Dans cette nouvelle le point de vue du narrateur est interne. Les pensées et les sentiments des personnages sont donnés au lecteur, en particulier ceux du petit garçon.
La rafle est amenée de façon implicite par le comportement du père, le code secret entre les deux parents (le pot de géranium à la fenêtre) et le fait que la balade entre le père et le fils n'a pas été faite depuis longtemps, ce qui implique que la famille vit dans la crainte de quelque chose.
On retrouve le registre pathétique qui suscite la pitié chez le lecteur. De plus, l'histoire racontée à travers les yeux de l'enfant accroît cet effet de souffrance et de persécution. Cela amène également le registre réaliste, car la situation n'épargne personne que ce soit les parents ou l'enfant : la famille est déchirée comme tant d'autres à cette époque. On peut même se demander si ce n'est pas une histoire vraie.
On peut constater par ailleurs que l'on ne connaît pas l'identité de la famille : l'enfant appelle ses parents "papa" et "maman". Cela permet aux lecteurs de s’identifier aux personnages.
Le dernier registre est polémique : le narrateur dénonce l'injustice, la persécution, la souffrance et la peur que subit cette famille pendant ce temps de rafle, il pointe du doigt le mal causé par les nazis.