Choc d'offre
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Un choc d'offre est, en macroéconomie, un événement soudain qui fait augmenter ou diminuer temporairement l'offre pour les biens et services. Un choc d'offre positif fait augmenter l'offre ; un choc d'offre négatif fait diminuer l'offre. Le choc d'offre est donc une variation imprévue des conditions de production qui affecte les producteurs[1]. Les chocs d'offre négatifs ont un impact contracyclique sur la croissance, les chocs de demande étant procycliques[2].
Analyse graphique
À court terme, un choc d'offre négatif fait reculer vers la gauche la courbe de l'offre, ce qui diminue la production et augmente le niveau des prix[1]. Un choc d'offre positif déplace vers la droite la courbe d'offre, augmentant la production et faisant baisser les prix. Un choc d'offre positif peut être dû, par exemple, à l'irruption d'une nouvelle technologie qui rend la production plus efficace, et qui ainsi augmente la production[3].
Conséquences d'un choc d'offre
Si le choc d'offre positif entraîne une augmentation de l'inflation, il est possible que la banque centrale de la zone monétaire augmente le taux d'intérêt afin de faire baisser l'inflation, et ne l'abaisse ensuite que progressivement. Cela a alors comme conséquences des déficits publics et une stagflation[4].
Un choc d'offre négatif augmente les coûts de production d'une entreprise et diminue leurs profits. Cela les amène à limiter leur production. L’État ne doit pas, en cas de choc d'offre négatif, répondre par une relance de la demande, car cela risquerait de se traduire par de l'inflation sans faire baisser le chômage (stagflation)[5]. Un choc d'offre doit se traduire par une hausse du chômage d'équilibre s'il n'est pas compensé par une baisse du salaire réel[6].