Château des Clarinettes
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Castet de las Clarinettos
| Type |
Hôtel particulier |
|---|---|
| Destination initiale |
Habitation |
| Destination actuelle |
Habitation |
| Construction |
1895 |
| Propriétaire |
Propriété privée |
| Patrimonialité |
Inscription, |
| Pays | |
|---|---|
| Département | |
| Commune |
Le château des Clarinettes, en gascon Castet de las Clarinettos (en occitan classique Casteth de las Clarinetas), est une demeure bourgeoise de la fin du XIXe siècle, à Lectoure (Gers).
La maison se trouve en partie haute de la rue Fontélie, rue qui descend vers le sud en direction de la fontaine Diane, en longeant les bâtiments de l’hôtel de ville de Lectoure et ses jardins en terrasse. Elle se trouve immédiatement en contrebas de l’hôtel de ville, ancienne sous-préfecture.
Histoire

L’histoire de cette maison, qui n’a de château que le nom, se ramène essentiellement à l’anecdote, sinon la légende, fondatrice. Le propriétaire d’une petite maison, située à cet endroit, s’appelait Polycarpe Sourbès. Il jouait de la clarinette à l’Harmonie municipale de Lectoure, société qui existe toujours. Il passait le plus clair de son temps à faire ses gammes et à jouer de son instrument, ce qui ne manqua pas d’irriter le sous-préfet, dont le bureau se trouvait précisément en face. Le sous-préfet intima l’ordre à Polycarpe d’arrêter sa musique, sous peine des plus sévères poursuites. Polycarpe dut obtempérer, mais il trouva sa vengeance en faisant reconstruire sa petite maison. Le bâtiment fut surélevé d’un étage, ce qui priva le sous-préfet de la vue qu’il avait sur la plaine du Gers et jusqu’aux Pyrénées. La maison reçut en plus un abondant décor à base de clarinettes stylisées, et reçut le nom de Castet de las Clarinettos (« château des Clarinettes »), écrit en lettres formées de clarinettes, dans un médaillon circulaire sur la façade.
À part cet épisode majeur, Polycarpe Sourbès ne semble pas avoir laissé d’autre souvenir marquant. La date permet en revanche d’identifier le sous-préfet, qui était alors Jean-Baptiste Charles Dupré, sous-préfet de 1889 à 1897.
On ne connaît pas exactement la nature de la maison d’origine. Un bâtiment et le jardin attenant appartenaient en 1826 à un chirurgien. En 1890 on construit une buanderie sur la parcelle, et on la démolit trois ans après, donc peu avant la construction de la maison en 1895.