Centrale nucléaire de Barakah

From Wikipedia, the free encyclopedia

La centrale nucléaire de Barakah (ou Braka) est située sur la côte du golfe Persique des Émirats arabes unis (EAU) dans la région occidentale de l'émirat d'Abou Dabi, à environ 55 km à l'ouest de la ville de Ruwais (en) et à 250 km à l'ouest de la ville d'Abou Dabi.

Émirat
Propriétaire
Emirates Nuclear Energy Corporation (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Faits en bref Pays, Émirat ...
Centrale nucléaire de Barakah
La centrale en construction en 2017.
Administration
Pays
Émirat
Coordonnées
Propriétaire
Emirates Nuclear Energy Corporation (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Construction
mars 2011
Mise en service
Statut
en service
Réacteurs
Fournisseurs
Type
Réacteurs actifs
4
Puissance nominale
4 200 MW (brut)[1].
Production d’électricité
Production totale
~47 TWh

Source froide
Coût
24,4 milliards de dollars américains (22,5 milliards d’euros).
Géolocalisation sur la carte : Émirats arabes unis
(Voir situation sur carte : Émirats arabes unis)
Géolocalisation sur la carte : Moyen-Orient
(Voir situation sur carte : Moyen-Orient)
Fermer

Le choix du site de Barakah a été effectué en 2010 en raison des risques sismiques jugés faibles, de sa distance relativement importante par rapport aux centres urbains, de sa proximité de sources d'eau et de la relative proximité du réseau électrique.

Le , le réacteur Barakah 1 diverge pour la première fois, son premier couplage au réseau est effectué le  ; c’est le 1er réacteur du monde arabe à entrer en service. Sa mise en service commerciale a lieu le . Le quatrième réacteur a été mis en fonction le  ; la centrale devrait produire environ 40 TWh d'électricité par an, de quoi répondre jusqu'à 25 % des besoins en électricité du pays selon l'opérateur public Emirates Nuclear Energy Corporation (ENEC).

Histoire du projet

2008-2009 : appel d'offres

En , le président français Nicolas Sarkozy annonce que sa visite aux Émirats arabes unis sera « l'occasion de signer un accord de coopération pour l'utilisation pacifique de l'énergie nucléaire »[2]. Total, GDF Suez et Areva ont conclu un accord pour proposer deux réacteurs pressurisés européen aux Émirats arabes unis[3].

En , EDF vient soutenir le consortium composé d'Areva, de GDF Suez et de Total pour participer à l'appel d'offres portant sur la construction de deux ou trois réacteurs EPR aux Émirats arabes unis[4].

En , selon le journal La Tribune, le consortium français (Areva, GDF Suez, EDF, Total) a déjà été contraint « de baisser de 10 % son prix jugé trop élevé » par rapport à celui de ses deux concurrents : le japonais Hitachi (allié à General Electric) et le coréen Kepco (associé à Hyundai).

En , l’Emirates Nuclear Energy Corporation (ENEC) annonce que les réacteurs nucléaires seront fournis par un consortium sud-coréen dirigé par Korea Electric Power Company (KEPCO), à la suite d'un contrat de quatre réacteurs signé à hauteur de 20 milliards de dollars.

2010 à 2020 : Construction des réacteurs

Le choix du site de Barakah a été effectué en 2010 dans le cadre du programme nucléaire des Émirats arabes unis (en) en raison des risques sismiques jugés faibles, de sa distance relativement importante par rapport aux centres urbains et aux sources d'eau, et de la relative proximité du réseau électrique[5].

Le , seulement quatre jours après la catastrophe de Fukushima au Japon, le président sud-coréen Lee Myung-bak inaugure le chantier de la future centrale nucléaire de Barakah[6]

La licence, délivrée en par l’Autorité fédérale de réglementation nucléaire (FANR) des Émirats arabes unis, autorise la construction (mais pas encore l'exploitation) de deux réacteurs nucléaires à eau pressurisée de conception coréenne du type APR-1400.

Le , le fournisseur coréen KEPCO annonce avoir terminé d'installer deux des quatre réacteurs nucléaires prévus ; les travaux sont alors achevés à 66 %[7]. Plus de 18 000 personnes travaillent alors sur ce chantier[8].

L'état d'avancement des travaux à la mi- est de 82 % : 96 % pour la tranche 1 et 85% pour la tranche 2, qui devaient alors toutes deux être mises en service en 2018, et respectivement 75 % et 52 % pour les tranches 3 et 4 pour une mise en service prévue en 2019 et 2020[9].

En , le ministre de l'énergie Suhail Mohamed Al Mazrouei justifie le retard par des contrôles de sécurité supplémentaires effectués par les régulateurs. Il annonce aussi qu’Abou Dhabi accueillerait du au une conférence ministérielle internationale sur l’énergie nucléaire, organisée par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).

Avec une puissance électrique installée brute de 5 600 MW et une puissance électrique nette de 5 380 MW, le site de Barakah devrait alors fournir un quart de la consommation d'électricité des Émirats arabes unis. Le groupe Kepco construit déjà quatre APR1400 en Corée du Sud, mais Barakah est son premier chantier à l'exportation[10].

Le président sud-coréen Moon Jae-in et le Prince héritier d'Abou Dhabi Mohammed ben Zayed Al Nahyane ont célébré le sur le site de la centrale nucléaire de Barakah l'achèvement de la construction du premier réacteur[11] dont le chargement en combustible nucléaire est prévu fin 2019 / début 2020[12].

Le , un accord est signé entre Nawah, la filiale d’Emirates Nuclear Energy Corporation (ENEC) responsable du site, et EDF, retenu pour l’exploitation et la maintenance de cette centrale nucléaire pendant dix ans. Ainsi, EDF fournirait à Nawah des services dans plusieurs domaines dont la sûreté, la radioprotection, la gestion du cycle du combustible et le suivi environnemental ». Les prestations évolueront au fil des besoins et pourraient inclure des prestataires historiques d’EDF. Aucun montant n’a été divulgué pour le moment[13].

En , la centrale était construite à 94 %. Voici la situation des réacteurs à cette date[14] :

  • Unité 1 : construction terminée à 100 % (licence d’exploitation accordée en pour une durée de 60 ans, chargement du combustible terminé début )
  • Unité 2 : construction terminée à 100 % (essais à chaud réalisés en [15], transférée à l’exploitant pour la réalisation des essais de démarrage)
  • Unité 3 : construction à 92 % (essais à froid réalisés en )[16]
  • Unité 4 : construction à 84 %.

En , Emirates Nuclear Energy Corporation (ENEC) annonce que la construction de Barakah 3 est terminée avec un démarrage prévu en 2023[17].

Mise en service

Les autorités émiraties donnent le leur feu vert à l’exploitation de la centrale nucléaire.

Barakah-1, le premier réacteur du monde arabe, effectue sa première criticité le et il est connecté au réseau pour la première fois le [18],[19]. Le a lieu la mise en service commerciale de Barakah-1[20],[21].

Barakah-2 effectue sa première criticité le et est connecté au réseau pour la première fois le [22]. Le a lieu la mise en service commerciale de Barakah-2[23].

Barakah-3 effectue sa première criticité le [24] et est connecté au réseau pour la première fois le [25]. La mise en service commerciale a lieu le [26].

Barakah-4 effectue sa première criticité le et est connecté au réseau pour la première fois le [27]. Il est pleinement fonctionnel le  ; la centrale devrait produire environ 40 TWh d'électricité par an, de quoi répondre jusqu'à 25 % des besoins en électricité du pays selon l'opérateur public Emirates Nuclear Energy Corporation (ENEC)[28].

La centrale, qui aurait finalement coûté environ 24,4 milliards de dollars, va contribuer à décarboner la production d'hydrocarbures par Abu Dhabi National Oil Company (ADNOC), et la production des usines métallurgiques d'Emirates Steel et Emirates Global Aluminium, selon l'ENEC[28].

Notes et références

Related Articles

Wikiwand AI