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Charles Rosalie de Rohan-Chabot, comte de Jarnac, vicomte de Chabot, chevalier marquis de Soubran, seigneur de Clion, Maroite, Brassac, co-seigneur des châtellenies de Montagrier et du Chapdeuil, est né le à Paris, et est mort en août1813 à Londres.
Il est fils du comte Guy-Auguste de Rohan-Chabot (1683-1760), comte de Maillé-Seizploue, dit le Chevalier de Rohan (célèbre pour son altercation avec Voltaire), et de Marie-Yvonne-Sylvie du Breil de Rays (1712-1740).
Son épouse étant morte en couches à l'âge de 17 ans, le comte de Jarnac se remarie 15 ans plus tard, en 1776, en Irlande avec Elizabeth Smith, alors âgée de 18 ans, puis dans la chapelle du château de Jarnac, le .
Le comte Charles Rosalie sera reçu, en 1753, à 13 ans, dans les mousquetaires noirs de la Garde du Roi, où il restera jusqu’en 1758, année où il est envoyé comme capitaine dans le régiment Royal Étranger Cavalerie, commandé par son frère aîné le comte de Chabot, depuis duc de Rohan.
En 1758, à la mort de Louis Auguste de Rohan-Chabot, il hérite de la terre de Jarnac et en sera le dernier comte.
Il obtient en 1762 un régiment de dragons de son nom, le régiment de Jarnac-Dragons, dont il est colonel.
De 1772 à 1780, le comte fait réaliser de grands travaux d’embellissement du château, sous la houlette de l’architecte François-Nicolas Pineau, petit-fils de Nicolas Pineau, ancien de Jarnac-Dragons et nommé architecte du comte d’Artois. À cette époque, sa terre de Jarnac est considérable; elle est composée «de 15 paroisses et 2 enclaves qui contiennent ensemble 115 villages, 45 vassaux notables et 11 000 habitants. La justice est exercée par un juge, 12 procureurs d’office et un greffier.» (Recueil d’observations de Munier).
En 1781, Charles Rosalie est nommé maréchal des camps et armées du roi, puis commandant en troisième du pays d’Aunis et des provinces de Saintonge et d’Angoumois, inspecteur et commandant de la 15edivision de cavalerie de l’armée, mais ne quitte plus Jarnac. En 1789, il vient d'être nommé inspecteur de la 15edivision de Cavalerie des provinces de Poitou, Angoumois, Aunis et Saintonge et à ce titre dispose des troupes pour le maintien de l'ordre pendant la période de disette des 6 premiers mois de 1789.
Il participe activement à la mise en œuvre des élections pour les états généraux d'Angoumois, assiste au début de l'assemblée de la noblesse d'Angoumois. Mais déçu de ne pas voir ses idées avancées prises en compte dans le cahier de la noblesse d'Angoumois, et conscient que le temps de sa suzeraineté vient de finir, il se retire de l'assemblée avant même l'élection des députés pour les États Généraux.
En , sentant qu’il n’est plus rien dans le domaine de ses ancêtres, il décide de partir. Il quitte la France, avec l’autorisation du roi Louis XVI, et gagne l’Irlande, mais il ne prendra jamais les armes contre la France.
Dès que l’émigration du comte est constatée officiellement, et bien que l’Irlande soit considérée comme pays ami, le domaine de Jarnac et son château sont confisqués comme bien national. Après l'Irlande, le comte vivra en exil à Twickenham, jusqu’à sa mort en .
Notes et références
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Voir aussi
Bibliographie
Émile Biais, Les Pineau, sculpteurs, dessinateurs du cabinet du roi, graveurs, architectes (1682-1886), Paris, 1892.
Émile Biais, Monsieur le Comte de Jarnac et son château (XVIIIeetXIXesiècles), BSAH Charente 1883.
P. Lacroix, Le château de Jarnac, ses barons et ses comtes, Paris, Aux Librairies Historiques, 1875.
Robert Delamain, Jarnac à travers les âges, Paris, Librairie Stock, 1925.
Alain Braastad, Jarnac en 1789, imprimerie J. Ébrard à L'Isle d'Espagnac, 1989.