Celso Ceretti
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Celso Ceretti, né le 23 janvier 1844 à Mirandola et mort le 12 janvier 1909 à Ferrare, est un patriote et anarchiste italien.
| Naissance | |
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| Décès | |
| Nationalité |
italienne (à partir du ) |
| Activités |
Homme politique, garibaldino, militaire, combattant pour la liberté |
| Fratrie |
Arturo Ceretti (d) |
| Organisation |
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Combattant garibaldien de la Seconde Guerre d'indépendance italienne, de l'Expédition des Mille, il contribua à l'organisation de la Première Internationale en Italie.
Biographie
Jeune combattant garibaldien
Il participa très jeune à la Seconde Guerre d'indépendance italienne, à l'Expédition des Mille et, par la suite, à toutes les entreprises de Garibaldi : la bataille d'Aspromonte (1862), la Troisième Guerre d'indépendance (1866) et la bataille de Mentana (1867). À la suite de Garibaldi, il prit également part à l'expédition en France en 1870-1871 pour défendre la République contre les Prussiens et se distingua par sa bravoure lors de la bataille de Dijon. C'est en France qu'il entra en contact avec des milieux socialistes.
L'organisation de la Première Internationale
De retour en Italie, il entra en contact avec la Première Internationale par le biais de la section de Genève et rencontra Mikhaïl Bakounine, dont il devint un fervent partisan et avec lequel il entretint une correspondance étroite, d'un intérêt historique considérable. Dans le contexte du conflit entre Marx et Bakounine au sein de l'Internationale, il soutint ce dernier et favorisa la Conférence de Rimini (4-6 août 1872), lors de laquelle fut fondée la Fédération italienne de l'Association internationale des travailleurs et où fut décidée la rupture avec Marx.
Alors qu'il préparait le deuxième congrès de la Fédération italienne, qui devait se tenir à Mirandola, Ceretti fut arrêté avec plusieurs compagnons pour complot contre la sûreté intérieure de l'État, tandis que le congrès était interdit par les autorités (il se tint cependant clandestinement à Bologne). Garibaldi s'opposa vigoureusement à ces arrestations et Ceretti et ses compagnons furent par la suite acquittés lors de l'enquête préliminaire.
Après ces événements, Ceretti, qui doutait déjà de l'opportunité d'une rupture avec Marx, prit progressivement ses distances avec l'anarchisme pour reprendre un rôle de médiateur entre les différentes forces républicaines et socialistes en vue d'un mouvement antimonarchique commun. En 1873, il se rendit en Espagne avec un important contingent de volontaires pour défendre la Première République espagnole, une intervention toutefois trop tardive face à la crise qui allait bientôt conduire à la restauration de la monarchie. Il se rendit ensuite en Bosnie et en Serbie pour participer à la révolte contre les Turcs. En Serbie notamment, il joua un rôle important en tant que conseiller du commandant Mico Ljubibratić.
Retrait progressif de la vie politique
De retour en Italie en 1876, il se retira progressivement de la vie politique et rejoignit la franc-maçonnerie, tout en conservant des idéaux à mi-chemin entre le républicanisme démocratique et le socialisme libertaire. En 1888, il fonda à Mirandola un journal intitulé Il Sole dell'avvenire, à la ligne éditoriale pacifiste et humanitaire inspirée des idées d'Amilcare Cipriani. Cette initiative lui valut, ainsi qu'à Camillo Prampolini, une attaque perpétrée par des anarchistes extrémistes hostiles à Cipriani. Ceretti, blessé, reçut des marques d'estime et de solidarité de démocrates, de républicains, de socialistes et d'anarchistes et refusa d'engager des poursuites civiles contre ses agresseurs.
Notes et références
Bibliographie
- Pier Carlo Masini, Celso Ceretti, in Dizionario biografico degli italiani, vol. 23, Roma, Istituto dell'Enciclopedia Italiana, 1979. URL consultato il 13 agosto 2017.
- Dizionario biografico degli anarchici italiani, voce Celso Ceretti, Pisa, BFS, 2003;
- Franco Andreucci, Tommaso Detti, Il movimento operaio italiano. Dizionario biografico, Roma, Editori Riuniti, 1976, voce Celso Ceretti.
- Gastone Manacorda, Il Movimento Operaio italiano attraverso i suoi congressi. Dalle origini alla formazione del Partito socialista (1853-1892), Roma, Editori Riuniti, 1973.
- G. D. H Cole, Storia del pensiero socialista, vol. II, Marxismo e Anarchismo 1850-1890, Bari, Laterza, 1974.
- George Woodcock, L'Anarchia. Storia delle idee e dei movimenti libertari, Milano, Feltrinelli, 1973.
- Giampietro Berti, Errico Malatesta e il movimento anarchico italiano e internazionale 1872-1932, Milano, Franco Angeli, 2003
- Pier Carlo Masini, Storia degli anarchici italiani da Bakunin a Malatesta, Milano, Rizzoli, 1973
- Nello Rosselli, Mazzini e Bakunin. dodici anni dimovimento operaio in Italia (1860-1872), Torino, Einaudi, 1967
