Centre d'art contemporain d'Anglet

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Ouverture
11 février 1989
Pays
Centre d'art contemporain d'Anglet
Villa Béatrix Enea en 2006.
Informations générales
Type
Ouverture
11 février 1989
Site web
Localisation
Pays
Région
Département
Adresse
2, rue Albert-le-Barillier
64600 Anglet
Coordonnées

Le centre d'art contemporain d'Anglet est un centre d'art contemporain créé et géré par la municipalité d'Anglet, dans les Pyrénées-Atlantiques. Il dispose de deux lieux d'exposition situés sur le même site : la Villa Béatrix Enea et la Galerie Georges Pompidou. Il gère également une collection de plus de 3000 œuvres et est l'un des acteurs de la Biennale d'Anglet Art Contemporain.

Anglet, depuis 1983, sous l'impulsion de ses élus, notamment Jean-Michel Barate conseiller municipal puis adjoint à la culture, a eu pour objectif une évolution qualitative de leur projet culturel. Depuis 2016 avec la restauration et le réaménagement de la Villa Beatrix Enea en centre d'art contemporain, puis l'ouverture en 2023 de la nouvelle galerie Georges Pompidou, l'objectif est d'obtenir un label pour concrétiser et renforcer le projet d'Anglet ville d'art contemporain initié il y a plus de 40 ans.

Origine

L'origine de la sensibilité pour l'art contemporain de la municipalité d'Anglet, remonte à 1938. Pour décorer la nouvelle mairie, due à l'architecte William Marcel, elle fait appel : au peintre José González de la Peña (1887-1961), aux céramistes Édouard et Armand Cazaux et au maître-verrier Jean Lesquibe[1]. L'origine de la collection municipale est le Legs, fait par José González de la Peña, reçu par la municipalité en 1970. Cela initie, chez les élus d'Anglet, notamment le jeune conseiller municipal Jean-Michel Barate qui convainc le maire Victor Mendiboure, l'idée de construire dans le temps une image d'Anglet lié à l'art contemporain[2]. La décision est alors prise de créer un fonds municipal d'œuvres d'artiste contemporains, notamment ceux qui sont liés à la création en Pays basque[3].

Projet art contemporain

C'est en 1981 que les élus concrétisent leur projet de fonds municipal en approuvant l'ouverture d'une ligne budgétaire dédiée à l'acquisition d'œuvres[3]. Cette même année 1981, la municipalité achète en viager la Villa Beatrix Enea pour la somme de 3 200 000 francs de l'époque[1].

Jean-Michel Barate[a] est devenu l'adjoint à la culture[4] lorsque l'organisation d'expositions, pour montrer ce fonds, débute en 1983[1] sur le site du patio de l'Hôtel de Ville[1] et à la salle des fêtes. Cette même année 1983, le conseil municipal adopte le projet de construction d'un bâtiment, avec concours d'architecture, pour abriter une bibliothèque et une galerie municipale pour des exposition d'art contemporain. Cet ensemble est le premier investissement culturel de la commune. Le choix du lieu d'implantation s'est porté sur la propriété Quintaou que la ville a reçue par le legs de la veuve d'Albert Le Barillier (ancien maire d'Anglet). Le projet est réalisé par William Marcel. La galerie dispose d'un espace de forme octogonale d'environ 215 m2 avec une hauteur utile de 6 m[1],[5].

L'inauguration du site, baptisé « galerie Georges-Pompidou », a lieu le [5]. Pendant trente ans les expositions vont s'y succéder en restant dans le domaine de l'art contemporain avec parfois des artistes reconnus comme : Maria Helena Vieira da Silva, Jean-Paul Chambas, Ernest Pignon-Ernest et Gérard Fromanger[5].

Villa Béatrix Enea et sculpture dans le jardin, en 2006.

En 1993, la Villa Beatrix Enea entre dans le patrimoine public et est investie par la direction du service culturel de la mairie. Elle devient un deuxième site d'expositions d'art contemporain. Elles sont organisées au rez-de-chaussée dans les anciens salons. Par ailleurs des œuvres du fonds sont accrochées aux murs et d'autres sont installées dans le jardin[6]. En 1999, la bibliothèque qui a besoin de s'agrandir reprend la salle de la galerie et une nouvelle galerie est reconstruite quasiment à l'identique à proximité de son emplacement initial[5]. La Biennale d'Anglet Art Contemporain est créée en 2007.

Centre d'art contemporain

En , la Villa Beatrix Enea est fermée pour le début des travaux de son importante remise en état réalisée par l'architecte Pierre-Jean Harte-Lasserre, pour un coût de 950 000 euros. Il s'agit de la rénovation des 800 m2 de la villa, de sa mise au normes pour l'accueil du public avec notamment l'installation d'un ascenseur, mais aussi « de la doter d'espaces d'exposition en capacités de valoriser les œuvres présentées. Des réserves sont également réalisées, capables d'accueillir dans les meilleurs conditions de préservation[7] » les œuvres du fonds de la ville. Dans le parc arboré sont installées des sculptures. L'objectif de la municipalité et de son service culturel est d'obtenir à terme un « label centre d'art »[6],[8],[4].

Afin de permettre de nouveau l'agrandissement de la bibliothèque la galerie lui cède sa place pour s'installer à proximité de la Villa Beatrix Enea dans un nouveau bâtiment. Cet édifice dispose d'une salle principale de 300 m2, d'une petite salle (50 m2) pour des projections. Il reste en locaux couverts 180 m2 pour les services nécessaires au fonctionnement. Elle dispose également d'un jardin arboré où a été édifié un petit bâtiment abritant un studio pour un artiste en résidence; le coût d'ensemble est de 2 millions d'euros[9]. L'inauguration, en 2023, de la nouvelle galerie Georges Pompidou[b].

Elle est établie sur une parcelle en limite de celle de la Villa Beatrix Enea, cela permet l'unité des lieux du Centre d'art contemporain d'Anglet[1].

Présentation

Organisation

« Le Centre d'art contemporain d'Anglet, est un établissement culturel géré par la Direction des affaires culturelles, du patrimoine et du jumelage » de la ville d'Anglet[10]. Il est dirigé par la personne titulaire du poste de Direction des affaires culturelles qui supervise les responsables des postes : Administration ; Pôle arts visuels ; Régie des œuvres d'art ; Maintenance, régie des expositions, pôle développement culturel et des publics, communication ; Médiation, action culturelle ; Presse, communication ; Accueil public[10].

Mission

« La Villa Beatrix Enea, Centre d’Art Contemporain de la Ville d’Anglet, a pour mission de promouvoir la scène artistique contemporaine française et internationale à travers une programmation exigeante d’expositions, la proposition de résidences et la production d’œuvres. Une activité éditoriale est pensée en complément de chaque projet sous la forme d’éditions limitées[10] ».

Lieux

Le Centre d'art contemporain d'Anglet dispose de deux lieux : la Villa Beatrix Enea (modernisée en 2018) et sur le même site la nouvelle galerie Georges Pompidou (inaugurée en 2023), qui a remplacée l'ancienne galerie dont le bâtiment est maintenant intégré dans la bibliothèque.

Villa Beatrix Enea

La Villa est construite, de 1901 à 1910, par l'architecte Raymond Larrebat-Tudor[11], à la demande de Paul Campagne (1870-1941) et sa femme Julienne (1879-1956), née Moussempès, qui ont acheté une parcelle d'environ 1 ha. Ils sont par ailleurs les propriétaires exploitants de l'Hôtel d'Angleterre de Biarritz[12],[13]. De style éclectique, la villa est construite en pierre de Bidache. Le jardin est dessiné et réalisé par la société d'horticulture des frères Gelos[14],[15]. Ses propriétaires lui donnes le nom de « Marnoger »[14], contraction de Marcel, Nora et Roger, les prénoms des enfants du couple Campagne[16]. Après, avoir été la propriété de plusieurs familles et renommée « Beatrix Enea », elle devient la résidence d'Angel Rivera de la Portilla, principal actionnaire de la socité les Etablissements Akazia qui l'a acheté en 1971. En 1981, la municipalité d'Anglet achète, en viager, la villa et son parc 3 200 000 francs.

Activité

Fonds de la ville d'Anglet

Après la donation Marcadé, le fonds de la ville est de plus de 3 500 œuvres[17].

Expositions (sélection)

  • 2016-2017, « Géométrie habitée » : Anabelle Soriano[18],[19],
  • 2017, « Azur ! » : Pascal Convert[20],[21],
  • 2018, « Oh Cet Écho » : par Yannick Miloux, à partir d'œuvres surréalistes du fonds municipal exposées dans les trois salles de la villa. Y sont notamment représentés Hans Bellmer, Lucien Coutaud, Salvador Dalí, Max Ernst, Georges Rousse ou Manolo Valdés. L'exposition se prolonge avec un parcours « hors les murs » avec d'autres œuvres : du fonds municipal et du Frac du Limousin dont Yannick Miloux est le directeur[22],[23],[24],
  • 2019, « Terrain de « Je » - Portraits et autoportraits » : Ben, Robert Combas, Jean-Luc Parant[25],[26],
  • 2022/2023, « Collection Valentine et Jean-Claude Marcadé » : Valentine Marcadé et Jean-Claude Marcadé[27],[28],
  • 2023, « Tempête de formes » : regard sur l'abstraction dans la donation de Valentine Marcadé et Jean-Claude Marcadé[29],[30],[31],
  • 2023, « Lumière naturelle versus Lumière électrique, travaux in situ versus travaux situés » : Daniel Buren[32],
  • 2023, « Sœurs, Siters », une installation de Louisa Raddatz[33],
  • 2023-2024, « Marges - Photographies » : de Martine Chenais en écho à L’eau mate de Bernard Manciet[34],[35],
  • 2023-2024, « Au pays de l'esquive - œuvres graphiques » : à l'occasion du centenaire de la naissance du poète Bernard Manciet, est présenté pour la première fois un grand nombre de ses œuvres graphiques issues de collections privées et de la Ville d'Anglet[36],[37],[38],
  • 2023/2024, « Le monde des blocs » :Vincent Mauger[c],[39],[40],
  • 2024, « Première... Seconde » : présentation du travail de onze jeunes diplômés d’écoles d’art, en partenariat avec L'Abbaye Saint André - Centre d’art contemporain de Meymac : Elliot Barthez, Anatole Chartier, Yéva Dalle, Théodore Deleplace, Victor Gény, Morgane Jouvencel, Daphné Kaincz, Camille Krim, Fantine Lacroix, Florian Lecesve, Théo Levillain[41],[42],
  • 2024, « Probité de l'image » : exposition organisée, dans le cadre de la Biennale d'Anglet 2024, autour de Jean Frémon, avec des œuvres de : Etel Adnan, Jannis Kounellis, Jaume Plensa, Sean Scully, Kiki Smith, Antoni Tàpies et Richard Tuttle[43],[44], commissaire : Didier Arnaudet[45],[46],
  • 2024, « Hiru » : Io Burgard, Mathilde Denize et Chloé Royer : exposition organisée, dans le cadre de la Biennale d'Anglet 2024[47],[48],
  • 2024/2025, « Le grand être » : Lydie Arickx[49],[50],
  • 2025, « Dominique Berthommé - La préservation du feu »[d] : avec une sélection d'œuvres de 24 anciens élèves : Patxi Bergé, Maria Das Dores Berthommé et David Duchon-Doris, Ben Bocquelet, Max Boufathal, Jean Claracq, Bastien Cosson, Fabrice Croux, Louis Dassé, Arnaud Dezoteux, Duo Y (Ilazki De Portuondo et Julie Laymond), Marine Etchegoyen, Bruno Etchepare, Maitetxu Etcheverria, Clément Hauvette, Samuel Labadie, Solène Lestage, François Maurin, Anouchka Oler-Nussbaum, Owantshoozi (Juana et Ddiddue Etcheberry), Stéphanie Raimondi, Mathilde Rives, Vincent Sardon dit le tampographe, Nicolas Sassoon, Franck Tallon[51], Félix Dufour, « Anglet : le centre d’art contemporain accueille une exposition XXL à la mémoire de Dominique Berthommé », Sud Ouest, (ISSN 1760-6454, présentation en ligne, lire en ligne),
  • 2025, « Killy Beall, une vie de création » : pour les 100 ans de l'artiste, née Jacqueline Blanchet, en hommage à une artiste qui a marqué la scène artistique locale[52],[53],
  • 2025, « C'est quoi le plan B ? » : Gérard Deschamps (une œuvre inédite spécialement réalisée pour le centre d’art contemporain d’Anglet[54]).

Publications

Notes et références

Bibliographie

Voir aussi

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