Les Chiens Perrins
récifs
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Les Chiens Perrins constituent un récif submergé à marée haute situé au nord-ouest de l'Île d'Yeu, face à la Pointe du But. Ils font partie des « naufrageurs » de l'île, avec ceux de Basse Flore et de Grand Champ[1]. En effet, les courants marins arrivant au nord de Basse Flore créent un remous permanent, ce qui rend l’endroit particulièrement dangereux pour les navigateurs. La liste des navires qui s’y sont brisés et celle des marins qui y ont perdu la vie sont longues et malheureusement inévitables[2]. Les sauvetages en mer y sont assez fréquents.
| Les Chiens Perrins | |
Tourelle-balise des Chiens Perrins. | |
| Géographie | |
|---|---|
| Pays | |
| Localisation | Océan Atlantique |
| Coordonnées | 46° 43′ 37″ N, 2° 24′ 35″ O |
| Administration | |
| Région | Pays-de-la-Loire |
| Département | Vendée |
| Commune | L’Île-d’Yeu |
| Autres informations | |
| Île en France | |
| modifier |
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Les naufrages
Depuis le Moyen Âge, le récif fut la cause d'innombrables naufrages.

- XVIIIe siècle
- Le David, navire du roi, pourtant piloté par un marin de l'île. 30 survivants sur les 137 hommes d'équipage[3] ;
- Le Royal Louis ()[4] ;
- Le Jeune Louis () navire négrier de 3 mâts[5] ;
- le Conseil de Flandres (), navire négrier, sombré sur le Grand Champ[6].
- XIXe siècle.
La liste des naufrages est fort longue. À titre d'exemple, notamment au cours de la deuxième moitié du XIXe siècle[7] :
- L’Active, (), barque à voile, avec la mort de ses 80 hommes d'équipage. À suite de ce drame, il a été décidé de construire le Phare de la Petite Foule[8] ;
- La Ville de Montaigu (), brick à voile[9] ;
- L’Undine (), navire anglais, sombré[10] ;
- l'Elderra le , un trois-mâts espagnol ;
- le Danzig (), cargo-vraquier anglais, échoué et renfloué[11] ;
- le Grand-Vaillant (1867) ;
- l'Actif (), navire à voile transportant des pierres à bâtir[12] ;
- l'Excelsior (), bateau à vapeur anglais[13] ;
- le Huron, britannique, () navire à voile[14];
- Le Bordeaux (), cargo-vraquier hollandais[15] ;
- La Mathilde (), un seul survivant sur les 17 hommes d'équipage[1],[16].

- XXe siècle
- Le Chile, (), cargo-vraquier chilien, échoué[17] ;
- Le Tenadores, cargo mixte transatlantique américain passagers/marchandises () échoué sur Basse Flore en raison de la brume, confondant la corne de brume de la Pointe du But pour un autre navire[18],[19] ;
- Le Floris (), cargo-vraquier, échoué[20] ;
- l’Artha (), chalutier ayant échoué[21] ;
- l’Arta (1935), chalutier, naufrage à l'Anse des Broches[22].
- La Canadienne (), une pinasse de Saint-Gilles-Croix-de-Vie. Le bâtiment, drossé par des vagues déferlantes, vint probablement se briser sur les récifs, provoquant la mort de six marins[23],[24] ;
- Le Furtet (1950), sombré[25] ;
- Le Fureteur (), bateau de pêche de La Rochelle, perdu aux Trupailles en raison de la tempête, aucun survivant[26].
- XXIe siècle
La tourelle-balise

La décision d'édifier une tourelle-balise a été prise à la suite du naufrage de la Mathilde en 1878. L'ouvrage construit au milieu du récif mesure 19 mètres de haut et est de marque cardinale ouest (jaune-noir-jaune).
La balise a fonctionné au gaz propane à partir de 1935. Elle a été, par la suite, électrifiée pour une portée de 7 milles pour le secteur blanc et de 4 milles pour le secteur vert.