ans. Les causes de sa mort ne sont pas rendues publiques[7].

Conformément à la tradition musulmane, son inhumation a eu lieu le soir même[8].

Notes et références

Voir aussi

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