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Cheikh Lô

musicien sénégalais From Wikipedia, the free encyclopedia

Cheikh Lô est un chanteur et musicien sénégalais, né en 1955 à Bobo Dioulasso au Burkina Faso.

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Cheikh Lô
Cheikh N'digel Lo.
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Biographie

Cheikh N'Digel Lô naît en 1955 à Bobo Dioulasso, alors située en Haute-Volta[1], de parents sénégalais[2],[3]. Il commence très jeune à jouer de la musique et à chanter. Écoutant les disques de son frère, Lô découvre de nombreux styles musicaux, représentés par des artistes congolais, guinéens, ivoiriens ou américains[3]. Il écoute également l'orchestre Volta Jazz, un groupe installé à Bobo Dioulasso jouant aussi bien de la pop cubaine et congolaise que de la musique traditionnelle burkinabé[1]. Parti faire ses études au Sénégal, il travaille ses rythmiques sur ses genoux, dans les longs trains qu'il prend chaque été entre Dakar et Bamako[3].

À vingt ans, Lô commence par jouer de la batterie dans plusieurs groupes de son quartier, avant de rencontrer le bassiste de Volta Jazz. Après une audition où il chante sur un morceau de Laba Sosseh, il intègre même le groupe pour une soirée[1]. Il s'installe ensuite au Sénégal en 1978 et participe à différentes formations de mbalax. En 1985, il joue de la guitare et de la batterie avec de nombreux groupes ivoiriens ou français, ce qui lui donne la possibilité d'enregistrer plusieurs morceaux à Paris en 1987. Lorsque son groupe se sépare, il reste à Paris. Tout en jouant avec d'autres, il développe ses propres sons, décrits comme un mélange de mbalax et de reggae avec des influences sukus. Il est alors remarqué et produit par le producteur sénégalais Ibrahima Sylla avec qui il va faire trois albums. Son premier album, Né La Thiass, réalisé en 1995 en collaboration avec Youssou N'Dour, est un succès qui se prolonge par une tournée européenne[1].

Lô est membre de Baye Fall, une section de la confrérie des Mourides[2],[4]. C'est pourquoi il porte des dreadlocks, un signe distinctif de cette communauté musulmane très influente au Sénégal. Les influences reggae perçues dans sa musique ainsi que ses dreadlocks conduisent parfois à le considérer à tort comme un rastafari.

En 2008, il enregistre la chanson I Still Haven't Found What I'm Looking For du groupe rock U2 disponible sur l'album In The Name Of Love : Africa Celebrates U2, sorti en .

Discographie

Voir aussi

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