Château d'Épierre (Savoie)

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Période ou styleMédiéval
TypeMaison forte
Début constructionXIIe siècle
Propriétaire actuelPropriété privée
Château d'Épierre
Image illustrative de l’article Château d'Épierre (Savoie)
Période ou style Médiéval
Type Maison forte
Début construction XIIe siècle
Propriétaire actuel Propriété privée
Coordonnées 45° 27′ 18″ nord, 6° 17′ 55″ est[1]
Pays Drapeau de la France France
Anciennes provinces du duché de Savoie Maurienne
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Savoie
Commune Épierre
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Château d'Épierre
Géolocalisation sur la carte : Savoie (département)
(Voir situation sur carte : Savoie (département))
Château d'Épierre

Le château d'Épierre est une ancienne maison forte du XIIe siècle reconstruite au XIVe siècle et restaurée aux XVIe ou XVIIe siècle. Centre de la seigneurie d'Épierre, élevée au rang de baronnie, ses ruines se dressent sur la commune d'Épierre dans le département de la Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Le château d'Épierre est situé dans le département français de la Savoie, sur la commune d'Épierre, au nord-est, dans la partie haute du bourg. Il surveillait l'étroit passage sur la rivière Arc[2] et le passage vers le col du Grand Cucheron[2].

Histoire

La maison forte aurait été construite au cours du XIIe siècle[3]. À partir du XVe siècle, elle entre dans les biens de la famille de La Chambre[3]. Le , le comte Urbain de La Chambre est investi du fief et de la juridiction par le duc de Savoie, Amédée VIII[4]. En 1454[4] ou 1465[5], Aymon de Seyssel, comte de La Chambre, fils de Marguerite de La chambre, sœur de Gaspard, et de Jean de Seyssel, maréchal de Savoie, est investi du château, Gaspard de La Chambre étant mort sans postérité. Jean de La Chambre, petit-fils du précédent, prend, en 1543[4],[5], le titre de seigneur d'Épierre. Après lui, son fils Jean de La Chambre en est investi, en 1566[5] et encore en 1573[5]. René de La Chambre, fils aîné de Jean, mort aux armées en Piémont en 1552, avait légué par testament, daté de Verceil, le château à son frère Jean. Jean ruiné, en 1573[5], le fief d'Épierre, avec le titre de baron, est acheté, le [4], par François et Jean Brunet de Montmélian, associés dans l'acte d'inféodation à Louis de La Rochette.

Le château est la possession, en 1605[6], de Gabriel de Villanes, comte de Tours et Bois, qui a épousé Jeanne-Louise Brunet, mariée en premières noces à Jean de Livron. De cette deuxième union naissent deux fils, Gaspard et Claude de Villanes ; le château, ainsi que le titre, échoit à leur fils aîné Gaspard de Villanes. En 1630[5], le fief est entre les mains de Pierre de Tignac (†1658), fils de Jeanne Françoise de Villanes, par son mariage avec Antoinette Brunet ; il est à cette date baron d'Épierre. Leur fille, Melchiotte de Tignac, mariée à Gaspard de Verdon, prend, au décès de son père, le titre de baronne du Bois et d'Épierre. Elle et son mari vendent la seigneurie à Emmanuelle de Ville de Chambéry, sénateur de Savoie, qui prend le titre de Baron d'Épierre en 1683[5]. Le château, mais pas le titre, entretemps, le , a été vendu pour la somme de 27 000 florins aux « syndics, conseillers et communiers, manants et habitants d'Épierre »[6]. Le château est à cette époque pratiquement à l'état de ruine. Charles Emmanuel de Ville est le dernier à porter le titre de baron d'Épierre en 1725. En 1730, lors de la création de la mappe sarde, la maison forte est mentionnée comme appartenant à André Falco, un bourgeois d'Aiguebelle[3].

Description

Tour ouest.

Probablement édifiée au XIIe siècle, la maison forte semble avoir été remaniée aux cours des XIVe, XVIe et XVIIe siècles[3]. Toutefois, les historiens ne diposent pas de sources précises sur ces éléments[3].

Une enceinte quadrangulaire, formée de deux corps de logis parallèles reliés par une courtine, comprend une chapelle et un tour-résidence, qui en occupe l'angle occidental, disposés autour d'une étroite cour intérieure. Au sud-est une vaste enceinte rectangulaire, à l'origine fossoyée, clôture une basse-cour[7]. La partie la plus ancienne, fin XIIe début XIIIe siècle, est un bâtiment quadrangulaire qui fait corps avec le mur d'enceinte de la basse-cour. Il est couronné d'un ouvrage crénelé, tout comme le mur d'enceinte de la cour qui, lui, est complété par un chemin de ronde. Il est construit en appareil irrégulier constitué de galets et assemblé par endroits en « opus spicatum », alterné par des bandes de pierres plates. Il aurait abrité la domesticité, ainsi que les écuries et des granges , etc. Dans le mur qui surplombe la cour, on note la présence d'une petite fenêtre carrée en tuf, qui confirmerait son antériorité. À ce bâtiment a été accolé le porche d'entrée.

Le logis seigneurial a été daté de 1335-1350 par dendrochronologie[8]. Il est en appareil plus régulier que noie un mortier épais. Les angles ainsi que les séparations d'étages sont renforcés par un chaînage en tuf. Il est coupé en deux par un corridor à chaque niveau. Au-dessus de la porte d'entrée de ce bâtiment, le corridor du premier étage est éclairé à ses deux extrémités par une fenêtre géminée ogivale trilobée, divisée par une colonnette à chapiteau surmonté d'une rose trilobée, le tout complété par un encadrement en arc brisé. Celle qui donne sur la cour est la mieux conservées des deux. L'intérieur quant à lui fait présumer une reconstruction du XIVe siècle et une restauration des XVIe siècle ou XVIIe siècle[réf. nécessaire].

Événements marquants

Notes et références

Voir aussi

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