Château d'Étrembières
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ou début du XIVe siècle
| Maison forte d'Étrembières | |||
Château d'Etrembières, dessin au crayon gras. | |||
| Nom local | Château d'Étrembières | ||
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| Période ou style | Médiéval | ||
| Type | Maison forte | ||
| Début construction | Fin du XIIIe siècle ou début du XIVe siècle |
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| Propriétaire initial | Famille d'Étrembières | ||
| Destination actuelle | Domaine agricole | ||
| Coordonnées | 46° 10′ 38,2″ nord, 6° 13′ 43,7″ est[1] | ||
| Pays | |||
| Anciennes provinces du duché de Savoie | Faucigny | ||
| Région | Auvergne-Rhône-Alpes | ||
| Département | Haute-Savoie | ||
| Commune | Étrembières | ||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Haute-Savoie
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Le château d'Étrembières est une ancienne maison forte, de la fin du XIIIe siècle ou du début du XIVe siècle, remanié aux XVe et XVIe siècles et restauré au XXe siècle, qui se dresse sur la commune d'Étrembières dans le département de la Haute-Savoie en région Auvergne-Rhône-Alpes.
Le château d'Étrembières est situé dans le département français de la Haute-Savoie sur la commune d'Étrembières, à l'extrémité nord du Petit-Salève, sur un mamelon dominant de 27 mètres le château des Terreaux. Il surveillait le pont et le bac permettant de franchir l'Arve au niveau de Gaillard.
Historique
Le château est le berceau de la famille d'Étrembières ; les chevaliers d'Étrembières sont cités depuis 1201[2] comme vassaux des comtes de Genève.
Il aurait été construit à la fin du XIIIe siècle. Aymon de Quart, prince-évêque de Genève signe en 1309[3] au château un accord avec les bourgeois de Genève[4]. Vers 1320[3], il est la possession de la famille de Compey. À la suite de l'assassinat de Bernard de Menthon par Philibert II de Compey survenu en 1479[3] et sa condamnation à mort, le duc de Savoie, confisque tous les biens de la famille de Compey dont le château d'Étrembières.
En 1539 il est aux mains de Marin de Montchenu. Il est rendu en 1526[3] à la famille de Compey, mais son possesseur, un autre Philibert de Compey, assassine à Genève un chanoine fribourgeois ; le château est de nouveau confisqué. Le duc Emmanuel-Philibert le donne en fief le [3] à François-Prosper de Genève-Lullin[Note 1].
En 1589 le château est brûlé et son gouverneur tué lors de la guerre qui oppose le duc de Savoie Charles-Emmanuel d'une part à Genève et au roi de France d'autre part. Place importante, il est remis en état de défense.
Clémence de Genève-Lullin, qui l'a reçu en dot de son père Prosper de Genève en 1589 lors de son mariage avec Bernard IV de Menthon, sans enfants, le lègue à l'hôpital d'Annecy le [3], à charge de ce dernier de verser une rente au chapitre de Notre-Dame-de-Liesse.
En 1857[3], Jean-Daniel Colladon procéda dans le château aux essais d'une machine perforatrice à air comprimé qui, après avoir attaqué le Salève, fut utilisée pour le percement du tunnel du Mont-Cenis.
Aujourd'hui, il est le centre d'une exploitation agricole.