La Chapelle de la Trinité est située au lieu-dit «La Trinité», à Quéven, dans le Morbihan[1].
Chapelle primitive
La chapelle comprenait une nef de trois travées avec bas-côtés, un transept à croisillons légèrement débordants et un chœur à chevet plat. Le chœur et les transepts avaient été restaurés en 1898. Le clocher était daté de 1771[2].
L'ancienne chapelle de la Trinité a été détruite à la suite du bombardement allié, entre le 7 et le , de la poche de Lorient.
Le mobilier a été sauvé grâce à Pierre Thomas-Lacroix (conservateur des antiquités et des objets d’art) et René Guillaume (architecte des monuments historiques) qui décidèrent judicieusement de déplacer le mobilier en des lieux plus sûrs en . Les statues de la chapelle de la Trinité sont évacuées par train vers le Maine-et-Loire avant la destruction de la chapelle; retrouvées 50 ans plus tard et conservées à Vannes avant d'être restaurées, elles ont été disposées dans l'église paroissiale en l'an 2000 ou dans diverses chapelles de Quéven[3].Plusieurs statues se trouvent désormais dans l'église paroissiale Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Quéven.
Piétà en bois polychrome datant du XVIIesiècle, provenant de l'ancienne Chapelle de la Trinité de Quéven.
Vierge à l'Enfant couronnée datant du XVIIesiècle et provenant de l'ancienne Chapelle de la Trinité de Quéven.
Mise au tombeau provenant de l'ancienne chapelle de la Trinité (fragment).
Mise au tombeau provenant de l'ancienne chapelle de la Trinité (fragment).
Statue d'un saint évêque en bois polychrome datant du XVIIesiècle provenant de la Chapelle de la Trinité de Quéven.
La reconstruction
La nouvelle chapelle a été bâtie entre 1960 et 1962. Quelques vestiges des anciens bâtiments sont toujours visibles sur place: le bénitier du XVIesiècle, une croix monumentale de 1657 (le croisillon date de la fin du XIXesiècle), un personnage et une inscription de 1771 (scellés dans les colonnes de façade), une fontaine de dévotion et un lavoir du XIXesiècle (au nord de la chapelle).