Château de Château-l'Évêque
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| Château de Château-l'Évêque | |
Le château de Château-l'Évêque - vue prise depuis le nord. | |
| Nom local | Château Saint-Vincent |
|---|---|
| Période ou style | Gothique et Renaissance |
| Type | Forteresse et résidence |
| Début construction | XIVe siècle |
| Fin construction | XVIIIe siècle |
| Propriétaire initial | Évêques de Périgueux |
| Destination initiale | Forteresse et residence d'été |
| Propriétaire actuel | Gérard de Colombières |
| Destination actuelle | Habitation privée |
| Protection | |
| Coordonnées | 45° 14′ 46″ nord, 0° 41′ 04″ est |
| Pays | |
| Région historique | Périgord |
| Région administrative | Nouvelle-Aquitaine |
| Département | Dordogne |
| Commune | Château-l'Évêque |
| Site web | http://www.chateau-de-chateauleveque.com/fr/ |
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Le château de Château-l'Évêque, également connu sous le nom de château Saint-Vincent, est un château français implanté sur la commune de Château-l'Évêque dans le département de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine.
Il fait l'objet d'une protection au titre des monuments historiques.
Le château de Château-l'Évêque se situe dans le département de la Dordogne, en Périgord central, dans le nord du bourg de Château-l'Évêque, à proximité de la route départementale 939. Il surplombe le ruisseau de Mesplier, un petit affluent de la Beauronne. C'est une propriété privée ouverte à la visite[1].
Le château est situé en bordure sud-est de ses jardins et à l'ouest de l'église paroissiale Saint-Julien, qui était son ancienne chapelle castrale[2].
Historique
Mentionné dès 1329 sous les formes Castrum Episcopi, ou Episcopale[3], la construction du château actuel commence au XIVe siècle sous l'impulsion de l'évêque Adhémar de Neuville[4]. Elle se poursuit aux XVe et XVIe siècles et certains aménagements sont effectués jusqu'au XVIIIe siècle[2]. C'est à la fois une forteresse chargée de surveiller la route qui mène de Périgueux à Brantôme et Angoulême[5],[6], ainsi que, jusqu'à la Révolution, la résidence d'été des évêques de Périgueux[2].
En 1384, l'évêque Pierre Tison y décède et est inhumé dans la chapelle castrale[7],[8]. Vers 1515, l'évêque Guy de Castelnau fait construire un nouveau logis et des baies à meneaux sont ouvertes en 1520[2].
Dans la seconde moitié du XVIe siècle, les Huguenots attaquent le château à plusieurs reprises[2]. Le , Pierre Fournier, évêque de Périgueux depuis 1561, y est assassiné par ses propres domestiques[9].
Le , Vincent de Paul y est ordonné prêtre par l'évêque François de Bourdeilles[10], soit dans la chapelle castrale, soit dans un oratoire situé dans une tourelle du château[2]. À la Révolution, le domaine est vendu comme bien national et des éléments défensifs sont supprimés[6].
En 1923, Jenny Sacerdote retourne dans le Périgord pour y acheter le château de Château l’Evêque. Elle entreprend de le remettre en état, aménage le jardin et y cultive elle-même les roses. On dira d’elle, qu’elle a la plus belle roseraie de France[11]. Son château est également la scène de nombreuses réceptions et défilés.
Le château est inscrit au titre des monuments historiques le [8]. Dans la seconde moitié du XXe siècle, pendant quelques années, le château a été transformé en hôtel-restaurant nommé le château Saint-Vincent[6], en référence à saint Vincent de Paul[12]. En 1988, il est le siège social de la « Compagnie Périgourdine », un marchand de biens mis en liquidation judiciaire en [13].
Architecture
Le château est établi sur un promontoire rocheux qui barre les vallons de la Beauronne[6] qui coule en provenance du nord-est, et de son affluent, le ruisseau de Mesplier, venant du nord. Ce dernier permettait d'alimenter les douves[14].
Différents éléments défensifs ont disparu : à l'ouest un fossé taillé dans le roc qui isolait le château[5] et un donjon[6] ; au sud des murs ont été détruits et au nord, la superficie des douves pouvait être augmentée par inondation en provenance du ruisseau[14].
Le château actuel se compose de plusieurs logis parallèles, asymétriques[6], orientés est-ouest, et collés les uns aux autres, flanqués à l'ouest d'un pavillon, et de plusieurs tours dont deux au sud abritent des escaliers à vis. Les portes d'accès à ces escaliers sont sculptées[6] et « ornées de statuettes, de niches, de pinacles »[8] dont certains sont martelés[2]. Plusieurs parties du château sont couronnées de mâchicoulis et de créneaux[8] et côté sud, la plupart des fenêtres présentent des meneaux[6]. L'ensemble est recouvert de toitures pentues[8] en tuiles.
Parmi les décors originaux subsistent les armoiries de l'évêque Guy de Castelnau sur le logis qu'il a fait construire[6], ainsi que le plafond peint aux armes de Monseigneur Guillaume Le Boux dans un oratoire logé dans une tourelle[2] à encorbellement[6].
Parc et jardins
D'anciens communs ou éléments défensifs supprimés ont été remplacés par des jardins[6]. En 1873, le vicomte de Gourgues indique que le parc s'étend sur 43 hectares[3]. En 2017, le domaine, réduit à 17 hectares, comprend notamment une allée cavalière longue de 300 mètres, un parc à l'anglaise et un jardin à la française[15].