Château d'Ozonville
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| Château d'Ozonville, à Athis Mons | ||
| Période ou style | Baroque | |
|---|---|---|
| Type | Château | |
| Début construction | XVIIe siècle | |
| Propriétaire initial | Valentin Conrart / Antoine-Gaston de Roquelaure / Veuve de Claude Louis Hector de Villars | |
| Destination initiale | Habitation | |
| Propriétaire actuel | Frères des écoles chrétiennes | |
| Destination actuelle | Maison de retraite | |
| Coordonnées | 48° 42′ 26″ nord, 2° 23′ 13″ est | |
| Pays | ||
| Région historique | Hurepoix | |
| Région | Île-de-France | |
| Département | Essonne | |
| Commune | Athis-Mons | |
| Géolocalisation sur la carte : France
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Le château d'Ozonville est un château conservé situé sur la commune d'Athis-Mons, dans l'Essonne (91), 1 rue Paul Vaillant-Couturier.
Aux XVIIe et XVIIIe siècles
Le fief d’Oyzonville date du Moyen Âge. Le fief d'Ozonville ou des Carneaux constituait un des fiefs les plus importants relevant de la seigneurie d'Athis.

Au XVIIe siècle, une résidence aristocratique est aménagée, agrémentée d’un grand jardin et d’un parc, possédant des terres agricoles sur le plateau et une ferme (à l’emplacement de la place Deudon).
Formé de la réunion de plusieurs propriétés dont l'une appartenait au 17e siècle à Valentin Conrart, premier secrétaire de l'Académie française qui y recevait fréquemment Mademoiselle de Sudéry et la société littéraire de son temps, le domaine fut acquis en 1718 par le maréchal duc de Roquelaure et, à sa mort, en 1738, fut vendu à la veuve du maréchal de Villars[1] (qui réunit à la propriété la maison de campagne de Conrart)[2]. Après la mort de celle-ci, née Jeanne Angélique Roque de Varengeville, survenue à Paris en 1763, le domaine est vendu au duc de Rohan Chabot et son épouse, née Crussol d'Uzès. En 1781, ceux-ci le revendent à Adrienne Emilie de La Baume Le Blanc (1740-1812), veuve de Louis Gaucher, duc de Châtillon (1737-1762), qui le revend en 1790 au marquis de Gourgues, seigneur d'Athis.
En 1736, d'après les plans dressés par l'architecte parisien Jean-Baptiste Leroux pour le maréchal de Roquelaure, le château se composait d'un corps de logis long de neuf travées, sur deux niveaux surmontés d'un comble en ardoise. Côté parc, la travée centrale formait un avant-corps légèrement saillant, marqué par des refends et surmonté d'un fronton semi-circulaire. Ce corps de logis était prolongé à chacune de ses extrémités par une aile plus basse longue de trois travées. Côté cour, l'avant corps central était surmonté d'un fronton triangulaire ; la travée de chacune des extrémités de la façade était en avancée[3],[4].
Au XIXe siècle
En 1813, il appartient au baron de Crussol, qui y meurt en 1818, et à son épouse, Bonne Marie Gabrielle Joséphine Bernard de Boulainvilliers, arrière-petite-fille de Samuel Bernard, morte en 1829. Tous deux sont inhumés à Athis-Mons. La baronne de Crussol donne le domaine à sa petite-nièce, Félicité de Faudoas (1807-1877), épouse de Pons Philippe de Villeneuve, qui le loue à la fin de la Restauration au marquis d'Autichamp. Ce dernier y héberge le prince de Polignac au moment de la Révolution de juillet 1830. En 1834, Madame de Villeneuve vend le domaine à M. Lafosse ; en 1839, il est revendu à M. Laillet, en 1850 à M. Valleran, en 1857 à M. Dautier. M. Cottini le possède en 1864[5].
En 1883, M. Mottet-Bey, ancien colonel au service du Pacha d'Egypte, vendit Ozonville à la société immobilière d'Athis-Mons créée par les anciens élèves des Frères des écoles chrétiennes (fondé par Jean-Baptiste de la Salle) pour se porter acquéreurs du domaine ; les frères, menacés d'expulsion hors de leur maison de Paris par les lois anti-congréganistes, cherchaient à proximité de Paris une propriété pouvant servir à la fois de maison-mère et de centre de retraite pour les frères et leurs élèves[6].
Au XXe siècle
Durant la première guerre mondiale, le château et les bâtiments qui l'entourent servent d'hôpital[7].
Dans les années 1980, une partie du parc est cédée à la ville, l’autre partie est aménagée en cité d’Ozonville, composée de grands immeubles.
Le château d'Ozonville est actuellement une maison de retraite (EHPAD) des frères des écoles chrétiennes[8],[2].
