Le château d'Orly est un château disparu qui était situé sur la commune d'Orly.
Construit en 1697[1] par Pierre-François Ogier[2], seigneur d'Orly, il n'en reste pratiquement aucun vestige.
Propriétaires
Restitution de la vue sur le parterre du château d'Orly, depuis le balcon du premier étage, vers 1720-1740 (d'après Delagrive).
Plusieurs ouvrages indiquent, par erreur, que ce château fut construit par la famille d'Ormesson[3] (en se basant sur une note manuscruite mentionnant ce nom sur un plan[4], mais au verso, figure une autre annotation indiquant "projet" pour "M. Ogie"[5])
Le parc
Le parc avait été élevé sur plusieurs rampes de gazon; en face, se présentait un parterre terminé par une grande terrasse donnant sur la campagne. Depuis la demi-lune, on découvrait en effet l'avenue qui menait de Choisy au château de Villeneuve-le-Roi. Dans le fond pouvait se découvrir au loin la Seine.
Dulaure indique dans sa publication de 1786 que «ces jardins ont mérité longtemps une distinction particulière, par leurs sites et leur belle distribution; mais le sage propriétaire a cru devoir rendre à la terre sa destination, en sacrifiant l'agrément à l'utilité. Des champs fertiles ont succédé à de stériles beautés, et le luxe à l'abondance.»
Un inventaire après décès du est établi suite à la mort de Catherine Deslandes, demeurant au château d'Orly, qui était au service de Mme la maréchale de Coigny[6].
Vues d'artistes du château d'Orly
Restitution du vestibule du château d'Orly, vers 1720.
Le château d'Orly au début du XVIIIesiècle, vue depuis la demi-lune sur le château.
Vue depuis la demi-lune du château d'Orly, avec l'avenue de Villeneuve, début du XVIIIesiècle.
Vue depuis la demi-lune d'Orly avec Choisy et la Seine dans le fond, vers 1730.
Références
12Matthieu Thermed. Magistrat, diplomate, courtisan: parcours d'un honnête homme au temps des Lumières: Jean-François Ogier d'Hénonville (1703-1775). Histoire. Le Mans Université, 2021. Français. ⟨NNT: 2021LEMA3007⟩. ⟨tel-03634230⟩
1234 Pierre Piétresson de Saint-Aubin, Dictionnaire historique, topographique et militaire de tous les environs de Paris, Paris, C. L. F. Panckoucke, 1816, p. 481.
↑Direction des affaires départementales, États des communes à la fin du XIXe siècle (…), Imprimerie typographique de l'École d'Alembert, 1896, volume 13, p. 22