Charles Louis Dabon ou d’Abon, né le à Gap (Hautes-Alpes), mort le à Grenoble (Isère), est un militaire français de la Révolution et de l’Empire.
Né dans la famille d'Abon, il entre en service le , comme lieutenant en second à l’école royale du génie de Mézières, il devient aspirant le , et il sort de l’école le , avec le grade de lieutenant en premier.
Le , il reçoit son brevet de capitaine, et il fait les campagnes de 1792 à l’an II, à l’armée des Alpes. Durant cette période, il est désigné par le général Pellapra pour reconnaître plusieurs positions importantes, ouvrir la communication du col de Vers, et présider aux préparations pressantes de plusieurs places des Hautes-Alpes. Il est nommé chef de bataillon le , et il se voie confié la sous-direction du génie de Neuf-Brisach.
Muté à Strasbourg le , il est chargé de diriger les travaux qui doivent faciliter le passage du Rhin à l’armée du général Pichegru. Le suivant, il reçoit du général Ferino l’ordre de se rendre à Boofzheim, pour y prendre le commandement du génie de la 2edivision de l’armée du Rhin. Le , sous les ordres du général Vallier-Lapeyrouse, il est chargé de la démolition des places de Suze, Exilles, Caille, la Brunette puis Demont, et il est promu chef de brigade le .
Un an plus tard, le ministre de la guerre lui confie le commandement du génie de l’armée d’Italie, et il fait avec distinction les campagnes de l’an VII à l’an IX. Il assiste aux batailles des , , 11 et , à celle du , et au blocus de Coni. En l’an X, il est appelé à la direction du génie de la 27edivision militaire à Turin, et il est fait chevalier de la Légion d’honneur le , puis officier de l’ordre le . Directeur des fortifications à Gap, il est admis à la retraite le .
Il devient maire de Gap le , et il refuse de recevoir Napoléon dans sa ville les 5 et . Il est titulaire de la croix de chevalier de Saint-Louis.
Il meurt le , à Grenoble.
Sources
A. Lievyns, Jean Maurice Verdot et Pierre Bégat, Fastes de la Légion-d'honneur, biographie de tous les décorés accompagnée de l'histoire législative et réglementaire de l'ordre, t.3, Bureau de l’administration, , 529p. (lire en ligne), p.91.