Charles de l'Assomption

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Nom de naissance
Charles de Bryas
Surnom
Germanus Philalethes Eupistinus
Charles de l'Assomption
Fonctions
Définiteur
Provincial
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Charles de Bryas
Surnom
Germanus Philalethes Eupistinus
Activités
Militaire, écrivainVoir et modifier les données sur Wikidata
Famille
Père
Fratrie
Autres informations
Ordre religieux

Charles de Bryas (1625-1686), connu sous le nom de Charles de l'Assomption ou le pseudonyme de Germanus Philalethes Eupistinus, est un carme déchaux wallon, dont les écrits s'opposent au jansénisme et font l'apologie de la communion eucharistique fréquente.

Exaltation de l'Eucharistie (par Jan Anton van der Baren)
Plan de Douai au XVIIe siècle (Atlas de Wit)
Allégorie baroque (par Rubens)
Jansénius
Baius
Molina

Charles de Bryas est né à Saint-Ghislain en 1625. Il est le fils de Charles de Bryas, gouverneur de Mariembourg à l'époque des Pays-Bas espagnols. Il opte pour la carrière militaire, devenant chef et mestre de camp de douze compagnies d'infanterie wallonne.

Après la mort de son oncle, le marquis de Molinghem, il renonce à la carrière des armes et entre au couvent des carmes déchaussés de Douai, où il prend le nom de Charles de l'Assomption[1]. Une fois ses études de théologie achevées, il adresse au général de l'Ordre son souhait de suivre un stage à Rome pour devenir missionnaire en Perse, mais sa requête est rejetée[1]. La congrégation d'Italie, à laquelle appartenaient les déchaux belges, avait en effet initié une mission à Ispahan en 1607[2]. Demeuré dans sa patrie, Charles enseignera la théologie à Douai, où il sera nommé successivement prieur, définiteur et provincial vers 1679. Il décède dans cette ville, le [1].

Postérité

Ayant reçu une éducation militaire et disposé à affronter les difficultés des missions lointaines, Charles de l'Assomption aura mis au service de la théologie et de la pastorale un tempérament résolument combattif, puisque tous ses ouvrages s'inscrivent dans le contexte de la polémique contre le jansénisme. Sur ce terrain, non content de critiquer les théologiens contemporains, il affronte à plusieurs reprises l'évêque de Tournai, Gilbert de Choyseul, à travers des textes qu'il prend soin de publier également en français. Il entend particulièrement lutter contre le rigorisme au confessionnal. En effet, les délais excessifs portés à accorder l'absolution nuisent à la communion fréquente, une pratique plus conforme à l'idéal mystique carmélitain, comme l'indiquent, à la même époque, les œuvres d'un autre déchaux wallon, Alexandre Roger (Juste de l'Assomption). Opposé à la doctrine de la prédestination, Charles ne s'avère pas pour autant suspect de molinisme. De fait, il s'appuie sur les autorités traditionnelles d'Augustin d'Hippone et Thomas d'Aquin, pour renvoyer dos à dos Jansénius, Baius et Luis de Molina. Mais cette pugnacité comporte des risques : publié sans approbation ni permission, et adressé directement au pape Innocent XI, le Pentalogus diaphoricus a été condamné au feu par le général des carmes, le , et mis à l'Index, le . On ne prend pas impunément comme nom de plume, « le Germain ami de la vérité et de la bonne foi »[3].

Bibliographie

Notes et références

Voir aussi

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