Château d'Hostoles

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Château d'Hostoles
Présentation
Type
Style
Patrimonialité
Localisation
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Altitude
599 mVoir et modifier les données sur Wikidata
Aire protégée
Vall d'Hostoles (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Coordonnées
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Le château d'Hostoles est un château fort médiéval en ruines situé sur la frontière de territoire entre les communes de Sant Feliu de Pallerols de Les Planes d'Hostoles, en Catalogne (Espagne). Il est classé dans l'Inventaire du patrimoine architectural de Catalogne et déclaré monument historique en tant que bien culturel d'intérêt national depuis 1949[1].

Le château d'Hostoles est situé sur une colline, le Puig de les Forques, qui marque la limite de territoire entre Sant Feliu de Pallerols et Les Planes d'Hostoles. Depuis cette hauteur, on peut surveiller une part importante de la vallée du Brugent, affluent du Ter. Le château est construit sur un promontoire rocheux, défense naturelle qui rend les fortifications inutiles sur plusieurs côtés du site. On ne pouvait y accéder que depuis le sud, logiquement le côté le plus massivement fortifié. Le site était alors facile à défendre avec un minimum de moyens et d'hommes. L'essentiel des vestiges sont du Moyen Âge tardif[1].

D'un point de vue architectural, le château d'Hostoles comprend trois enceintes, sans doute d'époques différentes. Dans la première, la plus ancienne, se distingue un donjon. Initialement de base circulaire, il est probablement reconstruit après les tremblements de terre du XVe siècle avec une nouvelle base semi-circulaire. Au pied du donjon se trouve une citerne rectangulaire, jadis couverte par un toit imperméable en opus signinum, ainsi que les fondations d'une ancienne demeure à plusieurs pièces et à un ou deux étages, sans doute celle du seigneur du lieu. Du côté nord se situent les vestiges d'un autre édifice, probablement à usage productif car on y a notamment trouvé une meule de moulin, et fermé au nord par un solide mur à usage défensif. L'ensemble des vestiges de la première enceinte datent du XIe au XVe siècle, mais certains niveaux inférieurs des murs pourraient être encore plus anciens[1].

La seconde enceinte communique avec la première par un escalier taillé dans la roche, encore visible. On trouve dans ce secteur, à l'ouest, un espace rectangulaire avec des meurtrières dans les murs. Le système défensif obligeait l'assaillant plus bas à emprunter un chemin étroit en zigzag et à exposer inévitablement son côté droit, non protégé par son bouclier, que l'on pouvait alors viser depuis ces ouvertures. La base de cette seconde enceinte semble avoir été construite entre les XIIe et XIIIe siècles, tandis que les parties supérieures des murs ont vraisemblablement été refaites aux XIVe et XVe siècles. Le matériau utilisé a été pris directement au pied du rocher[1].

Enfin, une dizaine de mètres plus bas se trouvent les restes d'une troisième enceinte, très détériorée et construite entre les XIVe et XVe siècles. Barrant le passage, elle formait une sorte de cour. À proximité subsiste une grande citerne, très bien conservée, et encore dotée de sa voute, en partie ruinée. On peut remarquer l'utilisation intelligente du relief qui, par la pente naturelle de la colline, amenait l'eau directement au sommet de la citerne, d'où elle s'y déversait par une ouverture latérale[1].

Les restes d'une supposée chapelle Saint-Géraud mentionnée sur le site n'ont pas encore été retrouvés[1].

Histoire

Voir aussi

Notes et références

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