Centrale thermique d'Aramon
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| Coordonnées | |
| Propriétaire | |
| Mise en service |
1977 |
| Mise à l’arrêt définitif | |
| Statut |
Fermée (2016) |
| Type d'installation |
Thermique |
|---|---|
| Énergie utilisée | |
| Puissance installée |
1 400 MW (fioul) |
La centrale thermique d'Aramon est une ancienne centrale thermique française d'une puissance totale de 1 400 MW électriques, située dans le département du Gard, en région Occitanie[1]. Elle est active de 1977 à 2016. En 2019 le site, est reconverti en une centrale solaire photovoltaïque par EDF Renouvelable, tandis qu'une partie des installations est démolie dans les années qui suivent.
Elle comptait deux unités de production[2], fonctionnant au fioul lourd à très basse teneur en soufre et pouvait produire une puissance totale de 1 400 Mégawatts[1].
En , elle employait 109 salariés EDF ainsi qu'une trentaine de salariés permanents d'entreprises prestataires et 100 entreprises locales pour sa maintenance[1].
Historique
Mise en service
La centrale thermique d'Aramon est mise en service en 1977 par EDF, à proximité du Rhône[1], après que l'État a envisagé d'y établir une centrale nucléaire[3]. La construction de l'usine suscite une certaine opposition locale, génératrice de manifestations[4].
Dernières années
En 2005, EDF lance un programme de modernisation de son parc thermique et entame des travaux dans la centrale. Un an plus tôt, la centrale obtenait la certification ISO 14001, en [1]. Un certificat renouvelé en [1].
Le , Christine Lécuyer prend la direction de la centrale de production EDF d'Aramon[5].
Fermeture
La centrale, très peu utilisée (moins de 200 heures d'utilisation en 2015), a été fermée en , alors qu'elle devait initialement être arrêtée en 2023[6]. Sur ses dernières années de service, elle était maintenue en activité essentiellement pour réaliser les essais visant à démontrer sa disponibilité en cas de besoin[7].
Reconversion

Après sa reconversion en centrale solaire, le site est doté d’un parc photovoltaïque d’une puissance de 5 MWc[8].
La requalification industrielle du site comprend la démolition de la cheminée en béton de 250 m de haut, qui figure parmi les plus hautes constructions de France[9]. L'opération d'abattage, programmée le , échoue cependant en partie ; l'explosion de la partie supérieure, du fait de l'état dégradé de la cheminée, empêche la chute de la partie inférieure, qui demeure debout[10]. L'achèvement de la destruction est finalement programmé durant l'été 2023, par grignotage de la portion subsistante[11]. Le grignotage débute effectivement fin juillet[12].