Service national de la pastorale liturgique et sacramentelle
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Le Service national de la pastorale liturgique et sacramentelle (SNPLS) est un ancien service national de la Conférence des évêques de France, chargé d'accompagner les responsables liturgiques dans les diocèses et de préparer l'édition des livres liturgiques.
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Centre national de pastorale liturgique (d) |
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Créé en 1943 en tant que Centre de pastorale liturgique (CPL) par les dominicains Pie Duployé et Aimon-Marie Roguet, inspirés par le mouvement liturgique, la structure est destinée à faire découvrir la liturgie, développer les réflexions sur les questions pastorales et permettre la recherche scientifique. Le Centre de pastorale liturgique devient en 1965 le Centre national de pastorale liturgique (CNPL), afin de mettre en place et réguler la réforme de la liturgie initiée par le concile Vatican II. Il est placé sous l'autorité des évêques de France, en tant que secrétariat national de l’Épiscopat.
Dans le cadre de la réforme de la Conférence des évêques de France menée au début des années 2000, le Centre national de pastorale liturgique est transformé en service national. À la suite d'une nouvelle restructuration, le Service national de la pastorale liturgique et sacramentelle (SNPLS) est intégré dans le domaine de compétences Liturgie et sacrements au sein du pôle Initiation et vie chrétienne de la Conférence des évêques de France (CEF).
Histoire
Centre de pastorale liturgique (CPL)
Le Centre de pastorale liturgique (CPL) est fondé le par les pères dominicains Pie Duployé[N 1] et Aimon-Marie Roguet au siège des éditions du Cerf situé alors au 29, boulevard Latour-Maubourg à Paris[2],[3]. À ses origines, le centre rassemble des militants inspirés par le mouvement liturgique[1], dont le père Lambert Beauduin[3].
Si la direction du Centre de pastorale liturgique est confiée aux pères Pie Duployé et Aimon-Marie Roguet, « qui sont chargés de donner suite à leur initiative »[4], les activités du centre commencent réellement avec la fin de la Seconde Guerre mondiale[5]. La revue La Maison-Dieu, organe du Centre de pastorale liturgique, est ainsi lancée au début de l'année 1945[3].
L'abbé Aimé-Georges Martimort, dont le frère Benoît-Marie Solaberrieta loue la « clarté d'esprit » mais aussi « une connaissance approfondie des institutions liturgiques et du droit de l’Église », devient co-directeur du Centre de pastorale liturgique en 1946. Appuyé par le père Aimon-Marie Roguet, et dans la droite ligne que le centre s'est fixé en matière de formation, l'abbé Aimé-Georges Martimort met en place une série d'initiatives destinées à faire découvrir la liturgie, développer les réflexions sur les questions pastorales et permettre la recherche scientifique[N 2],[5]. Trois types de rencontres sont donc proposées : des journées d'études, des sessions de formation et des congrès nationaux[6].
Le troisième congrès national de pastorale liturgique, qui se déroule à Strasbourg en , rassemble près de 3000 participants autour du thème « Bible et liturgie »[7].
Centre national de pastorale liturgique (CNPL)
Afin de mettre en place et réguler la réforme de la liturgie, initiée par la constitution conciliaire Sacrosanctum Concilium du [8], le Conseil permanent de la Conférence des évêques de France fonde en le Centre national de pastorale liturgique, et en confie la direction à l'abbé Jacques Cellier[9],[3]. L'instance, qui succède au Centre de pastorale liturgique[10], est à la disposition de la Commission épiscopale de liturgie (CEL)[9] et s'occupe notamment de son secrétariat[11]. Elle est chargée en particulier de « coordonner la recherche et l'action de tous les organismes concernant la pastorale liturgique, en donnant à chacun d'entre eux la place qui lui convient, notamment à la musique et à l'art sacré, en raison des compétences particulières qu'il requiert »[12].
Service national de la pastorale liturgique et sacramentelle (SNPLS)
Dans le prolongement de la réforme de la Conférence des évêques de France menée au début des années 2000, le Centre national de pastorale liturgique est transformé en service national[3], destiné à « soutenir le travail des évêques et la vie des diocèses, par [son] apport en expertise, réflexion, formation et animation »[13]. Partageant jusque-là ses locaux rue Vavin avec le Service national de la catéchèse et du catéchuménat (SNCC), le Service national de la pastorale liturgique et sacramentelle (SNPLS) rejoint en le siège de la Conférence des évêques de France, nouvellement installé avenue de Breteuil[14].
Domaine de compétences Liturgie et sacrements
Initiée en 2021 afin de faire des économies dans un contexte financier défavorable, les évêques français votent la réforme des structures de la conférence épiscopale lors de l'assemblée plénière de printemps 2023. Les services nationaux, dont le Service national de la pastorale liturgique et sacramentelle (SNPLS), chargés du travail opérationnel des conseils, sont supprimés et remplacés par six pôles missionnaires[15],[16]. Le Service national de la pastorale liturgique et sacramentelle (SNPLS) est intégré dans le domaine de compétences Liturgie et sacrements, au sein du pôle Initiation et vie chrétienne[17].
Départements
Comité national d'art sacré
Succédant au Comité national des constructions d'églises (CNCE), dirigé par Guillaume de Vaumas[18],[19], un département d'art sacré est mis en place au sein du Centre national de pastorale liturgique (CNPL) par Renée Moineau. Cette dernière est recrutée par le directeur du Centre national de pastorale liturgique (CNPL), l'abbé Jacques Cellier[18].
Le Comité national, qui rassemble au départ d'anciens membres du Comité national des constructions d'églises (CNCE), se réunit trois fois par an pendant deux jours[18].
Lorsque Renée Moineau prend la tête du Comité national d'art sacré, il n'existe plus de revue dédiée à l'art sacré en France. La revue dominicaine Art sacré, qui existait depuis une trentaine d'années[20], disparaît en 1969, tandis que la revue Art d'église prend fin en 1977 ou 1978. Dans un premier temps, le Comité national d'art sacré distribue une lettre à destination des régions apostoliques et des diocèses, accompagnée du compte-rendu des réunions du comité national. Puis en 1977, Renée Moineau créé la revue Espace, dans l'optique de mettre en place un « trait d'union » entre les régions apostoliques, les diocèses et le comité national. Si la revue cesse d'être publiée en 1983, elle est rapidement relancée sous un nouveau titre, Chroniques d'art sacré, et avec un format allégé, ne comptant plus que 16 pages au lieu de 48 précédemment[18]. La revue bi-média Narthex succède aux Chroniques d'art sacré en 2009[21],[20].
Fleurir en liturgie
Au début des années 1980, deux professeures d'art floral occidental et japonais, Geneviève Vacherot et Lucienne Jeandel, après avoir constaté « une présence florale triste ou inadaptée » dans les lieux de prières, mettent en place des formations en art floral liturgique, afin de diffuser l'idée que « les fleurs [sont un] support de prière et de contemplation, s'intégrant au style des églises »[22]. Leur initiative recevant un accueil favorable de la part de la hiérarchie ecclésiale, l'Art floral liturgique (AFL) est créé en 1989 en tant que service d’Église[23].
À la suite d'un colloque rassemblant les responsables diocésains en art floral, le directeur du CNPL et la responsable de l'art sacrée, où il est rappelé que « la liturgie est première dans la célébration, et que l'art floral est à son service », l'Art floral liturgique (AFL) est intégré en 1992 au Comité national d'art sacré (CNAS) au sein du Centre national de pastorale liturgique (CNPL)[23].
L'instance propose annuellement une centaine de sessions de formation à la liturgie et à la technique de l'art floral, organisées dans les abbayes, les communautés religieuses ou les diocèses[24], mais également des formations de formateurs[23]. En 2001, la moitié des diocèses français dispose d'un responsable à l'art floral, le diocèse de Nantes étant le premier à bénéficier d'une équipe spécialisée. Le bureau national de l'AFL, composé de cinq membres, réunit trois fois par an les responsables diocésains en art floral liturgique, afin d'uniformiser les pratiques en matière de formation[24]. Sous l'impulsion du père Philippe Gueudet, directeur du Centre national de pastorale liturgique (CNPL), l'Art floral liturgique (AFL) change de nom et devient en 2003, « Fleurir en liturgie »[23].
Directeurs
Le diocèse d'ordination du directeur est indiqué entre parenthèses.
Directeurs du Centre de pastorale liturgique (CPL)
- 1946-1948 : chanoine Aimé-Georges Martimort, père Aimon-Marie Roguet, o.p., père Pie Duployé ; o.p.
- 1948-1965 : chanoine Aimé-Georges Martimort et père Aimon-Marie Roguet, o.p.
Directeurs du Centre national de pastorale liturgique liturgique (CNPL)
- 1965-1973 : abbé Jacques Cellier (Lyon)
- 1973-1977 : abbé Philippe Béguerie [Paris]
- 1976-1985 : père Daniel Milon, o.f.
- 1985-1987 : abbé Gaston Savornin (Digne)
- 1988-1993 : abbé Jean-Louis Angué (Bayeux-Lisieux), directeur adjoint en 1984
- 1993-1998 : abbé Jean-Claude Hugues (Vannes)
- 1998-2004 : abbé Philippe Gueudet (Créteil)
- 2004-2006 : abbé Jean-Marie Dubois (Paris)
- 2006-2007 : abbé Christian Portier (Nice)
Directeurs du Service national de la pastorale liturgique et sacramentelle (SNPLS)
- 2007-2009 : abbé Christian Portier (Nice)
- 2009-2015 : abbé Jacques Rideau (Luçon)
- 2015-2018 : abbé Bruno Mary (Lille)
- 2019-2025 : Mme Bernadette Mélois (Paris)