Cercles étudiants de l'université libre de Bruxelles

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Les cercles étudiants de l'ULB (ES-ULB) sont des associations, à l'origine folkloriques et culturelles, créées par les étudiants de l'Université libre de Bruxelles.

Aujourd'hui, la plupart des cercles de l'ULB sont des associations de fait ou des associations sans but lucratif reconnues par le Conseil administration de l'ULB, qui poursuivent bénévolement « des buts culturels, de défense des intérêts des étudiants et/ou de réunion des étudiants selon leurs affinités politiques »[1]. Plus de 80 cercles étaient enregistrés par le Conseil d'administration de l'ULB en date du [2].

Cercles interfacultaires

Historique

Premier essor au XIXe siècle

L'existence des premiers cercles étudiants à l'ULB, dont le nom est connu, remonte à 1847 avec la « Société des Adelphes »[3]. Ces premiers cercles réunissaient au nom de « l'amitié » des étudiants qui consommaient rituellement de l'alcool[4], et utilisaient des couvre-chefs ou des titres pour se distinguer et se reconnaître[3],[5]. L'introduction des rites et couvre-chefs serait influencée par les usages des sociétés estudiantines germaniques[4],[6].

En 1870, devant la multiplication « de petits cercles, de clubs vivant presque aux dépens les uns des autres », la Société générale des Étudiants de l'ULB est fondée[7]. Le but affiché est de réunir tous les étudiants sans distinction afin d’aborder plus efficacement les « questions d’intérêts généraux ». Il s'agissait en outre d'affirmer le « caractère essentiellement libéral » de l’université et de combattre « le fanatisme clérical », principalement en organisant des conférences littéraires et scientifiques[8],[9],[10]. En 1872, la Société Générale des Étudiants est prise malgré elle dans la « querelle clérico-libérale »[11], qui polarise alors la société politique belge[12] entre libéraux et catholiques sur la question de l'organisation de l'instruction primaire[13],[14]. En 1880, à l'occasion du cinquantenaire de la naissance de la Belgique, la Société générale des Étudiants organise un congrès auquel « tous les étudiants » de Belgique sont invités pour débattre ensemble des questions les concernant. Il s'agit d'une tentative de rassembler les étudiants au-delà du clivage des « grandes questions politiques », puisque celles-ci sont prudemment évitées[15]. L'association disparaît ensuite momentanément de 1885 à 1888[7], avant d'être définitivement supplantée par la Fédération des Cercles à partir de 1891, puis par l'Assemblée Générale des Étudiants de l'ULB (A.G.)[7].

Fondée le , l'A.G. a comme buts déclarés d'unir tous les étudiants de l'ULB « contre l'esprit étroit des cléricaux intolérants », de « défendre à l'Université le Libre-Examen », de « créer une vie universitaire » et de « représenter le corps estudiantin auprès des autorités académiques »[16]. En 1907, l'A.G. aurait rassemblé près de 500 membres, et demandait à tous les étudiants de l'ULB de s'y inscrire instamment[16].

Parallèlement, les premiers cercles facultaires ou de section sont créés dès les années 1880.

Au début du XXe siècle

Après la Seconde Guerre mondiale

En 1989, ceux-ci, une grande partie des cercles de section et le Cercle du Libre Examen (Librex) se sont réunis afin de coordonner leur action au sein d'une inter-facultaire nommée Association des cercles étudiants (l'ACE) qui découle de Association générale des étudiants (AG).

Ces cercles adhèrent au principe du libre examen ce qui leur donne une portée philosophique qui dépasse le cadre d'une simple association estudiantine.

Les activités organisées par ces cercles sont multiples : vente de supports de cours, dits syllabii, accueil des nouveaux, organisation de festivités (baptême, TD), de soirées conférences, de visites ainsi que de vacances.

En 2015, une plateforme administrative, nommée Plateforme des cercles étudiants (la PlaCE) et une association estudiantine, nommée Association inter-cercles (l'AIC) ont vu le jour afin d'informer les étudiants des règles au sein de l'établissement et de participer en consensus aux activités socio-culturelles de l'ULB.


L'Association des cercles étudiants (ACE)

Créée en 1989, elle succède à l'Assemblée générale des étudiants (1887 à 1970) et à l'Association des cercles facultaires (1973 à 1989). Elle fédère les cercles à vocation folklorique de l'ULB. L'ACE est chargée de plus d'évènements interfacultaires comme :

  • la Saint-Verhaegen avec son homologue néerlandophone la BSG;
  • la coordination des baptêmes étudiants;
  • un bal interfacultaire (la Nuit Théodore Verhaegen), en collaboration avec le cercle du Libre Examen, l'Ordre Théodore Verhaegen et l'Union des anciens étudiants.

Composition actuelle

Elle contient actuellement 14 administrateurs, ainsi que 31 cercles membres[17].

L'Association Inter-Cercles (AIC)

Créée en 2015, elle rassemble les cercles et associations à buts politiques, sociaux et culturels. Elle compte une cinquantaine de cercle[18].

Cercle du Libre Examen (Librex)

Créé en 1928, il promeut le principe du Libre examen au sein de l'Université. Il siège aussi au sein de l'ACE et de l'AIC.

Cercles facultaires

Cercle des sciences

Le Cercle des sciences (CdS) regroupe les étudiants de la faculté des sciences de l'ULB. Il est constitué en ASBL et fait partie de l'ACE[19].

Il fut créé en tant que Cercle des étudiants des facultés de sciences en 1888. Le premier cercle à l'avoir rejoint fut le Cercle Chimie. Il fut ensuite rejoint par le cercle médecine et pharma ainsi que par quelques étudiants en biologie, physique et mathématiques dont le nombre fut, à l'époque, négligeable. Le chant du cercle des sciences était le Tous unis vers le Cythère. En 1922, sous la présidence de Paul Vanderborght, il crée la première édition du recueil de chansons estudiantines nommé les fleurs du mâle[20]. En 1933, le Cercle de médecine et le Cercle de pharmacie ont récupéré leurs étudiants de première candidature[n 1] et ont pu créer leur propre cercle. Le cercle des sciences ne signifiant donc plus rien, devint le Cercle Chimie.

Le Chant des sciences reprend l'air de La Marseillaise de Claude Joseph Rouget de Lisle[21]. Le cri du cercle reprend l'air du Toréador de Bizet[21].

Cercle polytechnique

Le Cercle polytechnique (CP) regroupe les étudiants de la faculté des sciences appliquées de l'ULB. Il est constitué en ASBL et fait partie de l'ACE[22],[23].

Le CP fut fondé le , ce qui en fit le premier cercle étudiant facultaire ulbiste. Le premier président se nommait Henri Michel. Les activités du CP furent suspendues durant la guerre 1914-1918. Le CP devient une ASBL en 1963.

Le CP est l'usufruitier de la maison Évariste Galois à Peyresq.

Le Chant de polytechnique reprend l'air de La Marche des sudistes ou When Johnny Comes Marching Home.[21] Le cri du cercle remonte, quant à lui, aux années 1930. Les paroles Subito Crash viendraient d'un voyage en train dans l'Italie fasciste de Mussolini. Un étudiant aurait alors accroché son hamac aux conduites du circuit de freinage d'urgence du train, qui lâchèrent dès qu'il monta dans son hamac. À l'arrêt brutal du convoi, un garde fasciste a accouru auquel il tenta maladroitement d'expliquer que lorsqu'il s'était couché, « subito, crash » (« soudain, ça a cassé »)[24].

Cercle de médecine

Le caducée d'Esculape, logo du CM

Le Cercle de médecine de l'ULB (CM) est une association estudiantine folklorique ; elle regroupe les étudiants de la faculté de médecine de l'ULB ; elle comprend les carabins mais aussi les étudiants en médecine vétérinaire, en sciences biomédicales et en dentisterie. Le Cercle est constitué en association sans but lucratif et fait partie de l'Association des cercles étudiants[25],[26].

Il est fondé en 1891, après le Cercle polytechnique (CP) en 1884 et du Cercle des sciences (CdS) en 1890. G. Dufour en est président en 1895. En 1896, l'« Association des étudiants en médecine » organise le bal de rentrée dans un local situé à la nouvelle cour de Bruxelles (place Fontainas). En 1921, la Revue de médecine et pharmacie mentionne l'existence d'une bibliothèque et d'une salle de lecture destinée aux étudiants du « Cercle de médecine et pharmacie ». Les statuts du cercle du stipulent que le service édition, chargé de l’édition des cours, et le service journal, chargé de l'édition de l'Universitaire Médical (UM), sont financièrement indépendants et autonomes, et qu'ils échappant formellement à l'autorité du président[27]. En 1937, l’UM annonce le « premier Thé dansant organisé par le CM » à la Maison des étudiants 27 novembre, de 17h à 22h[n 2].

Le CM reprend dès 1945 ses activités, et relance l'UM en 1947.

Après-guerre, le Cercle dispose d'un local situé Rue de Moscou à St-Gilles ; il lui est alloué par la mère d'un étudiant mort pendant la guerre. Le Grand-Orient de Belgique lui offrira les vitraux qui ornaient les vitres du rez-de-chaussée. Quelques années plus tard, le Cercle va s'installer au Coin perdu, à l'angle de la Rue Montserrat et de la Rue aux Laines.

Dans les années 1960, le Cercle va se doter de sa « Maison Facultaire du Cercle de Médecine » (la MF) ; elle est située à quelques mètres des bâtiments de la faculté de la Porte de Hal, au 162 de la Rue aux Laines. Ce bâtiment dispose de quatre étages, le dernier étant occupé par le local technique des Presses du CM. Le Cercle va y disposer d'un bar, avec un barman salarié temps plein et pompes à bières, ouvert tous les jours de 10h00 à 19h00. Il y dispose d'un secrétariat et d'un magasin comportant une librairie médicale et le point de vente des cours du CM. La MF assure son équilibre financier en louant trois étages à une soixantaine de firmes pharmaceutiques, ce qui lui permet d'installer un ascenseur. Elle s'occupe également de l'impression des cours du CM et fournit au Cercle tous les locaux et les moyens dont il avait besoin.

Dans les années 1970, les bals du CM invitaient les stars de l’époque à se produire en début de soirée : Marie Laforêt (1972), Toots Thielemans, Guy Béart (1974), Nicoletta (1977), Claude Nougaro etc. Le chant des 80 chasseurs terminait le bal, de nombreuses chaises étaient régulièrement détruites, que ce soit au Hilton, au Sheraton ou au Métropole.

Dans les années 1970 et 1980, le Cercle, avec le soutien de la MF, va organiser à deux reprises le « Festival du Film Médical », qui sera un succès et une rentrée d'argent.

Dans les années 1980, la MF ne tient plus financièrement. Certaines firmes pharmaceutiques fusionnent et leurs locations vont diminuer. La MF va se déclarer en faillite. Le Cercle déménage sur le Boulevard de Waterloo.

Entretemps, le CA du Cercle, Cercle qui avait fondé la MF, craint la faillite. L' ASBL « Cercle de Médecine de l'ULB » est dissoute ; les étudiants, qui étaient les administrateurs de l'ASBL « Cercle de Médecine » fondent le « Cercle des étudiants en médecine de l'ULB », dénomination que le Cercle va garder du au [28]

6, rue Meylenmeersh (détruit en 2008)

En 1991, la faculté déménage à Anderlecht près de l'hôpital Erasme et les premiers travaux de la grange du 6, rue Meylemeersch démarrent. Pendant presque 15 ans le CM y organise guindailles et thés dansants. En février 2001, un incendie se déclare au cours d'un TD du Bureau étudiant de médecine, à cause du système électrique de la cuisine : il entraîne la désaffectation de la moitié gauche du cercle et des étages. En 2005, le CM se voit attribuer un chapiteau en attendant la destruction du 6, rue Meylemeersch en février 2008[27].

Cercle $olvay

Le Cercle Solvay (CS ou parfois plus folkloriquement C$) regroupe les étudiants issus de la Solvay Business School. Il est constitué en ASBL et fait partie de l'ACE[29],[30].

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Logo du Cercle Solvay

Le cercle commercial est fondé en 1905, à peine un an après la création de l’école de commerce Solvay. Ernest Solvay (1838-1922) est nommé président d’honneur du nouveau cercle. À l’origine les cercles facultaires se consacrent uniquement aux études. Un des premiers travaux du cercle sera d’œuvrer pour la reconnaissance du titre d’ingénieur de gestion. On estime que le changement de nom du cercle a eu lieu à la fin de la Première Guerre mondiale.

En 1959, le cercle prend le statut d’ASBL. Ce n’est qu’en 1966 que le cercle Solvay se verra attribuer une partie des caves du Janson. Pendant quelques années les caves ont servi de local administratif avant d’être transformées en 1977 en un bar avec musique et boissons. En 1972, sur 500 étudiants inscrits en ingénieur de gestion, 350 étaient membres du cercle. En 2001, ses membres sont plus de 700, dont 150 sont impliqués activement d’une manière ou d’une autre dans les activités du cercle.

À la suite de la fusion entre la Solvay Business School et la section Sciences Économiques, les deux cercles représentant les étudiants de ces entités sont fusionnés en 2009.

Cercle de droit

Le Cercle de droit (CD) regroupe les étudiants qui sont principalement en faculté de droit et criminologie. Une partie des étudiants font partie du Cercle de droit mais ont ensuite changé de cursus et étudient à la faculté de sciences politiques ou autres. Ce cercle fait également partie de l'Association des cercles étudiants (ACE).

La date exacte de la création du CD est inconnue. Seules quelques références et indices sont disponibles au service des archives de l'ULB. Elles attestent de l'existence du Cercle à partir de 1884-1909 (Périodique).[réf. nécessaire]

Dans l'ouvrage L’Université de Bruxelles, 1884-1909[réf. souhaitée], chapitre Les Sociétés d’étudiants, il est fait mention d’un cercle de criminologie. Dans celui de 1909-1934[réf. souhaitée], d’un cercle de droit, philosophie et notariat.

Cercle des étudiants en philosophie et sciences sociales

Le Cercle des étudiants en philosophie et sciences sociales de l'ULB (CPS) existe depuis 1969 et fait partie de l'ACE[17].

Carte de membre de Louis Bastien, année 1955-1956
Carte de membre du CPS (1955-1956)

Il est le cercle de la Faculté de Philosophie et de sciences sociales[31].

Louis Bastien entre à l’ULB en Sciences politiques en 1955-1956 et se fait baptiser dans la foulée. L’année suivante, il devient président de la Fédération des Cercles wallons de l’ULB. Carte de membre de Cercle de Mr Bastien (année 55-56)[32].

Il portait le nom de Cercle de des sciences Politiques et Sociales jusqu'en 2015, lors de la refonte de certaines faculté, créant ainsi la faculté de Philosophie et Sciences Sociales (PhiSoc), dont le CPS devint le cercle facultaire[33].

Cercle de philosophie et lettres

Triangle Philo

Le Cercle de philosophie et lettres de l'ULB (CPL) regroupe les étudiants de diverses sections d'ancienne Faculté de philosophie et lettres (Histoire, Philosophie, Histoire de l'art et archéologie,Communication, Journalisme, Traduction, Langues anciennes, Langues modernes,...) maintenant répartis dans la faculté de Philosophie et sciences sociales[31] et la faculté de langues, lettres et communication. Il est constitué en ASBL et fait partie de l'ACE[34].

Le Cercle de philosophie et lettres (CPL) a été officiellement créé le 5 décembre 1934 à la suite d'une scission du Cercle de droit, de notariat et de philosophie et lettres qui regroupait jusque-là les étudiants des facultés de droit d'une part et de philosophie et lettre d'autre part. En effet, dans ce cercle commun, les sections issues de la faculté de philosophie et lettres avaient tellement peu d'importance qu'un désir d'autonomie vit le jour. À la suite d'un référendum, la décision de séparation se fit le et le que le CPL proclama officiellement sa création lors d'une réunion de l'AG.

Pendant environ 1 an, le Cercle de philo ne fut pas reconnu et c'est seulement en 1936 que le CPL fut accepté et pu commencer à organiser des bals, des concerts, des baptêmes, etc.

Jacques Pohl fut le premier président de cercle du CPL et devint professeur à l'ULB peu de temps après avoir fini ses études.

Cercles

Association des cercles étudiants

Voici une liste de certains cercles membres de l'Association des cercles étudiants avec leur année de fondation (ndla : et non pas d'intégration dans l'Association des cercles étudiants) :

  • Cercle polytechnique (CP) (1884)
  • Cercle de pharmacie (CePha) (1882, 1884 ou 1886)
  • Cercle des sciences (CdS) (1890)
  • Cercle de médecine (CM) (1891)
  • Cercle Solvay (CS) (1905)
  • Cercle d'histoire (CdH) (1931)
  • Cercle d'agronomie (AGRO) (1936)
  • Cercle de droit (CD) (1902)
  • Cercle de philosophie et lettres (CPL) (1936)
  • Cercle des étudiants carolos et thudiniens (Semeur) (1947)
  • Cercle de psychologie (CPsy) (1950)
  • Cercle de l'Institut supérieur des traducteurs et interprètes (Cercle de l'ISTI) (1965)
  • Cercle des étudiants du centre et sympathisants (CECS) (1966)
  • Cercle de philosophie et sciences sociales (CPS) (1969)
  • Cercle d'histoire de l'art et archéologie (CHAA) (1973)
  • Cercle de kinésithérapie et d'ostéopathie (CKO) (1972)
  • Cercle de géographie et géologie (CGéo) (1976)
  • Cercle des étudiants luxembourgeois à Bruxelles (CELB) (1979)
  • Cercle informatique (CI) (1976)
  • Cercle des étudiants de la province de Luxembourg (La Lux) (1991)
  • Cercle des architectes réunis (CARé) (2009)
  • Cercle de journalisme et communication (CJC)
  • Cercle de langues et lettres françaises et romanes (CRom)
  • La Frontalière (Cercle des étudiants de Wallonie Picard) (FRONTA) (1977)

Chanson estudiantine

L'expression la plus ancienne et la plus raffinée du folklore estudiantin est la chanson estudiantine ou paillarde. Certaines datent du 19e siècle. Parmi ces chants, il en est de traditionnels et d'autres caractéristiques de leur époque. L'histoire de la chanson estudiantine de ce dernier demi-siècle à l'ULB est marquée par deux événements majeurs. D'abord, en 1975, la création du festival de la chanson estudiantine qui imposa la création de chansons originales et renouvela et enrichit le répertoire. Ensuite le développement de guildes qui par leurs cérémonies et cantus maintiennent vivant ce patrimoine. Le recueil des chants pratiqués à l'ULB se retrouve dans les Fleurs du Mâle. La première édition, œuvre du Cercle des Sciences, date de 1922. Depuis de longues années, l'Union des Anciens Étudiants en assure les rééditions.

Festival de la chanson estudiantine

Le Festival belge de la chanson estudiantine[35] est organisé chaque année, depuis 1975, au début du mois de novembre par le Cercle Polytechnique dans l’auditoire Janson méconnaissable. Il s’agit d’un concours de création et d’interprétation de chansons qui se fait par équipes de 4 à 6 chanteurs. Ce festival vise à promouvoir cet art qu’est le chant estudiantin et à en renouveler son répertoire. Lors du Festival, un jury remet une série de prix aux meilleurs groupes. Celui-ci ne se limite pas à l’ULB. En effet, le concours accueille chaque année des groupes venant d’universités et hautes écoles diverses en Belgique. Le Festival, ayant pour mission d’initier le plus grand nombre de personnes à la chanson estudiantine, est ouvert à tout le monde.

Guildes

Les Guildes de l’ULB ont vu le jour à partir des années ‘80 par l’intermédiaire de quelques étudiants soucieux de remettre le chant étudiant au goût du jour de façon plus formelle que cela ne se réalisait jusque-là. En effet, au fil du temps, son intérêt et surtout sa présence déclinèrent. Seul le Festival belge de la chanson estudiantine maintenait encore ce folklore visible et vivace. Pour ces raisons et bien d’autres, des groupes de jeunes et d’anciens étudiants, voulurent rétablir ces traditions en perdition. Par cette volonté et un large héritage de traditions folkloriques, naquirent les guildes tels que nous les connaissons aujourd’hui.

Généralement, une Guilde est composée de plusieurs membres ayant des postes définis, ceux-ci organisent au moins un évènement par mois, il peut s’agir de cantus classiques ou à thèmes, aussi bien que de vadrouilles (ndla : il s’agit d’une tournée des bars au cours de laquelle les participants chantent et célèbrent la camaraderie) ou de sorties culturelles. La Guilde a généralement à sa tête un Senior, qui s’assure d’orchestrer tout cela dans une ambiance fraternelle et conviviale. Le Senior est accompagné dans son bureau par le Cantor, qui se charge de lancer et proposer les chants, du Censor faisant respecter le calme et l’autorité à grands coups de bière ou punitions aussi dérisoires qu’amusantes, du Quaestor responsable des finances, du Scriba faisant office de secrétaire, et du Fuchs Mayor gérant les fuchsen (ceux qui servent les boissons) et les fûts. Chaque Guilde ou groupe possède un décorum propre lors de ses cantus. Mais tous partagent l’utilisation de la Corona (où les tables sont disposées en U), l’éclairage à la lueur des bougies et bien entendu la bière.

Voici une liste des principales guildes de l'ULB avec leur année de fondation :

  • Guilde Halewijn (1985)
  • Guilde Polytechnique (1986)
  • Gens Fraternae Libidinis (1990)
  • Guilde de la Robe de Pourpre (1992)
  • Guilde Horus (1992)
  • Guilde Mandarine (1993)
  • Diable-au-corps (1996)
  • Guilde Axis (1996)
  • Guilde Turquoise (1997)
  • Guilde Pharmacopée (1998)
  • Guilde Médecine (1999)
  • Guilde Gates (2003)
  • Guilde du Ramon (2005)
  • Ad Gildam Romanum (2015)
  • Guilde Améthyste (2016)
  • Guilde Mélusine (2016)
  • Guilde de la Patte de Velours (2025)

Ordres

Voici une liste de certains ordres reconnus ou parodiques avec ou sans leur année de fondation :

  • L'Ordre des Frères Macchabées (1918)
  • L'Ordre des frères Coquillards(1994)
  • L'Ordre des frères Gastéréens (2000)
  • L'Ordre de la Kasteel
  • L'Ordre du Tricéphale
  • L'Ordre des chevaliers du Temple (2000)
  • L'Ordre des Chauves-souris (1981)
  • L'Ordre des Hematophages de Belgique (Dindons) (1978)
  • L'Ordre des Enculeurs de Dindons
  • L'Ordre des HOLA (2022)
  • L'Ordre des Sœurs Pintades (2005)
  • Le (Dés)Ordre des Pastafariens (2024)
  • L'Ordre d'Aetheris
  • L'Ordre des utilisateurs.ices d'Internet (O.U.I.) (2024)
  • L'Ordre du Ramon (reconnu à l'ACE en 2017/2018)

Annexes

Articles connexes

Bibliographie

  • John Bartier, Université libre de Bruxelles 1834-1959, Bruxelles, ULB, , 110 p. (lire en ligne)
    Ouvrage de référence sur l'ULB édité à l'occasion des 125 ans de l'ULB. Disponible en pdf via le site web des Archives & Bibliothèques de l’ULB
    Andre Uyttebrouck et Andrée Despy-Meyer, Les 150 ans de l'ULB (1834-1984), Bruxelles, Éditions de l’université de Bruxelles, (ISBN 2-8004-0831-6)Collectif, 25.11.1941 ULB L'université libre de Bruxelles ferme ses portes, Archives de l'ULB, , 222 p.
    Document sur l'ULB et certains cercles durant la Seconde Guerre mondiale.
  • Touffe Decostre, Aperçus de guindailles au XIXe siècle suivi du discours inaugural d'Auguste Baron, Presses Universitaires de Bruxelles, , 60 p.
    Cercles et sociétés étudiantes à l'ULB au XIXe siècle
  • 1884 - 1934 Cercle polytechnique, , 128 p.
    Historique du Cercle polytechnique illustré par l'artiste Bizuth.
  • Esbé, L'étudiant, Comptoir d'édition de publicité et d'impression, , 96 p.
    Ouvrage physiologique de l'étudiant de l'ULB illustré par l'artiste Esbé.
    Michel Hermand, La belle histoire du Cercle des sciences de l'ULB, Bruxelles, A.Sc.Br., , 552 p.
  • 125 années à l'ULB vécues par le Cercle polytechnique 1884-2009, , 220 p.

Notes et références

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