Il fait ses études au lycée Sisowath puis entre à l'Ecole Normale de Phnom-Penh. Bon élève, il continue son cursus en France, à l'Ecole Normale de Montpellier. C'est à cette occasion qu'il fait la connaissance de Khieu Samphan et Uch Ven, également étudiants à Montpellier, et futurs responsables Khmers rouges.
Il lie d'amitié avec ce groupe de marxiste, dont Hou Yuon et Hu Nim font partie, et qui continuera à son retour au pays.
Il adhère au Sangkum le 13 avril 1957.
En mai 1957, il est nommé directeur des Affaires politiques de la Présidence du Conseil. En septembre, il cumule avec le poste de directeur de l’Administration générale de ladite Présidence.
Entre 1958 et 1967, Il est secrétaire du Comité exécutif du Sangkum et Secrétaire général de la Jeunesse socialiste du Sangkum.
En 1958, il devient député de Phnom-Penh.
En 1959, il devient Vice-Président de l'Assemblée nationale. La même année, il est recteur de l'Université Bouddhique.
Entre 1960 et 1962, il est nommé Ministre de l’Information dans le 15° Cabinet du Sangkum (20 avril 1960 – 28 janvier 1961). Un poste qu’il gardera dans le 16° Cabinet du Sangkum (29 janvier 1961 - 17 novembre 1961) et dans le 17° Cabinet du Sangkum (18 novembre 1961 - 6 août 1962).
En 1962, il est réélu député de Phnom-Penh, puis est nommé Ministre de l’Agriculture dans le 19° Cabinet du Sangkum (7 octobre 1962 - 25 décembre 1964).
Il est ensuite Directeur de Cabinet du Chef de l'Etat SIHANOUK de janvier 1965 à octobre 1966.
Il est enfin membre du Haut Conseil du Trône entre novembre 1966 et septembre 1967.
Il est nommé Ministre de l’Education nationale dans le 23° Cabinet du Sangkum (2 mai 1967 - 31 janvier 1968), mais il quittera le poste avant la fin du gouvernement en place, qu’il laissera à Son Sann le 11 septembre 1967.
Durant cette période, dans l’atmosphère « anti-révolution culturelle » qui règne au sommet du pouvoir khmer, il est accusé par Lon Nol d’être un agent de la rébellion khmère rouge, et par le prince Sihanouk d’être un pro-maoïste. Sur ce, en 1968, il se réfugie en France. Il profite de son séjour en métropole pour passer un doctorat de 3° cycle de sociologie à EPHE. Son sujet de thèse est : « Education et développement au Cambodge ».
Il rejoint Norodom Sihanouk à Pékin et le suit dans sa lutte contre le régime républicain. Dans le cadre de la nouvelle structure de coalition crée le 5 mai 1970 entre les Sihanoukistes et les Khmers rouges, le gouvernement royal d’union nationale du Kampuchea, il est nommé ministre des Missions spéciales. Un poste qu’il conservera à plusieurs reprises à l’occasion des différents remaniements du Gouvernement Royal jusqu’en 1975.
En 1975, après la victoire des Khmers rouges, il décide de rentrer au Cambodge en décembre de la même année.
Il est exécuté par le régime khmer rouge en 1977.
Il se marie avec une française, professeur à l'Ecole normale, qu'il a rencontré durant ses études à Montpellier, et dont le père fut membre du Politburo du Parti communiste français.
Il est le cousin de Chau Sen Cocsal.