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Chronique d'un couple avec joie et tristesse

film japonais From Wikipedia, the free encyclopedia

Chronique d'un couple avec joie et tristesse (喜びも悲しみも幾歳月, Yorokobi mo kanashimi mo ikutoshitsuki?) est un film japonais en deux parties de Keisuke Kinoshita, sorti en 1957.

Titre original 喜びも悲しみも幾歳月
Yorokobi mo kanashimi mo ikutoshitsuki
Réalisation Keisuke Kinoshita
Scénario Keisuke Kinoshita
Musique Chūji Kinoshita (ja)
Faits en bref Titre original, Réalisation ...
Chronique d'un couple avec joie et tristesse
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Titre original 喜びも悲しみも幾歳月
Yorokobi mo kanashimi mo ikutoshitsuki
Réalisation Keisuke Kinoshita
Scénario Keisuke Kinoshita
Musique Chūji Kinoshita (ja)
Acteurs principaux Hideko Takamine
Keiji Sada
Katsuo Nakamura
Yōko Katsuragi
Takahiro Tamura
Sociétés de production Shōchiku
Pays de production Drapeau du Japon Japon
Genre Drame
Durée 162 min
Sortie 1957

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.

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Synopsis

Cette chronique retrace, sur près de vingt-cinq ans, la vie de Shiro et Kiyoko Arisawa, un couple de gardiens de phare au Japon. Mariés en 1932, ils enchaînent les affectations dans des phares isolés à travers le pays, où ils fondent une famille et affrontent les difficultés de l'isolement, les tensions conjugales et les mutations incessantes. Leur existence est marquée par les épreuves de la guerre, qui emporte plusieurs de leurs collègues, puis par un drame familial avec la perte de leur fils. Malgré ces épreuves, leur amour et leur solidarité leur permettent de continuer à avancer. Le film s'achève sur une note à la fois émouvante et apaisée, lorsque leur fille se marie, symbolisant la transmission et la continuité de la vie.

Fiche technique

Ces informations proviennent du générique du film, de la base IMDb[1], de la fiche Wikipedia japonaise, de la base de données japonaise JMDb[2] et du livre Japanese Film Directors d'Audie Bock[3].

  • Titre français : Chronique d'un couple avec joie et tristesse[4],[5]
  • Titre original : 喜びも悲しみも幾歳月 (Yorokobi mo kanashimi mo ikutoshitsuki)
  • Titres anglais : Times of Joy and Sorrow aka The Lighthouse[3]
  • Réalisation : Keisuke Kinoshita
  • Assistant réalisateur : Yoshikazu Ōtsuki
  • Scénario original : Keisuke Kinoshita
  • Photographie : Hiroshi Kusuda (ja)
  • Direction artistique : Kisaku Itō (ja), Chiyoo Umeda
  • Éclairage : Ryōzō Toyoshima
  • Musique : Chūji Kinoshita (ja)
  • Montage : Yoshi Sugihara
  • Effets spéciaux : Keiji Kawakami (ja)
  • Son : Hisao Ōno
  • Producteur : Takeshi Kokura
  • Société de production : Shōchiku (Ofuna Studio)
  • Pays de production : Drapeau du Japon Japon
  • Langue originale : japonais
  • Format : couleur — format 1,37:1 — 35 mm — son mono
  • Genre : drame
  • Durée : 162 minutes (métrage : 18 bobines - 4 448 m[2])
  • Date de sortie :

Avec le soutien de la Garde côtière japonaise

Distribution

Autour du film

Audie Bock note en 1978 que le film est « une chronique de deux générations d'une famille d'exploitants de phares, couvrant la période de 1935 (sic) à nos jours. Leurs vicissitudes pendant et après la guerre, traitées avec une sentimentalité exubérante »[3].

Tadao Satō écrit : « Faire des films sur la vie des gens ordinaires est une spécialité de la Shōchiku d'Ofuna. Le film le plus représentatif du genre est Chronique d'un couple avec joie et tristesse (1957) de Keisuke Kinoshita. Il a pour sujet la vie de deux générations de gardiens de phare, de 1935 jusqu'à la fin des années cinquante. Remarquablement bien interprété par Keiji Sada et Hideko Takamine qui incarnent le couple idéal, c'est à la fois une belle histoire d'amour conjugal et un album touristique du Japon. Le message du réalisateur, à savoir que le bonheur est à la portée des gens sérieux et honnêtes, est bien reçu du public puisque le film est un succès même si ce message peut sembler, à la réflexion, un peu simpliste »[5]. p 106.

Max Tessier écrit dans son livre Le cinéma japonais : « En 1958, grâce à l'énorme succès de Chronique d'un couple avec joie et tristesse (Yorokobi mo kanashimi mo ikutoshitsuki, 1957), la Shōchiku lui permet de tourner un film « expérimental », d'après un best-seller de Shichirō Fukazawa, La Ballade de Narayama (Narayama bushiko)[4] ». p 56.

Le scénario, écrit par Kinoshita lui-même, s'inspire des mémoires de Kiyo Tanaka — épouse d'Isao Tanaka, alors directeur du phare de Shioyazaki (préfecture de Fukushima) — publiés dans un magazine en 1956. Tourné dans quinze lieux différents à travers le Japon, du cap Nosappu à Hokkaidō au nord jusqu'à Onna-jima dans les îles Gotō au sud, le film met en valeur la diversité des paysages japonais. Il suit notamment Shiro et Kiyoko, d'abord affectés au phare de Kannonzaki, dans la baie de Tokyo, avant d'être mutés au phare d'Ishikari, sur l'île enneigée d'Hokkaidō[6]. À chaque mutation du mari, une carte du Japon s'affiche à l'écran, indiquant d'abord son poste en cours, puis sa nouvelle affectation.

Deux chants ponctuent le film. Une chanson au titre homonyme écrite par Chūji Kinoshita (ja) (paroles et musique), chantée par Akira Wakayama (ja) et éditée[7] en 1957 chez Nippon Columbia, qui a connu un grand succès[8]. L'autre chanson, Ceux qui portent la lumière, chantée par Makiko Seki, écrite par Toeko Sentaku (paroles) et Chūji Kinoshita (ja) (musique).

L'histoire a été portée à l'écran sous forme de série télévisée à trois reprises. En 1986, Kinoshita en a lui-même proposé un remake, Jours de joie et de tristesse dans lequel la chanson homonyme est à nouveau utilisée.

Récompenses

Notes et références

Liens externes

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